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La journée du livre haïtien

Depuis 2008, se tient la Journée du livre haïtien. Qu’est-ce que cela représente ? Une très belle visibilité pour les auteur·e·s porteur·euse·s de cette culture. On connaît déjà Dany Laferrière, mais il ne représente pas la culture haïtienne à lui seul. Donc, pour la 11e édition, qui a eu lieu samedi, le Centre N A Rive a laissé place aux femmes haïtiennes. Parce qu’« il y a beaucoup de questionnements autour de la place des femmes ces derniers temps. Ça ne passe pas uniquement par la littérature, mais aussi par le théâtre, le cinéma. Il y a tout un mouvement autour de la chose. » L’événement toujours lieu dans la 3e semaine du mois d’août. Tout le monde était invité à participer à l’événement, favorisant ainsi la mixité sociale et l’interculturalité entre deux communautés.

Pourquoi cette journée du livre haïtien dédié aux femmes ?

Une journée par année est réservée aux livres haïtiens. Le but est de faire découvrir la culture haïtienne sous plusieurs angles, principalement les livres. Mais tout y passe : musique, cuisine, discussions et rencontres. Bref, tout ce qui touche l’identité haïtienne et sa diversité. Cette année, la place des femmes est au centre de la journée. En effet, dans la culture haïtienne, c’est l’image de l’homme qui ressort davantage lorsque l’on parle de littérature. On parle d’indifférence et d’hostilité envers les auteures. Plusieurs écrivaines se sentent même blessées. Du moins, c’est ce qui est sorti du projet de Martine Fidèle, Écorchée vivantes, publié en 2017 chez Mémoire d’encrier. Les neuf participantes n’avaient pas de thème imposé et ont écrit des nouvelles qui ouvrent la parole sur la difficulté d’être femme en Haïti. On y parle beaucoup du caractère féminin. L’écriture étant une forme de résistance pour bon nombre de femmes.

Capture d’écran du livre Écorchées vivantes, collectif sous la direction de Martine Fidèle (c) Myrianne Lemay

Les choix de livres haïtiens

Le comité organisateur de cette journée travaille avec plusieurs maisons d’édition. Le principal critère de sélection est le fait d’être un·e auteur·e d’origine des Caribéennes. Mais le fait d’être sensible à cette culture et sa diversité est un point à considérer. Les écrivain·e·s ayant publié un premier livre dans l’année précédant l’édition en cour, soit entre septembre et août. Mais les publications des trois années précédentes sont aussi incluses dans le choix de sélection. Les choix les plus appréciés ? Les romans, les nouvelles, la poésie, les essais et les livres pour enfants. Donc, une grande variété de livres d’une nouvelle génération d’auteur·e·s est présentée à un public intéressé par cette diversité littéraire. Il s’agit pour les participant·e·s d’un beau moment de rencontres, favorisant l’interculturalité entre haïtien·ne·s et les gens issus d’ailleurs dans le monde.

L’histoire d’Haïti et des Haïtien·ne·s

On le sait, Haïti s’est construit en raison de l’esclavagiste. Les Espagnols déportaient des noirs d’Afrique et ce n’est qu’en 1804, après une révolution, que l’indépendance de la Perle des Antilles fut acquise. Il s’agit du premier pays indépendant dirigé uniquement par des noirs. Mais cela n’empêche pas les difficultés de s’enchaîner dans le pays. Les catastrophes naturelles, la politique instable, le manque de ressources font que le pays a souvent besoin d’aide humanitaire. Grâce à cela, une relation s’est établie entre le Québec et Haïti. Beaucoup d’immigrant·e·s sont venu·e·s à la suite du règne Duvalier ou à la suite de catastrophes naturelles, comme le tremblement de terre de 2010. Malgré la diversité de richesses qu’à ce pays, l’homme a toujours eu une place primordiale. Donc, tout au long de son histoire, la violence faite aux femmes est présente. Et ce, dans une grande majorité des sphères du pays.

