Les top 5 du lundi

Aujourd’hui 1er juillet, non seulement c’est la journée québécoise du déménagement et la fête du Canada, mais aussi la journée mondiale du Reggae. Un style de musique associé à Bob Marley, mais porteur de beaucoup d’une histoire et d’une culture qui sont vraiment intéressantes. Comme c’est le cas pour plusieurs types de musique. C’est ce que l’on voit aujourd’hui.

Reggae

La raison pour laquelle on célèbre le Reggae aujourd’hui, c’est qu’il aurait été créé un 1er juillet… en 1968. Donc, le Reaggae a 50 ans cette année, en raison du fait que Toots a chanté Do The reggae cette année-là. Mais les spécialistes ne sont pas tous en accord avec cette idée. Mais il est clair qu’il s’agit d’un style musical des années 60 né en Jamaïque et qui est considéré comme un mouvement de résistance contre l’Amérique. Bob Marley restera associé à jamais à ce style de musique. En fait, ce dernier est le résultat d’un métissage culturel. Évidemment, on pense aux dreadlocks, au rastafarisme et à la non-violence. Aussi, lorsque l’on parle de culture, on y retrouve dans le Reggae des racines des Caraïbes et d’Afrique. Pourquoi l’Afrique ? Les esclaves… Pour l’origine du mot, il y a trois possibilités :  regular people, raggedy ou streggae. En bref, le Reggae offre un message à la fois politique et religieux qui prêche le retour en Afrique de la population noire.

Le Gospel

Le Gospel est associé au trafic d’esclaves noirs venant d’Afrique vers l’Amérique du Nord. Dans les champs de coton, il y avait quelqu’un qui improvisait un chant que les autres esclaves répétaient en chœur. Graduellement, ces chants deviennent une manière de communiquer, de manière codée, entre esclaves. Avec le temps, les esclaves noirs s’intéressent de plus en plus à la religion chrétienne. Donc, les chants deviennent religieux et furent appelé Negro Spiritual. Lors de l’abolition de l’esclavagiste, dans les années 1800, le Negro spiritual élargit son public grâce aux chorales des Universités noires. Au cours des années, les pasteurs utilisèrent cette musique pour attirer les gens vers les Églises. Ainsi donc naquit le Gospel. Il s’agit d’une musique émotive qui touche les gens grâce à ses mots et à sa rythmique. Aujourd’hui, le Gospel se commercialise et il se chante de plus en plus en concert. Des chorales s’organisent plus seulement dans les Églises, mais aussi ailleurs, comme dans les écoles. Martin Luther King l’a déjà utilisé comme moyen de revendication concernant la défense des droits des Noir·e·s.

Le Jazz

Autre musique associée aux Noir·e·s. Le Jazz tire son origine d’un mélange de musiques Afro-Améraicaines. On pense entre autres Negro Spiritual et au Gospel. Donc, le Jazz transmet lui aussi, d’une certaine manière, un message lié à la condition des Noir·e·s en Amérique. Le Jazz apparaît au début du 20e siècle. Au fil des décennies, on voit apparaître différents styles de Jazz. Le lieu de naissance a aussi son impact dans le développement musical de Jazz. On pense au ragtime, au stride et au swing. Plus on avance dans le temps, plus le jazz se diversifie. Plusieurs grands noms sont associés à ce style de musique. On pense à Miles Davis, John Coltrane ou Nina Simone. Au Québec, Oscar Peterson est un pianiste jazz qui a une influence importante sur la scène musicale. Le Jazz produit en Europe possède une sonorité différente de celui, car il est teinté par les différents styles de musique qui sont présente dans les vieux pays.

Musique arabe

On reconnaît facilement la musique arabe. Elle a une sonorité et des instruments propres à elle. Les Arabes habitant un grand territoire, leur musique est donc très diversifiée. La musique est influencée aussi par la religion. Les pratiquants musulmans écouteront des chants religieux sans musique, alors qu’un juif ou un chrétien peut se permettre d’écouter de la musique. Il est vrai qu’il y a une ambiguïté à ce niveau. Il faut comprendre que la majorité des Arabes habitent autant en Afrique du Nord qu’en Asie, principalement près de la méditerranée. L’influence de la langue est aussi à considérer. On pense à l’arabe ou au persan. Même la manière de jouer d’un instrument se différencie de la musique occidentale. Un·e pianiste peut vous l’affirmer, mais il est possible de jouer plusieurs notes à la fois sur un piano. Dans la musique arabe, chaque instrument ne joue qu’une seule note à la fois. Les instruments les plus utilisés ? Le Oud (guitare) le nay (flûte) et les percussions, évidemment. En Algérie, dans lors de mariages, quand les mariés circulent en voiture, des percussionnistes les accompagnent dans une autre voiture. Impossible de les manquer, car c’est un peu comme le klaxon ici.

