Publié dans expérience personnelle, Réflexion

La culture universitaire : mon expérience

Lundi, je parlais de 5 rentrées scolaires dans le monde. Aujourd’hui, je vous parle de culture universitaire. Oui, oui, la culture universitaire existe. J’en suis à 4 universités et je confirme qu’aucune n’a la même façon de procéder. Il faut dire qu’à chaque fois, ou presque, je n’étais pas au même niveau. Ici, il est question de mon expérience. Évidemment, je ne détiens pas la vérité absolue, mais il s’agit de ma réalité d’étudiante francophone vivant à Montréal. Probablement que ma réalité aurait été différente si le français n’était pas ma langue maternelle. Ou si j’étais une étudiante venant de l’étranger. La culture universitaire varie d’une institution à l’autre, mais d’un pays à l’autre.

La culture universitaire : le certificat et baccalauréat

Pour mon certificat et mon baccalauréat, j’ai fait 2 universités. Mon certificat a été fait à la Téluq. Je devais être autonome à 100%. La raison ? Je n’étais pas en contact physiquement avec le tuteur. Je pouvais lui écrire ou lui téléphoner. Mais sans plus.

Pour mon baccalauréat en animation et recherche culturelles (action culturelle maintenant), j’étais à l’UQAM. Forcément, la dynamique était différente. J’étais dans un programme d’une centaine d’étudiant·e·s. Avec des groupes de différents formats. Des horaires variés. Des grèves inévitables à l’UQAM. Bref, l’inverse d’étudié à la maison.

Par contre, dans les deux cas, je me suis impliquée. J’ai passé 1 an à écrire pour le journal étudiant de la Téluq. Qui n’existe plus aujourd’hui. Et je vous rassure, mon style d’écriture a changé depuis 😜

À l’UQAM, j’étais dans le réseau professionnel du programme. En comité, nous organisions des événements pour nos collègues. Comme des journées avec des professionnels ou des 5 à 7.

La culture universitaire : la Maîtrise

Après quelques années à ne pas étudier, j’ai fait ma maîtrise. Au campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Les cours étaient habituellement donnés aux 2 semaines. Les vendredis et les samedis. Je n’avais pas plus de 5 journées de cours par mois. Par contre, les journées étaient parfois longues. Une journée entière avec le même prof, quand il est incompétent, c’est long longtemps. En plus, on était toujours avec le même groupe. Il n’y a pas eu de gros changements dans le groupe. Alors, quand il y a des conflits ou des absents perpétuels, ce n’est pas toujours agréable.

Et au lieu d’avoir plusieurs cours simultanément, les cours successivement. On faisait donc un cours à la fois. Lorsqu’un cours se termine, on passait au suivant. Ça ses avantages et ses inconvénients. Si la matière est difficile, les travaux en lien le sont aussi. Mais une fois qu’il est terminé, on n’y revient plus jamais. 

La culture universitaire : le doctorat

Cette semaine, j’ai commencé mon doctorat en Sciences des religions. À l’Université de Montréal. Le processus d’admission est vraiment long. J’ai déposé mon dossier à la fin juin et j’ai su le 24 août (2019) que j’étais admise. J’ai fait mes choix de cours la semaine dernière. Mes cours ont commencé hier. Je ne pouvais pas le faire en ligne. En fait, pour l’Institut d’études religieuses, les inscriptions des cycles supérieurs ne se font pas en ligne. Je dois passer par quelqu’un pour le faire. Pour être honnête, je me sentais un peu stupide. Comme si, rendu au Doctorat, je ne suis pas capable d’utiliser internet !

Par contre, tout le monde se connaît. Lorsque je suis allée à la séance d’informations, tout le monde semblait me connaître. En effet, c’est très humain comme département. Ce qui rassure. Ce que je comprends en ce qui a trait aux cycles supérieurs, les cours se mélangent. Alors, les étudiants vont tous se connaître à un moment donné.

Sujets d’étude

Lors de ma maîtrise, je me suis concentré sur les femmes musulmanes. J’ai découvert ce qu’était le féministe musulman. Mon essai portait justement sur les femmes maghrébines vivant à Montréal.

Pour mon doctorat, je m’intéresse encore une fois à l’islam. Mais du point de vue des convertis. En fait, je vais me questionner sur la construction identitaire spirituelle et culturelle des convertis. Comme je le suis moi-même depuis 7 ans, j’ai pu remarquer qu’en évoluant dans la religion, notre perception de nous-mêmes, de notre culture, de notre entourage change aussi. Personnellement, il y a des choses que je tolère que d’autres convertis ne tolèrent pas. Car le contexte est différent pour chacun d’entre nous.

Mais j’ai quelques années pour étudier le sujet. Je vais revenir là-dessus durant mon parcours doctoral. Je ne vous laisserais pas sans rien savoir de mes études. 😉

Pour l’instant, je dois faire une année préparatoire à faire. Le but est de me familiariser avec les études religieuses. J’ai des cours à presque tous les niveaux. Je ne vous cacherais pas que je stresse un peu, mais je sais que ça va aller.

Et vous à quoi ressemble la culture de votre école ? Qu’est-ce qui vous plaît ? Qu’est-ce que vous détestez ?