Publié dans Formation, médiation interculturelle

L’Évaluation participative, une façon d’aller chercher l’information

Depuis quelques semaines, je participe à un cours sur le site Édulib. Il s’agit d’un cours sur l’évaluation participative. En fait, il s’agit d’une manière d’évaluer des projets, souvent communautaires, auprès des différentes parties prenantes. C’est-à-dire toutes les personnes qui sont en lien avec le projet évalué : des employés, des clients, l’organisme, des bailleurs de fonds, etc. Ici, il s’agit d’un bel exemple d’intervention pour les gens travaillant dans le communautaire et ayant une clientèle difficile à rejoindre.

Mais qu’est-ce que cela implique ?

En fait, l’évaluation participative permet de donner la parole à tout le monde, surtout à ceux qui ne l’ont pas souvent, dans le but d’évaluer un projet ou un service qui est offert. L’évaluation ainsi faite permet donc d’avoir une vue d’ensemble de la situation et de permettre une amélioration de celle-ci. Selon le site Petit guide d’évaluation participative à l’intention des initiatives de développement des communautés, il s’agit d’un « processus de coopération volontaire d’entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les institutions d’un milieu local, visant l’amélioration des conditions de vie sur le plan physique, social et économique. » Des exemples de projets d’évaluation participative ? Villes et Villages en santé ou des forums citoyens. On parle aussi de développement social, local ou durable et d’approche territoriale intégrée.

Par où commencer ?

Le cycle d'évaluation proposer par le PETIT GUIDE D'ÉVALUATION PARTICIPATIVE À L'INTENTION DES INITIATIVES DE DÉVELOPPEMENT DES COMMUNAUTÉS
Le cycle d’évaluation proposer par Le Petit guide d’évaluation participative à l’intention des initiatives de développement des communautés.

Dès le début, il faut savoir ce que l’on souhaite évaluer. Un service ? Un projet ? Un produit ? Dans le développement communautaire, ce n’est pas les pistes qui manquent. Il faut choisir le bon et être précis. Ce qui n’est pas toujours évident. Il faut savoir se poser les bonnes questions dès le départ et s’assurer que le processus soit axé vers l’action. Donc que cela apporte un changement dans la communauté ciblée par l’évaluation. Comme vous pouvez voir dans le cycle d’évaluation, on est dans la première étape de 6.

La deuxième étape est la constitution d’un comité d’évaluation. Le processus est volontaire. Pourquoi ? Parce que les gens participant à ce processus doivent être à l’aise de partager leur expérience. Pour cela, il faut être capable de constituer une équipe multidisciplinaire, des personnes ayant différents profils. Comme mentionné plus haut, des usagers, des intervenants, des politiciens, des organismes partenaires, des membres du personnel, etc. Par cette équipe, plusieurs points seront apportés et il sera aussi plus facile d’aller chercher les bonnes personnes qui donneront les réponses aux questions que l’on se pose.

Une fois fait, on peut passer à la troisième étape qui est de préciser les objectifs de l’évaluation. C’est bien beau d’évaluer un projet, mais il faut savoir les dimensions précises à évaluer. Il faut se questionner sur la manière que l’on a de travailler et sélectionner les réponses qui semblent poser problème au sein du projet. En fixant des objectifs, on sait ce que l’on doit travailler et, par conséquent, quelle direction prendre. Idéalement, le comité doit partager la même vision.

Par la suite vient l’étape de la cueillette d’informations. Il faut donc se questionner sur la façon d’aller chercher les données en lien avec ce que le comité a sélectionné. Il faut se demander qui ira à la pêche à l’information, mais aussi comment on procédera et sur combien de temps. Les outils ne seront pas les mêmes selon la clientèle ciblée. Utiliser un questionnaire en ligne avec des personnes âgées est une mauvaise idée. Avec eux, il serait mieux d’utiliser le contact humain.

Une fois le recueillement des données terminées, il faut faire ressortir le message clair en regroupant les données. En y allant graduellement, les informations seront plus faciles à traiter et le constat se dégagera de lui-même. Une fois le tout terminé et écrit, le bilan est prêt à être partagé au sein de l’équipe. Ainsi, les changements pourront débuter.