Musique asiatique

Une des plus anciennes musiques du monde est probablement celle venant d’Asie. De plus, elle possède une richesse musicale, instrumentale et orale. On peut faire un lien avec la musique arabe, en raison des Perses et des Turcs qui habitent aussi le territoire asiatique. Il y a donc une influence entre les différents pays asiatiques. La musique asiatique possède des codes précis qu’il faut respecter, mais qui sont variables selon où le musicien habite. Par contre, la dévotion se ressent dans la musique jouée. Dans sa forme populaire, la musique s’associe aux danses et au théâtre. Les musiciens peuvent être à un type d’activité ou à une classe sociale. Ce que l’on peut remarquer, c’est le rythme syncopé de la musique asiatique et la présence important des percussions. La musique ne s’enseigne pas dans les écoles ou conservatoires. Il existe peu de partitions, car la musique asiatique se transmet oralement et de façon quotidienne.

On le voit, la musique est vécue différemment selon l’endroit où l’on habite. Elle est influencée par plusieurs facteurs, mais reste très présente dans le quotidien des gens.

Publicités

Le 21 juin, c’est la journée nationale des autochtones. Beaucoup de Québécois semblent l’oublier, mais les peuples des Premières Nations sont arrivés bien avant nous. Au fil des années, les blancs ont essayé de les assimiler à la culture qui régnait en France au moment de la colonisation… Et même après, car sa présence se fait encore sentir aujourd’hui. Et on parle de plus de 400 ans d’histoire.

Le 21 juin, journée canadienne des Autochtones, Inuit et Métis

Cette journée existe depuis 1996, ce grâce au Gouverneur Général du Canada de l’époque, Roméo Leblanc. La date du 21 juin a été choisie après de nombreuses consultations auprès des Premières Nations. Il existe d’ailleurs une proclamation sur le sujet. Une des raisons de célébrer cette journée est l’énorme patrimoine des autochtones. On parle autant de culture, de diversité, de réalisations qui sont uniques à ces peuples. D’ailleurs, il est question de trois grands peuples : les Autochtones, les Inuit et les Métis. Les Autochtones représentent les Indiens inscrits ou non. Selon le dernier recensement (2016), 1, 67 millions de personnes s’identifient dans ce groupe. C’est 5% de la population canadienne, 630 collectivités, 50 nations et autant de langues. Les Inuit (Inuk au singulier) occupent l’Arctique. En inuktitut, cela signifie peuple. Les Métis, quant à eux, on pouvait en compter 48 380 en 2011. Ils sont issus de l’union entre autochtones et blancs.

La journée canadienne des Autochtones, pourquoi cette journée ?

Parce que le 21 juin coïncide avec le solstice d’été. Il s’agit d’une période importante pour ces groupes, car, historiquement parlant, ils se rassemblaient déjà à cette date pour célébrer leur culture. C’est aussi la première fête d’une série de festivités liées à Canada en fête. En l’espace d’une semaine, nous avons non seulement la journée canadienne des autochtones, mais aussi, la St-Jean Baptiste, le 24 juin. C’est un jour férié au Québec, mais fêté dans toute la francophonie canadienne. Personnellement, je l’ai fêté en Colombie-Britannique et la personne chez qui je demeurais voulait me faire une tourtière pour célébrer l’occasion. Le 27 juin, c’est la journée canadienne du multiculturalisme. Nous en profitons pour célébrer la diversité canadienne. Le tout se conclut avec la fête du Canada, le 1er juillet. Au Québec, cette date est la journée des déménagements, le Canada étant peu fêté dans cette province.

La journée canadienne des Autochtones et l’histoire des Premières Nations

Cette journée est aussi l’occasion de se renseigner sur l’histoire des Premières Nations. C’est une histoire très riche que je ne me souviens pas d’avoir appris au secondaire dans mon cours d’histoire en secondaire 4. C’est seulement à l’université que j’en ai appris davantage sur le sujet, soit 10 après mon secondaire… Voici donc un bref aperçu de ce que l’on doit savoir sur l’histoire des Premières Nations

Les 6 groupes géographiques

Avant l’arrivée des blancs, il y a belle lurette, les Premières Nations étaient divisées en 6 groupes bien distincts. Premièrement, des nations habitaient les régions boisées, c’est-à-dire le sud du Québec et le nord de l’Ontario. Les nations Iroquoises occupaient le sud du pays, près des Grands Lacs, là la terre permettait l’agriculture. Les nations des Plaines couvraient la grande région des prairies. Les Nations du Plateau résidaient dans la région du Plateau, c’est-à-dire le sud de l’Alberta près des Rocheuses canadiennes. Il y a aussi les Premières Nations qui occupaient le territoire qui donnait accès au Pacifique, donc l’actuelle Colombie-Britannique. En terminant, les habitants du Grand Nord, près du fleuve Mackenzie et du Yukon. Chaque groupe a sa manière de vivre, de gérer sa société, sa culture, sa spiritualité, ses ressources et ses traditions. Ainsi, ils étaient autonomes et répondaient sans problèmes aux besoins des membres de leur communauté.