La littérature et les Haïtien·ne·s

Lorsque l’on fait des recherches sur le sujet, on trouve majoritairement des noms d’hommes. Il s’agit peut-être d’un effet de l’esclavagiste. Mais actuellement, ce qui frappe le plus est la présence des travailleurs humanitaires. Les ONG arrivent dans ce pays avec une manière d’agir qui n’est pas toujours adapter à la situation, notamment, la violence faite aux femmes. La littérature haïtienne en parle abondamment. En même temps, elle permet de défaire l’idée du misérabiliste que le Québec à d’Haïti. Les mouvements féministes sont très présents dans ce pays, et ce, depuis longtemps. Cela se reflète aussi dans la littérature. Ce qui est important, c’est que les francophones du monde entier aient accès à cette littérature haïtienne. Celle des femmes en particulier.

Bad Féministe, exemple d’haïtienne

Outre le livre mentionné plus tôt, un bel exemple d’Haïtienne féministe et auteure est Roxane Gay. Elle est née et a grandi aux États-Unis, mais a toujours vécu une réalité particulière du fait qu’elle soit noire. Dans son livre Bad féministe, elle nous raconte sa réalité, mais conteste les structures en place avec l’optique du féministe intersectionnel. Le livre est intéressant et nous permet de réfléchir sur ce que les autres peuvent vivre. Le point accrocheur de ce bouquin est le fait que l’auteure sait de quoi elle parle, car c’est son quotidien. Elle parle de sa réalité de noire, de sa position privilégiée dans un pays qui ne lui n’est pas nécessairement favorable. En fait, ce livre aborde aussi l’aspect identitaire de la culture. Tout y passe, les stéréotypes, les clichés, les bons et mauvais coups…

Capture d’écran du livre Bad Féministe de Roxane Gay (c) Myrianne Lemay

 

Bref, la place des femmes dans la littérature haïtienne est importante. Elle permet de remettre les pendules à l’heure sur une situation que l’on ne connaît pas forcément au Québec.

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L’aide humanitaire, un mal nécessaire, vraiment ?

L’aide humanitaire, c’est ce qui sera célébré dimanche prochain dans le cadre de la journée mondiale de l’aide humanitaire. Je vous avais déjà parlé d’un livre sur le sujet, il y a un moment déjà. Il s’agissait de Nouvelles d’humanitaires de François Audet. Mais qu’est-ce que l’aide humanitaire ? Petit survole sur le sujet.

Définition de l’aide humanitaire

C’est le fait d’aider les gens en situation de conflits ou de catastrophes. Il n’y a pas de consensus dans sa définition. Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos dans un article intitulé Quelques éléments de définition et beaucoup de controverses (Questions internationales, n° 56, « L’humanitaire », La Documentation française, juillet-août 2012) admet que l’aide humanitaire vise plusieurs aspects. Oui, à sauver des vies, mais aussi à faire en sorte que les souffrances soient plus faciles à vivre. L’assistance aux personnes en détresse a aussi son importance. L’aide est apportée vraiment partout où la situation l’exige. Ce qui ne fait pas consensus, c’est l’aspect altruisme qui est associé à l’aide humanitaire. En fait, il sert « aussi à défendre des intérêts de politique étrangère, à pénétrer des marchés, à promouvoir les droits de l’homme et à faire étalage de sa solidarité, souvent en raison de liens historiques avec le pays destinataire de cette aide. »

Campagne de l’ONU : #PasUneCible

Le 19 août est la journée pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires. Pourquoi ? Car en 2003 il y avait eu une attaque contre le siège des Nations Unies à Bagdad. 22 personnes y trouvèrent la mort. L’adoption de cette journée a été proclamée en 2008. Ce n’est pas le seul cas. Donc, ce n’est pas que les civils qui sont donc victimes des différents conflits. Par exemple, en 2016, au Burkina Faso, une famille de Québec est décédée en raison d’un attentat. Ces personnes y étaient pour construire une école ! Ainsi, les victimes sont nombreuses : femmes, enfants, travailleurs humanitaires, journalistes, etc. D’où la campagne de l’ONU qui dit que les travailleurs humanitaires et toute autre personne ne sont pas une cible d’attaque.