Conclusion

Bien qu’il s’agisse d’un processus qui dure dans le temps, il s’agit d’un moment à prendre afin d’évaluer qui on est et qu’est-ce que l’on offre. C’est un temps de recul nécessaire pour tout organisme. Il ne faut pas oublier que c’est un temps de parole que l’on donne aux gens qui sont touchés de près ou de loin au projet. Leurs rétroactions permettront les organismes à améliorer leurs services et ainsi avoir une meilleure relation avec les usagers. Ces derniers se sentiront pris en compte et valoriser par la démarche.

Publié dans Formation, Ressources

Formation et ressource intéressantes en résolution de conflit

Êtes -vous appelé à gérer régulièrement des conflits entre différentes personnes? Que ce soit au travail ou ailleurs? Si vous vous questionnez à savoir si vous intervenez bien ou que vous vous connaissez déjà en la matière, il existe une formation qui peut vous aider à vous perfectionner.

L’Institut Canadien pour la résolution de conflits est un centre de formation pan canadien expert dans le domaine. Non seulement, il offre une formation de 4 volets ayant pour titre Tierce Partie Neutre mais il y a aussi de l’aide si jamais vous êtes pris à partie dans un problème que vous jugez insolvable. Le montant des formations est assez élevé, mais des bourses sont disponibles pour les gens qui en ont besoin. Autres formations, des ateliers d’introduction à la résolution des conflits et des séminaires sur les conflits enracinés. Les cours se donnent en français ou en anglais et peuvent être personnalisable selon les besoins de votre groupe/organisation.

L’approche est communautaire. En effet, l’Institut croit que chaque communauté est la mieux placé pour régler ses propres conflits.  L’influence des Premières Nations est aussi importante, car à la suite d’événements qui ont touché la région d’Akwesasne, une collaboration est née entre la communauté Mohawks et l’Institut suite à leur intervention à cette époque. La preuve que l’Institut se veut communautaire? Le programme de formation est adapté aux Premières Nations.

De plus, il y a possibilité d’être membre (ayant au moins 160h de formation) ou associé (aucun cours suivi) de l’Institut pour une durée de 2 ans. Le coût est très abordable, soit entre 20$ et 50$ selon le choix de membership.

Je vous conseille aussi de les suivre sur Facebook.

Je ferais d’autres billets sur des services essentiels dans le domaine de la médiation interculturelle. Il y en a énormément et je ne saurais toutes les passer, mais si vous en connaissez et que vous voulez les partager, communiquez avec moi: le.monde.de.lautre@gmail..com

À bientôt!

Le métier de médiateur interculturel

Et oui, une formation existe pour être médiateur interculturel! Il s’agit d’une formation universitaire au niveau de la maîtrise. Elle se donne à Longueuil par l’Université de Sherbrooke.

Cette formation est née en 2008 à la suite de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Il s’agit d’une formation multidisciplinaire car cinq facultés de l’Université participent:

Il y a un stage et une rédaction d’essai à faire à la fin de la formation. Le cursus scolaire est un peu particulier, car les cours se donnent sur 4 jours par mois, soit les vendredi et samedi aux deux semaines. Ce qui laisse amplement de temps pour vaquer à d’autres occupations.

Mais qu’est-ce qu’un médiateur interculturel?

Selon Wikipédia, il s’agit du ­«fait d’établir des liens de sociabilité entre des gens issus de culture différentes et qui résident sur le même territoire frontalier.»

Pour être un bon médiateur, il faut évidemment des conditions de base essentiels. Il faut avoir un intérêt pour les autres cultures, être capable d’écoute et d’empathie, comprendre le comportement de l’autre et son origine, être flexible et ouvert d’esprit, etc. L’idéale est de créer un équilibre entre ses connaissances des autres et de la culture d’accueil, nos sentiments et notre personnalité.

En terminant, voici un exemple d’offre d’emplois de médiateur interculturel

Bonne journée!