L’arrivée des blancs

Après des siècles à occuper le territoire canadien, les blancs arrivèrent et ont foutu le trouble. Chose qu’ils ont fait à quelques reprises un put partout dans le monde d’ailleurs ! Les premiers Européens à venir s’établir ici faisaient énormément de marchandage au détriment des Premières Nations. On pense à la traite des fourrures et au colonialisme. Avant 1763, plusieurs conflits entre les deux peuples eurent lieu. La signature d’un Traité mis fin à tout cela. Ce qui a eu un impact sur la relation entre les deux clans.

La loi sur les Indiens

Dès 1820, soit près de 60 ans après la signature du Traité susmentionné, les Colons commencèrent à vouloir assimiler les Premières Nations. Le but était de faire en sorte de civiliser l’Indien. L’idée qui circulait à cette époque était évidemment que les blancs savaient tout alors que les « sauvages » non ! Alors, graduellement les Colons montrèrent leurs savoirs aux Autochtones. En 1939, une première loi fit son apparition dans le but de protéger les terres de la Couronne. Ce n’était qu’un début, car plusieurs lois concernant les « sauvages » ont été instaurées au cours du siècle. La plus dévastatrice est la loi sur les Indiens. En 1876, l’Acte des Sauvages permettait au Gouvernement Fédéral d’être le tuteur de tous les autochtones du Canada. Maintenant connue sous le nom de Loi sur les Indiens, cette Loi fait en sorte de traiter les autochtones comme des mineur·e·s.

L’éducation et les pensionnats autochtones

L’éducation et les pensionnats autochtones écorchèrent l’identité des autochtones. Car une des manières d’éradiquer la culture des Premières Nations, c’est de retirer ces derniers de leurs communautés. C’était le but des pensionnats autochtones. Ils prirent des enfants des nations autochtones pour les regrouper dans des écoles et leur donner une éducation blanche et catholique. Il leur était interdit de parler leur langue maternelle, de leur culture, de spiritualité et de porter tous habits traditionnels. De 1857 à 1996, 132 établissements fonctionnèrent à travers le Canada. L’estimation des chiffres tourne autour de 150 000 enfants présents dans les pensionnats. Cela est sans compter la rafle des années 1960 et les problèmes actuels dans les communautés.

La journée canadienne des Autochtones, se rappeler les bons coups

On entend beaucoup de mauvaises histoires au sujet des Premières Nations et des Inuit. Mais pourtant, il y en a des histoires à succès dans tout le pays et dans tous les domaines. Que ce soit en environnement, en politique, en art, en éducation ou en économie sociale, les projets innovent et proposent des solutions aux retombées positives. Le but : améliorer la qualité de vie des membres des Premières Nations de partout au Canada. Par exemple, à Québec, il y a le musée des Hurons-Wendat, le Wapikonie Mobile ou Mikina. À la grandeur du Canada, il y a de nombreux rassemblements sportifs. Toronto accueillait à l’été 2017 les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. Le Territoire du Nord-Ouest était l’hôte en février des jeux de l’article. Le Conseil National de Développement économique autochtone mentionne sur le site d’autres réussites provenant des membres des différentes communautés autochtones canadiennes.

L’importance de la journée canadienne des autochtones

Bref, c’est une journée où il est possible de s’instruire sur la réalité des Premières Nations. Comme je vous l’ai mentionné au début du mois, durant tout l’été il y a des Pow-Wow d’organisés à la grandeur du Québec. Si vous avez la chance d’y aller, c’est une belle occasion d’en apprendre plus sur ces communautés. Vous avez envie de participer ? Il y a des activités sur le site du Gouvernement du Canada. Au Québec, il n’y a qu’une seule activité, à Duhamel-Nord. Du moins au moment d’écrire ces lignes, c’était le cas. Mais il y en a d’autres activités partout au Canada.

 

À la fin du moins d’avril, j’ai fait un mooc sur le droit des réfugié·e·s. C’était un cours offert pas Amnistie internationale. J’ai bien aimé, car c’était en quelque sorte une révision d’un cours que j’avais fait lors de ma première session de maitrise. C’était un cours sur les flux migratoires et nous avions parlé abondamment des réfugiés et du processus d’immigration au Québec et au Canada. Ce mooc est arrivé à point. Non seulement pour me rafraichir la mémoire, mais parce qu’aujourd’hui, c’est la journée internationale des réfugiés. Au Québec, l’immigration a toujours été un sujet sensible, car souvent perçu comme une menace identitaire. Mais est-ce vraiment le cas ? Bonne question !