(c) ONU

Les principes de l’aide humanitaire

Au nombre de quatre, ces principes fondateurs sont à la base de ce qu’est l’aide humanitaire. Il s’agit de l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance. L’humanité parce que l’être humain doit rester au centre de l’invention. L’impartialité demande de tenir compte de la souffrance des autres. La neutralité signifie, évidemment, de ne pas prendre part aux conflits et controverses pour préserver la confiance de tous. Ce principe nécessite le plus d’attention, car il y a l’idée que les ONG qui interviennent auprès des clientèles à risque leur imposent une pensée unique. Faire de l’aide humanitaire, n’est pas de faire du prosélytisme, mais d’aider les gens à s’en sortir. L’indépendance touche le fait que les organismes puissent faire leur propre choix. Ces quatre principes guident les interventions et protègent les parties prenantes.

Les types d’aide humanitaire

L’aide humanitaire prend différentes formes. Il y a les dons directs, comme de donner de la nourriture, des médicaments ou des vêtements. Mais il y a aussi les dons indirects, comme le fait de donner de l’argent à des organismes. Mais si l’on souhaite s’impliquer directement, il y a plusieurs manières de le faire. On parle, par exemple, de voyages ou d’emplois humanitaires. Cela se décline de différentes façons, dont les chantiers de bénévoles ou les pharmacies humanitaires à l’internationale. Aussi, l’utilisation d’arts ou de sports peut aider à l’intégration sociale des gens nécessitant de l’aide. Il y a toujours moyen de trouver quelque chose qui nous ressemble et dans lequel il est possible de s’impliquer.

Nouvelles d’humanitaires

Le livre susmentionné regroupe onze chroniques rédigées par autant d’humanitaires. Les histoires, toutes vécues, sont touchantes. Aussi, cela nous permet de voyager, mais de comprendre la réalité de ces travailleurs. Ces gens travaillent dans des situations difficiles, loin de leur famille et avec un mélange d’émotions. Ils y vont pour aider les gens, mais vivent entre les craintes, les joies, les peurs et l’espoir. Travaillant avec une très grande diversité d’humains, les relations tissées ont un impact sur leur identité. Ses rencontres où l’interculturalité va de soi, l’identité des travailleurs peut être remise en cause. Car des questions surviennent et la quête de réponses commence. Ils y travaillent parfois au risque de manquer des événements familiaux, au détriment de leur santé.  Aussi, tous les droits d’auteurs vont à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires qui stimule la recherche dans ce champ de domaine.

 

Capture d’écran (c) Myrianne Lemay

Bref, même s’il y a une controverse en lien avec le travail humanitaire, il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Certains font vraiment une différence dans la vie des gens. Par contre, on peut comprendre

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5 endroits où la jeunesse doit se sentir en sécurité.

La jeunesse, c’est le moment entre l’enfance et l’âge mûr, le fait d’être ou d’avoir l’air jeune ou qui correspond à une période de développement où la personne évolue pour atteindre une nouvelle caractéristique. Mais cette définition est différente d’une culture à l’autre. Même d’une période à l’autre. Même l’UNESCO l’utilise différemment selon le contexte. Mais ces derniers situent la jeunesse entre 15 et 24 ans. Mais pour d’autres, cette tranche d’âge va jusqu’à 30 ans. Donc très variable selon le contexte régional. Si on remonte dans le temps, on peut se souvenir que les gens se mariaient plus ou moins dans cette tranche d’âge, soit avant même leur majorité. Même au Québec ! Le 12 août de chaque année, c’est la journée internationale de la jeunesse. Le thème de la dernière édition était les espaces sécurisés pour les jeunes. Mais qu’est-ce qui doit être sécurisé exactement ?