Quelques définitions sur les réfugié·e·s

Voici quatre définitions importantes à savoir lorsqu’il est question d’immigration. Tout d’abord, les demandeur·euse·s d’asile sont des personnes qui souhaitent être reconnues comme étant réfugié·e. Il faut déposer une demande et en attendre la décision concernant. Le titre de réfugié·e dépend des instances nationales ou internationales. Un·e réfugié·e est une personne qui ne peut pas retourner dans le pays d’origine parce que sa vie ou ses droits sont en danger. Les réfugié·e·s ne sont pas protéger par leur gouvernement, donc forcé de quitter le pays pour se protéger. Par contre, certaines personnes se déplacent uniquement à l’intérieurs de leurs pays afin de se protéger. Elles fuient un conflit régional et s’établissent dans une autre région. Les apatrides sont ceux qui ne possèdent aucune citoyenneté. On peut naitre apatride ou le devenir en vieillissant. Ces gens n’ont aucune protection étatique, parce qu’ils font pas parti d’aucun État.

Les réfugié·e·s et les apatrides en chiffre

En 2016, les chiffres mentionnent que plus de 10 millions de personnes ont été en mouvement en raison des conflits et des persécutions dans leurs pays de résidence. On estime que pour chaque minute, 20 personnes doivent quitter leur foyer. Ce qui représente plus ou moins 28 300 personnes par jour qui sont en fuite. Le nombre d’apatride en 2016 était similaire, soit environ 10 millions de personnes dans le monde. Ces personnes n’ont aucune preuve qu’elles existent. Elles sont contraintes de rester là où elles sont, car ne peuvent pas voyager ou travailler. À moins de le faire illégalement, ce qui implique beaucoup de risques.

La différence entre migrant·e·s et réfugié·e·s

En fait, les migrant·e·s peuvent voyager librement autant dans son pays d’accueil qu’à l’étranger ou dans leurs pays d’origine sans menace réelles. La liberté de travailler et de faire des études à l’endroit où c’est possible de le faire est aussi une option. Tout comme le fait d’aller ailleurs si la qualité de vie est mieux. Pour les réfugié·e·s, rien de tout ça est acquis. Au contraire, ces personnes ne peuvent retourner dans leur pays, car la situation est trop dangereuse pour eux. De ce fait, ils doivent se protéger ailleurs, parce qu’elles sont en fuite de situations conflictuelles. Elles n’ont donc pas le choix de traverser les frontières pour s’en protéger. Malgré la différence entre ces deux termes, les médias et les politiciens font l’erreur de les mentionner dans le mauvais contexte. Ce qui peut être compliquée autant l’un que pour l’autre.

Comment protéger les réfugié·e·s ?

En fait, trois fondements sont nécessaires. En tant que politiciens, il faut s’assurer de pas renvoyer les réfugié·e·s dans le pays qu’ils ont fui, car cela est dangereux pour eux. Au lieux de cela, il faut faciliter les démarches en lien avec les demandes d’asile. Ces dernières doivent être non seulement équitable, mais efficaces. Ces personnes sont vulnérables, ce n’est pas le temps d’abuser de leur situation. D’où l’importance, une fois dans le pays d’accueil, de respecter leurs droits et de faire en sorte d’établir un lien de confiance avec eux.

Réfugi·é·s irréguliers ou illégal, là est la question !

Nous entendons les deux termes dans les médias. Des fois dans le même reportage sans mentionner la différence. Comme si les deux termes étaient interchangeables. Désolée de vous apprendre que non, ce n’est pas le cas. En fait, les médias et les politiciens font souvent l’erreur d’utiliser le terme illégal en ce qui a trait à la situation des réfugié·e·s. C’est vrai qu’un acte peut être légal comme être illégale. Mais juridiquement parlant, cette distinction ne s’applique pas aux réfugié·e·s. Oui, ils peuvent y entrer de façon irrégulière, souvent pas aux douanes, comme les voyageurs, mais ce n’est pas illégale. Il s’agit plutôt d’une infraction aux réglementations administrative. Car préserver sa vie n’est pas un crime. Ce qui l’est c’est de l’enlever à quelqu’un.

Les pays où il y a le plus de réfugié·e·s

Dans le top 5 des pays où il y a des réfugié·e·s, on retrouve des pays d’Asie et un d’Amérique latine. En effet, on y trouve la Syrie, où Bachard Al-Asad bombarde depuis plusieurs années. Le Canada en a d’ailleurs accueilli dans les dernières années. Plusieurs avaient peur de se faire envahir par les musulmans, mais en Syrie, se sont autant les chrétien·ne·s que les musulman·e·s qui sont ciblé·e·s. Les musulman·e·s font juste en parler plus. Autres pays asiatique, on y retrouve le Yémen, le Myamar et l’Iran. Dans la majorité des cas, les musulman·e·s sont les principales victimes. Le pays d’Amérique latine est la Colombie. Je ne connais pas tous les conflits de ces pays, mais, s’ils sont dans le top 5, c’est clairement parce que la violence est extrême et que les droits humains sont bafoués à l’os ! En 2015, les 10 pays générateurs de réfugié·e·s représentaient les 3/4 du nombre total à eux seuls.

Les réfugié·e·s, ce sont des histoires qui nous viennent de loin…

Honnêtement, pas vraiment. Des réfugié·e·s, il en existe aussi en Amérique. Je vous ai parlé de la Colombie, juste un peu plus tôt. Mais beaucoup de pays d’Amérique latine ont généré des réfugié·e·s dans les dernières années. On pense au Salvador, au Guatemala et au Honduras où les violences augmentent sans cesse et font en sorte que les gens quittent leur pays. Ces personnes cherchaient principalement refuge au Mexique et aux États-Unis. Quoi qu’avec Trump comme président, les choses vont probablement changer ! Mais en l’espace de trois ans (2012 à 2015) le nombre de réfugié dans les trois pays susmentionnés, a plus que quintuplé.

La fuite des réfugié·e·s

Comme on a vu avec les définitions au début, des gens doivent fuir pour se protéger. Il y a une différence entre les réfugié·e·s qui doivent sortir des frontières de leurs pays et les personnes qui restent à l’intérieur malgré la fuite. La grande majorité des gens choisissent la deuxième option. Car, même s’il y a un conflit dans une des régions du pays, il n’est pas partout. Alors, les gens préfèrent seulement changer de région. En 2016, selon le HCR, 40 millions de personnes se sont déplacés à l’intérieur de leur pays. Par contre, pour 22.5 millions de gens, seule la première option est valide. Et prendre la fuite vers l’extérieur comporte de nombreux risques. Comme ne pas se rendre à destination, rencontrer des gens de peu de confiance, des attaques, ne pas être suffisant protéger, ne pas avoir les bons papiers, etc.

Les pays vers lesquels se tournent les réfugié·e·s

Tous les pays reçoivent des réfugié·e·s. Par contre, ce sont les pays voisins qui sont les premiers à les recevoir. En 2016, la Turquie (2.9 millions), le Pakistan (1.4 millions), le Liban et l’Iran (1 million chacun), l’Ouganda (900 000) et l’Éthiopie (800 000) sont les pays accueillant le plus de réfugié·e·s. Mais si l’on calcule selon le ration réfugié·e·s/habitant·e·s, c’est le Liban qui arrive en tête de liste. On y dénombre 1 personne sur 6 qui, en 2016, était réfugiées. En Jordanie, même s’il n’est pas dans le top 6, on y 1 personnes sur 6 qui était en fuite de son pays. La Turquie, quant à elle, en dénombre 1 personne sur 28. Je n’ai pas les chiffres pour le Canada, malheureusement, mais avec les politiques de Trump, le nombre va surement augmenter, car plusieurs personnes s’étant réfugiées aux États-Unis viennent s’établir chez nous.

Mineur·e·s et réfugié·e·s

Oui, malheureusement, ça existe. Pour diverses raisons : décès des parents, abandons, séparations forcées, etc. Les chiffres entourant les mineur·e·s qui s’exilent sont vraiment tristes à regarder. En 2016, on estimait qu’il y avait 75 000 demandes d’asile faites par des mineur·e·s. On parle d’Afghans, de Syriens, d’Irakiens ou des Érythréens. Il est question d’estimation parce que certains pays ne communiquent pas toutes les informations concernant les demandes d’asile. Mais 70 pays l’on fait, ce qui fait qu’on peut arriver à une estimation. Évidemment, le nombre est en croissance. En estimait que 41% des moins de 18 ans étaient des réfugié·e·s. Entre 2014 et 2016, il y a une stabilité, malgré une hausse de 10% en l’espace de 5 ans.

Les droits des réfugié·e·s

Les réfugié·e·s doivent être sauvé·e·s. Que ce soit sur la mer ou sur terre, la seule raison pour laquelle on ne peut s’essayer est s’il y a du danger pour notre propre vie. En mer, tout navire voyant une personne en détresse est obliger de la secourir qu’importe la situation et même s’il n’y a aucune consigne du capitaine. La logique veut que la priorité soit de sauvé des vies possibles. Lors d’une intervention frontalière, la logique est un peu différente, mais reste la même : sauver des vies. Par contre, il est possible de refuser des gens selon certains motifs. En fait, les facteurs économiques ne sont pas des facteurs permettant d’accueillir les gens comme réfugiés. Il faut vraiment qu’il y ait des persécutions ou des violences faites envers ces personnes. On parle de convictions religieuses, de violences sexuelles ou liées à l’orientations sexuelle. L’exclusion en matière de justice est aussi une raison valable.