La scolarisation

Selon l’ONU, en 2018, 24 millions de jeunes n’ont pas accès à l’éducation. Les motifs sont différents d’une société à l’autre, mais ils sont à la base d’inégalités dans les strates de la société. Évidemment, ce sont les jeunes filles qui sont les plus touchées. On pense à Malala Yousafzaï qui s’est battue contre la privation scolaire des jeunes filles au Pakistan. En 2012, elle a été victime d’un attentat des talibans pour cette raison ! Mais le Pakistan n’est pas le seul pays où les filles sont privées d’aller à l’école. Dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique, la situation est similaire. Ce qui fait que les filles vont moins à l’école ? Pour des raisons culturelles, l’école est trop loin, des violences sur le chemin de l’école, les règles (ce n’est pas toutes les écoles qui ont des toilettes), des mariages ou des grossesses en jeunes âges, et bien plus!

Les zones de conflits

Selon l’ONU, plus de 400 millions de jeunes vivent en contexte de conflits ou de violences qui leur sont néfastes. Plusieurs conflits sont en cours actuellement. On pense à ce qui se passe entre la Palestine et Israël. D’ailleurs, la jeunesse est très active dans ce conflit. Ahed Timimi en est la preuve. Âgée de 17 ans, elle manifeste son mécontentement contre le colonialisme israélien. En décembre 2017, elle gifle un soldat et se fait arrêter pour ce geste. Elle a passé quelques mois en prison. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La raison pour laquelle il faut sécuriser ces zones, c’est que les enfants sont souvent les premières victimes des conflits armés. Ils peuvent se trouver orphelins ou être séparés de leurs parents. Sans oublier que cela a un impact sur l’éducation, les soins de santé, les relations avec les autres. Sans compter les traumatismes que cela occasionne.

La politique

S’impliquer en politique est un moyen très efficace pour changer les choses. Par contre, on le sait, c’est surtout un milieu d’hommes d’un certain âge. Au Québec, les jeunes sont de plus en plus engagés. Et je crois qu’ailleurs dans le monde, c’est le cas aussi. On le sait, lorsqu’une révolution se passe, ce sont souvent les jeunes qui les initient. On pense à la révolution arabe ou au printemps érable. Cette manière est assez efficace, car souvent, il y a un événement déclencheur qui choc une génération complète et cela fait boule de neige. La réalité des jeunes est différente de celle des adultes. Les décisions sont prises par des gens qui ne sont pas forcément connectés à ce qui se passe dans le quotidien de la jeunesse. D’où l’importance de s’impliquer localement. Cela donne l’occasion de discuter d’enjeux qui concernent les gens ciblés par la problématique.

Marché du travail

On le sait, le marché du travail est en pleine mutation. Il est de plus en plus difficile pour les jeunes de se trouver un travail qui leur correspond dès la sortie de l’école. Réalité qui différent de l’époque de nos parents. Quoique cela est relatif. Car souvent, les demandes d’emploi exigent des critères que l’on n’a pas toujours à la sortie du programme. Oui, certains domaines ont des stages, par contre, selon les cas, ce n’est que quelques semaines. Donc, on est loin des 5 ans d’expérience exigés. Il faut donc que la jeunesse d’aujourd’hui soit innovante pour réussir à se trouver un emploi qui lui ressemble. Il faut sécuriser ce secteur d’activité, car, la meilleure façon de tuer quelqu’un de l’empêcher de s’épanouir. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle.  À retenir : le manque de travail décent a un impact sur la vie des gens.