La meilleure façon d’intervenir auprès des réfugié·e·s

En fait, lorsqu’on travaille dans les camps de réfugié·e·s, c’est d’avoir recours à des interprètes, si nécessaire. Je l’ai dit souvent dans mes textes, mais quelqu’un qui maîtrise la langue et qui connait la culture de la personne en avant de nous ne peut qu’être rassurant pour les réfugié·e·s. Évidemment, cela crée un climat de confiance. Sinon le non-verbal fait aussi le travail. Avoir une attitude accueillante est primordiale pour rassurer des gens arrivant dans un nouvel endroit qui lui est inconnu. Il va de soi que la force est déconseillée. Évidemment, il faut s’assurer de la sécurité de tous, la nôtre en premier. Mais sinon la première chose est de savoir s’il y a des urgences au niveau des soins et de la fournir. Après, c’est le moment de rassurer les gens qui en ont besoin en répondants à leurs questions.

L’adaptation des réfugié·e·s

Lorsque l’on arrive dans un pays qui nous est inconnu, il y a énormément d’épreuves. Il y a la barrière linguistique, mais aussi culturelle. Cela a de nombreuses conséquences. On parle par exemple d’isolement sociale ou économique. On mentionne aussi des cas de violences, de discriminations ou d’exclusion pour diverses raisons. Il y a le manque de ressources financières ou matérielles qui affectent aussi le moral des troupes. Bref, les réfugié·e·s doivent vivre beaucoup d’adaptations, car, il ne faut l’oublier, ils ont quitté de force un endroit qu’ils aimaient pour venir s’établir dans un lieu qu’ils ou elles ne connaissent pas. Il s’agit, dans bien des cas, d’un dépaysement forcé. Sans compter tout ce qu’ils peuvent avoir vécu entre les deux pays.

En lisant ce texte, on constate que la situation des réfugié·e·s n’est pas toujours évidente. Non seulement ils vivent énormément d’épreuves, prennent beaucoup de risques et viennent s’établir dans un pays inconnu qui leur est parfois réfractaires. Par contre, une fois rendu à destination, l’aventure leur permet de faire en sorte d’avoir une meilleure vie. En gros, on peut déduire que le fait de prendre la fuite peut sauver des vies…

Les enfants, dans la culture occidentale, sont des trésors. On les surprotège même un peu trop. On le remarque quand on compare ce que vivent actuellement les jeunes versus ce que l’on a vécu il y a tout juste quelques décennies. Mais ailleurs dans le monde, la situation des enfants n’est pas toujours rose. D’ailleurs, demain le 12 juin, c’est la journée mondiale contre le travail des enfants.

La journée mondiale contre le travail des enfants : initiative de l’Organisation internationale du Travail

Depuis 2002, le 12 juin est consacré à la sensibilisation au travail des enfants. Il s’agit d’une initiative de l’Organisation internationale du Travail (OIT), une agence de l’ONU ayant des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de 187 États. L’égalité entre les trois parties est importante, car cela a un impact sur la manière d’appliquer les décisions prises ensemble. La mission de l’OIT a deux objectifs. Premièrement, la promotion des droits au travail. Deuxièmement, elle vise à encourager la « création d’emplois décents, de développer la protection sociale et de renforcer le dialogue social dans le domaine du travail. » La fondation de l’OIT date de 1919, soit après la Première Guerre mondiale. Le but : le principe universel à l’accès à un travail décent. En 1946, après la Deuxième Guerre mondiale, l’OIT se joint à l’ONU comme première agence spécialisée.

Une journée mondiale contre le travail des enfants, mais pourquoi ?

Parce qu’il y a une incompréhension par rapport au concept du travail réalisé par les enfants. Selon l’ONU, cela regroupe plusieurs facteurs qui privent les jeunes non seulement de leur enfance, mais des droits qui y sont associés. On parle de dignité, de réaliser leur plein potentiel, d’aller à l’école et être en bonne santé physique et mentale. Donc, cette journée fait donc référence aux travaux qui sont dangereux pour l’enfant et qui affectent leur développement d’une manière ou d’une autre. Dans le meilleur des mondes, il faut privilégier l’éducation au travail. Ou du moins, ne pas faire en sorte que le travail nuit à l’éducation. Dans certains cas, on parle d’enfants esclaves ou séparés de leurs familles. Forcément, ils se trouvent seuls avec eux-mêmes à risque de développer des maladies graves qu’ils ne peuvent soigner. Les conditions de travail des enfants dans certains pays sont condamnables. C’est variable selon les situations.

 

Le travail des enfants : idées pour son abolition

L’OIT a créé en 1992 un programme international pour l’abolition du travail des enfants. L’objectif est son élimination progressive en renforçant les habiletés des pays concernés pour régler la situation. La manière de procéder ? En faire la promotion. Déjà, beaucoup de pays ont une législation concernant le travail des enfants. Dès 1999, l’OIT a publié une Convention (182) sur les pires formes de travail des enfants. Cette publication a permis d’attirer l’attention sur une problématique à régler. L’une des solutions apportées est d’inciter sur le fait de faire commencer le travail des enfants le plus tard possible. D’ailleurs, un enfant est une personne de moins de 18 ans selon la Convention. La proposition d’un âge légal est mentionnée dans la Convention (138) sur l’âge minimum. En fait, cela est variable selon les pays. En gros, tant que l’école est obligatoire, les enfants ne peuvent travailler. Mais en moyenne, vers 15 ou 16 ans selon les cas.

Les actions contre le travail des enfants

L’OIT suggère de nombreuses actions pour contrer le travail des enfants. Entre autres, pour les gens travaillant dans l’aide humanitaire, il est important de faire en sorte d’aborder cette thématique avec les pays concernés. Cela peut se faire en abordant l’éducation ou en parlant de protection sociale. Mais aussi en axant sur l’accès au travail des adultes. Les droits fondamentaux des enfants doivent aussi être abordés. La protection des enfants contre le fait qu’ils peuvent être enlevés dans le but d’être exploités. Le dialogue semble une bonne solution afin de sensibiliser les gens à la cause. Mais c’est un travail de longue haleine. Pour y arriver, il faut avoir une collaboration entre les différents acteurs. Les gouvernements ont aussi un rôle à jouer auprès des entreprises présentes sur leur territoire.

Le travail des enfants… où exactement ?

Selon le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, les zones les plus touchées sont celles où des conflits et des catastrophes s’y trouvent. Par conséquent, les premières victimes sont les enfants. Pourquoi ? Parce que dans ces cas-là, la destruction des infrastructures a un impact sur la vie des gens. Car, il ne faut pas oublier que les structures humaines volent, elles aussi, en éclats. Pour ces raisons, les enfants se retrouvent dons dans les plus vulnérables. Principalement, s’ils sont migrants. En 2009, il existait près de 60 pays où l’on trouvait des enfants au travail. On parle de pays principalement en Asie et en Afrique, mais aussi en Europe orientale et en Amérique du Sud. On trouve principalement les enfants dans les domaines suivants : le textile, l’agroalimentaire, l’industrie du sexe et l’industrie minière.

Le travail des enfants, présent partout ?

Malgré tout, les enfants travaillent dans tous les pays du monde. Enfant, je gardais mes voisins à 12 ans, même s’il y avait de l’école le lendemain. Et je n’étais pas la seule dans la classe. En sixième année, la grande majorité de la classe avait pris le cours de gardien·ne averti·e. C’est sûr que ce n’est rien de comparable à ce que vivent des millions d’enfants dans le monde. Par contre, même ici, en occident, il y a beaucoup de jeunes qui travaillent dans des milieux désagréable pour eux. Dans la série Fugueuse, on peut le voir une réalité à laquelle on ne pense pas forcément. Combien de jeunes filles se trouvent mêler à la prostitution ou à vendre de la drogue parce que victime de proxénète ? Comme quoi que l’on ne voit pas tout quand on a le problème sous le nez !

Cette fin de semaine, aura lieu la journée mondiale du bien-être. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Bonne question et les bonnes réponses sont variées. Cette journée existe en Turquie depuis 2012 et est maintenant « célébré » un peu partout dans le monde. Certains semblent déplorer le fait qu’il y ait un côté commercial, mais comme je viens de découvrir cette journée spécifique au bien-être, je ne peux pas me prononcer. Je crois quand même qu’il est important d’en parler. Car, avouez-le, on a tendance à s’oublier et on évite de se questionner sur ce que l’on vit. Surtout les femmes !

Un jour peut changer toute votre vie pour le bien-être

Le thème de 2018 pour la journée mondiale du bien-être est « Un jour peut changer toute votre vie ». Ce qui n’est pas faux. La journée où l’on prend conscience que notre bien-être est possiblement malade, on prend tout un coup. On cherche à trouver la solution parfaite pour trouver l’équilibre dans notre vie. Le petit plus qui nous rend heureux. Ce fameux jour où tout peut changer, cette prise de conscience, il est différent pour tout le monde. Ça peut être une maladie, une naissance, un choc émotif… bref, tout ce qui fait que l’on s’arrête un moment et qu’on a un instant de lucidité sur notre vie. Par contre, pour certaines personnes, cette prise de conscience est inexistante. L’entourage a beau lui envoyer des messages clairs, le déclic ne se fait pas.