Privation des droits

Actuellement, plusieurs personnes sont privées de leurs droits. Pour la jeunesse, cela représente beaucoup. Par exemple, ce que Trump a fait dernièrement en séparant les enfants de leurs parents lors du processus d’immigration est néfaste. Et sur plusieurs points en plus ! Ce qui est triste, c’est qu’on n’est pas au courant de toutes les situations similaires à cette situation. Pour de nombreux réfugiés, c’est pourtant la réalité. Mais au quotidien, plusieurs histoires ne parviennent pas à nos oreilles. Des cas où un enfant se fait intimider en raison d’une caractéristique qui le démarque des autres. D’autres où les enfants sont pris dans un conflit parental sans avoir un mot à dire. Ou simplement d’être né dans le mauvais sexe, donc doit subir le poids des traditions. Il est donc important de permettre l’accès à des endroits sécurisés afin de protéger la jeunesse actuelle des injustices qui peuvent lui nuire plus qu’autre chose.

En conclusion

Bref, la jeunesse est ce qui permet de changer les choses. Pour cela, il faut qu’elle soit capable d’avoir accès à des espaces qui lui donnent accès à la création et à l’innovation. Comme les cas de Malala et d’Ahed, les deux ont grandi dans des milieux qui favorisait la prise de parole et de prendre part à l’action. C’est ce que la jeunesse a besoin, mais qu’elle n’a pas forcément accès.

Vous connaissez des initiatives qui favorisent un accès sécuritaire aux jeunes d’aujourd’hui ? Si oui, partagez-les pour qu’on les connaisse.

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Les réalités des peuples autochtones dans le monde

Je vous ai déjà parlé de la journée nationale des autochtones qui avait lieu le 21 juin dernier au Canada. Vous pouvez relire le texte ici. Par contre, aujourd’hui, 9 août, c’est la journée internationale des peuples autochtones. Car, en effet, des autochtones, il y en a partout. Voici un aperçu de qui ils sont.

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La représentation mondiale des autochtones

Les autochtones représentent 5% de la population mondiale. Hé oui !  En gros, c’est plus ou moins de 370 millions de personnes à travers le monde. Au moment d’écrire ces lignes, on peut compter plus de 7 640 000 d’individus. La présence autochtone se fait sentir dans 90 pays. Malgré le fait qu’ils ne soient pas si nombreux par rapport à la population mondiale, ils représentent 15 % des marginaux que compte la planète. Ce qui est beaucoup par rapport au nombre lié à leur population. Selon Wikipédia, la grande majorité des autochtones sont en Asie, si on exclut la Russie. On y dénombre entre 150 et 200 millions d’indigènes. On en ajoute environ 1 million si on inclut la Russie. L’Amérique latine, incluant le Mexique, arrive en deuxième position avec environ 45 millions d’autochtones. Par la suite, on trouve l’Océanie, l’Amérique du Nord, l’Afrique, l’Europe et l’Arctique.

La diversité culturelle des autochtones

Étant donné que les autochtones sont présents à peu près partout sur le globe, il y a une très grande variété culturelle. On parle de langues (environ 7000 selon l’ONU et 4000 selon Wikipédia), de cultures (5000), de traditions. Malgré les différences, il existe aussi des points communs. Comme le respect des ancêtres, des traditions et de l’environnement. Il est aussi question des valeurs culturelles et socio-économiques et du mode de vie ancestral. La principale lutte des autochtones est celle qui concerne leurs droits fondamentaux. Aussi, cette culture autochtone s’apprend grâce à l’éducation intergénérationnelle. Comme dans beaucoup de cultures traditionnelles, ce type d’éducation favorise la transmission de savoirs ancestraux importants comme la langue, mais aussi la vie en communauté en apprenant le respect des ainé·e·s.

Quelle est la lutte des autochtones ?

Comme je viens de le dire, 15% de la population marginalisée est autochtone. Ces derniers se battent pour la reconnaissance des droits des fondamentaux. Ils luttent aussi contre les discriminations et injustices qui les accablent. Cela inclut, selon l’ONU, leur identité, leur mode de vie, tout ce qui concerne le territoire et les ressources naturelles. Cette marginalisation créée aussi des mouvements migratoires pour ces peuples. Ce qui signifie, encore une fois, les droits des autochtones est bafoué, car ils perdent leurs terres ancestrales. La migration se fait des régions rurales vers les régions urbaines. Par exemple, selon l’ONU, en Amérique latine, entre 40% et 80% de tous les peuples autochtones vivent dans des zones urbaines. C’est variable selon les pays. Bien que dans certains cas, l’aspect socio-économique a des répercussions positives, il reste que le lien avec les traditions immémoriales est de plus en plus perdu.

Que fait la communauté internationale pour ça ?

Pour l’instant peu de choses. Par contre, il y a une reconnaissance dans le fait que les peuples autochtones doivent être protégés par des mesures particulières. C’est déjà beaucoup. Aussi, 20019 sera l’année internationale des langues autochtones. Il s’agit d’une belle reconnaisse pour ces peuples, car la langue, qu’importe laquelle, a un impact dans le quotidien des gens. C’est une partie de l’identité qui se trouve à être reconnue, donc protégée. C’est aussi une porte ouverte aussi à la reconnaisse de la diversité et au dialogue interculturel. Une des raisons pour laquelle l’an prochain les langues autochtones ont été mise à l’honneur, c’est que beaucoup d’entre elles disparaissent graduellement. Leurs disparitions ont des conséquences dans beaucoup de domaines, comme l’environnement, l’éducation, l’inclusion, la technologie, etc. D’où l’importance de créer des activités qui permettent la rencontre avec les peuples autochtones.

En bref…

En gros, malgré les multiples différences, il y a beaucoup de similitudes au sein des différentes communautés autochtones. Elles subissent de nombreux préjudices en lien avec leurs droits fondamentaux. Évidemment, cela affecte leur culture et leur identité. On constate que la problématique semble être assez rependue dans le monde. Ce qui fait réfléchir à comment on pourrait corriger les erreurs du passé. Car, qu’importe l’endroit dans le monde, les autochtones se retrouvent à être sous la domination des peuples majoritaires de leurs pays. Dans certaines régions, ils ne sont même pas considérés comme un peuple distinct. Ce qui explique les revendications des autochtones et la sensibilisation qu’il est possible de faire pour les aider.

 

Publié dans Identité, Journée internationale

La capoeira activité multi dimensionnelle à la jonction de cultures

La capoeira est un ensemble d’activité : un jeu, une lutte, une danse, un sport… en gros un art. Et les arts martiaux ont toujours eu une certaine popularité. Tout comme les sports de combat en général. Je crois que chaque partie du monde à son art du combat. En premier, on pense à l’Asie qui en a une panoplie. Mais aujourd’hui, le 3 août, c’est la journée dédiée aux capoeiristes en raison de la loi 4649 créée par le gouvernement de l’État de Sao Paulo. Désormais présente dans plusieurs endroits du monde, la capoeira a son importance dans la culture lusophone.

 

L’origine de la capoeira ?

La capoeira que l’on connaît maintenant est originaire du Brésil. De la région de Salvador de Bahia, au nord-est du pays, dans la péninsule Atlantique. Il s’agit d’une combinaison de danse et de lutte, mais est considéré comme un art martial. Comme dans beaucoup de pays dans le monde, le Brésil a un passé d’esclavagiste. La capoeira vient de ce passé, en dépit de ses débuts incertains. Les esclaves afro-brésiliens s’inspirèrent probablement de ce qu’ils connaissaient déjà de leurs techniques de combat en Afrique pour les adapter à une nouvelle situation. L’origine exacte est un peu floue, en raison du fait que les esclaves afro-brésiliens venaient de plusieurs régions africaines. La capoeira était pratiquée principalement dans les quilombos, des refuges secrets d’esclaves. Ces endroits permettaient d’être à l’écart des tortionnaires. La capoeira est un langage corporel. Il permettait aux différentes ethnies de communiquer entre elles, malgré la variété de langues.