Le bien-être, est-ce un luxe ?

Pour Belgin Aksoy Berkin, l’initiatrice de cette journée, non le bien-être n’est pas un luxe, mais un droit. Je suis d’accord avec cette affirmation. Si l’on n’est pas bien avec soi-même, comment l’être avec d’autres personnes ? Souvent, on croit l’être, mais est-ce le cas ? Pas toujours. En fait, le bien-être est une sensation plaisante vécue lorsque nos différents besoins sont satisfaits. Ce qui fait donc que la personne n’a aucun souci. Par contre, je suis moins d’accords lorsque je lis que la situation matérielle permet de satisfaire les besoins de l’existence. Est-ce que tous les milliardaires du monde sont heureux ? Est-ce que tous les pauvres sont malheureux ? Je ne crois pas que l’argent aide se protéger du malheur. Lorsqu’il y a une épreuve, arrive à quelqu’un, c’est qu’elle doit arriver. La manière de s’en sortir peut varier d’une personne à l’autre. Les possessions personnelles ne garantissent pas le bien-être de quelqu’un.

Comment définir le bien-être ?

(c) Pixabay Geralt

En fait, le bien-être est un équilibre entre notre corps et notre esprit. Vous connaissez sûrement l’adage un esprit sain dans un corps sain ? En gros, c’est de prendre du temps pour soi pour méditer ou bouger en faisant une activité que l’on aime. Lors de la journée mondiale du bien-être, plusieurs activités sont proposées gratuitement pour conscientiser les gens à prendre soin d’eux. Il existe même un manifeste en sept points qui peut nous guider vers une meilleure qualité de vie.

  1. Marchez pendant une heure
  2. Buvez plus d’eau
  3. N’utilisez pas de bouteille en plastique
  4. Mangez sainement
  5. Faites une bonne action
  6. Dînez en famille avec vos proches
  7. Dormez à 22 heures.

 

Je ne sais pas si vous les réaliser tous, mais pas moi… Et honnêtement, certains points ne font pas partie de mon objectif bien-être… Je vous invite à trouver les vôtres.

La notion de bien-être, est-ce que c’est la même chose pour tous ?

(c) Pixabay nnoeki

Comme je l’ai dit plus haut, il n’y a pas de bonne réponse. Tout comme il n’y a pas personne qui trouve cet équilibre de la même manière que son voisin. On est tous des êtres humains différents, donc le bien-être des uns, n’est pas le bien-être des autres.  En fait, quelqu’un sera épanoui quand il y a aura une harmonie entre sa santé, sa réussite, son plaisir, sa relation avec lui-même et avec les autres et lorsqu’il se réalisera en tant que personne. Cela fait beaucoup de facteurs, mais ce sont des points à considérer lorsque l’on cherche à être bien dans notre vie. On peut avoir tout l’or du monde et du succès dans ce que l’on fait, si l’on est dans une relation toxique avec quelqu’un de notre entourage ou que notre santé est fragile, il y a un problème. Il faut trouver une solution pour y remédier.

Le bien-être, ne pas se faire avoir

Lorsque l’on cherche le bien-être, il peut être facile de se faire arnaquer. Il y a toujours quelqu’un qui essaie de nous vendre quelque chose qui n’est peut-être pas utile pour nous. Ce n’est pas parce que cela fonctionne pour l’un que cela fonctionne pour l’autre. Il faut prendre le temps de réfléchir à ce qui nous ferait du bien à nous, à notre équilibre. Oui, un séminaire sur le développement personnel peut être utile à cheminer, mais il faut être capable de prendre du recul par rapport à la situation. Et il faut y aller son intérêt. Il y en a qui sont plus actif·ve·s, d’autres créatif·ve·s et d’autres plus intellectuel·le·s. Chacun·e peut donc trouver un moyen qui lui convient pour réfléchir à la réalisation de soi. Certain·e·s sont créatif·ve·s, mais n’utiliseront pas le même type d’expression et c’est très bien ainsi. Il faut juste trouve la méthode qui nous convient.

En conclusion, le bien-être…

… est quelque chose d’essentiel. Le fait de prendre soin de soi quel qu’il soit est un droit fondamental. Quoique, pas toujours évident à cadrer dans un horaire. Cela peut simplement aller courir, lire un livre, prendre un bain, etc. Pas besoin de quelque chose qui coûte cher pour prendre soin de soi et être bien avec soi-même.

 

Et vous, ça ressemble à quoi le bien-être ?