L’évolution de la capoeira

La capoeira a survécu à la disparition de l’esclavagiste en 1888. Par contre, les autorités de l’époque la voient du mauvais œil, car elles la jugeaient dangereuse. Il faut dire qu’à cette époque, les combats se faisaient dans les rues. Mais avant, entre 1864-1870, les esclaves prirent part à la guerre du Paraguay en échange de la liberté. Beaucoup moururent. En 1890, le gouvernement interdit la capoeira. Donc ceux qui la pratiquent risquent l’emprisonnement ou les travaux forcés. Ce qui fait que malgré tout, les capoeiristes demeurent cachés, choisissant des instruments légers, donc transportables. Quelqu’un était responsable d’avertir en cas de danger. Ce n’est qu’au 20e siècle que la capoeira se démocratisa. Au point où, en 1930, une première école apparut. Il fallut attendre 1940 pour légaliser de nouveau la capoeira. Mais le véritable essor de la capoeira débute dans les années 1970, grâce à l’immigration partout dans le monde. On parle surtout de l’Europe et des États-Unis.

L’expansion de la capoeira

Non seulement l’immigration aide à l’expansion de la capoeira, mais un ensemble de caractéristiques influence sa propagation à l’internationale. La capoeira est un sport dont la pratique est spectaculaire. Lors de représentation, il est difficile de manquer le fait que la musique est partie intégrante des démonstrations de capoeira. Il y a une énergie qui s’en dégage. En plus, c’est une porte ouverte à la culture brésilienne et au portugais. Avec son développement à l’international, des groupes se forment vraiment partout. Chacun d’entre eux à ses propres règles, mais il y a une base commune : la discipline. Par exemple en, 2015, au Québec, on dénombre plusieurs écoles.

La capoeira, entre la danse et la lutte

Oui et non. Cela dépend des valeurs des différents groupes qui pratiquent la capoeira.[i] Dans son livre Capoeira danse de combat paru en 2005, Arno Mansouri qualifia la capoeira de « danse guerrière ». Mais c’est peut-être un peu simpliste comme explication. Pour d’autres, il s’agit d’un mélange. Alors que le maître de l’académie Capoeira Paname dit que la capoeira est un art martial sans trop l’être. Bref, c’est un peu flou comme sport et que cela dépend du contexte. Ce qui est clair, c’est que le corps s’exprime, mais sans violence et en coopération avec la personne qui participe. Qu’il y ait une chorégraphie n’a pas d’importance. Ce qui l’est, c’est l’attention que l’on porte à l’autre, car chaque geste a sa signification. On peut donc être éliminé rapidement.

La définition de la capoeira

La capoeira n’est pas définie par des règles universelles comme les autres sports de compétitions.  Au contraire, le règlement varie selon les différents codes et des savoir-faire transmissibles par les maîtres aux élèves. Ce qui fait de la pratique de la capoeira est modifiable selon la situation : compétitions, spectacles, baptêmes ou rencontres amicales. Mais une définition, celle de Monica Aceti, est donnée sur le site ethnographies.org. Je trouve qu’elle cerne bien ce qu’est la capoeira, ou du moins, ce que j’en comprends.

La capoeira est une manifestation culturelle et rituelle, au cours de laquelle deux individus interagissent dans un jeu corporel, se déroulant à l’intérieur d’un cercle (la roda), formé par les autres participants, animés par des chants et rythmés par des instruments de musique. […] En fonction des codes et des rituels propres au groupe de participants, l’action prend une valeur symbolique qui influe sur le statut de l’un ou l’autre des individus.

La capoeira, en bref

Il y a tellement de choses à dire sur la capoeira. Donc, impossible de tout dire. Il y a les mouvements qui ont des significations propres, les chants, en portugais, qui parlent de religion, etc. Il y a plusieurs aspects qui donnent à la capoeira une dimension culturelle importante et qui est en lien direct avec l’identité des Afro-Brésiliens.

[i] Meziani, M. (2010). La capoeira : ni lutte, ni danse. Proposition de définition. Staps, 89,(3), 43-50. doi:10.3917/sta.089.0043.