Publié dans expérience personnelle, famille

Mariage, culture, famille, etc…

En 2014, le film Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? sortait en France. Il est sorti la même année au Québec. Pour faire un résumé du film, Claude et Marie Verneuil sont de la bourgeoisie catholique vivant en province. Ils ont eu 4 filles qu’ils auraient bien voulu marier à des hommes blancs et catholiques d’origine française. Et non ! Ce n’était pas le cas. Une maria un musulman, l’autre un juif, la troisième un Chinois et la dernière ? Un catholique… d’origine ivoirienne. Bref, l’ONU débarque dans la famille Verneuil.

Et évidemment, des péripéties arrivent. Ce qui fait que le public rit vraiment tout le long du film. La suite est sorti récemment en France. J’espère qu’elle sortira bientôt au Québec. Et si c’était la réalité ?

Mon expérience de mariages avec des musulmans

Comme vous le savez, j’ai eu deux mariages avec des Maghrébins. Dans le premier cas, j’avais préparé mes parents d’avance. Comme je savais qu’ils ne connaissaient rien au mariage musulman, j’avais pris le soin de leur expliquer comment le tout se déroulait.

Premièrement le fait, que mon père, qui n’est pas musulman, je devais avoir un homme musulman qui approuve le mariage. Et que oui, c’est un événement qui se passe rapidement. Évidemment plusieurs questions ont été posées. Je leur avais aussi partagé une vidéo d’un mariage musulman célébré au Québec. Ils étaient aussi invités à participer à mon mariage. Bref, je les avais préparés dans le premier cas.

Pas pour le deuxième. Je les croyais prêts à vivre ce nouveau mariage. Mais ce n’était pas le cas.

Un mariage, deux cultures…

Qu’importe l’origine des gens qui font partie de notre vie, un mariage représente une rencontre entre deux cultures. Et ce n’est pas toujours évident. Mais on y arrive. Avec des discussions et des compromis.

Ce que j’ai trouvé un peu plus délicat avec mon ex-mari, c’est quand il avait son cancer. Sa mère est venue de la Tunisie pour s’occuper de lui. Elle vivait chez nous, dans notre petit appartement. Il a fallu dire au revoir à notre intimité. Mais aussi à notre vie de couple. Comme j’ai profité de la présence de ma belle-mère pour aller passer du temps dans ma famille. Avant mon départ, il m’avait demandé de parler la permission à mon père d’aller vivre Tunisie. Comme mon père n’était pas à la maison de la semaine, j’ai essayé d’avoir de l’information sur comment on allait s’organiser. Mais il a préféré me quitter que de me donner des réponses.

Un mariage, des familles

Comme j’ai dit, avec mon ex-mari, ce qui a été compliqué, c’est la belle-mère qui est venue vivre chez nous. Pas qu’elle soit méchante. Mais le contexte a fait en sorte qu’avec la maladie de son fils, les émotions et le fait d’être dans un pays qu’elle ne connaît pas, ç’a complexifié les choses. Même si je mentionnais à mon ex-mari ce que je n’aimais pas, j’étais perçue comme la méchante épouse qui détestait sa belle-mère. Alors que le conflit était davantage culturel.

C’était similaire lorsque j’étais en Algérie dans ma belle-famille. J’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blogue, plusieurs facteurs culturels ont eu des répercussions sur le moment passées avec eux. Dont la langue, les habitudes, l’éducation. Bref, plusieurs aspects culturels.

L’expérience de mes parents par rapport à mes mariages avec des musulmans

Ils ont trouvé cela difficile. Mon père le disait davantage que ma mère. Lorsqu’il a rencontré mon premier mari, d’origine tunisienne, il lui a dit franchement ce qu’il croyait. Mon ex-mari a été un peu traumatisé et faisait super attention à ce qu’il faisait en présence de mes parents. Mon père a juste été honnête en disant qu’il ne connaissait rien à l’islam. Qu’il espérait qu’en tant qu’arabo-musulman, il ne me fait pas de tort. Discours qu’il n’a pas eu  avec le deuxième J

Mais je crois que c’est normal pour des parents de réagir à ces nouvelles dynamiques familiales. Dans le meilleur des mondes, en tant que parents, on souhaite que nos enfants aient une vie similaire à la nôtre. Ou du moins, une vie avec laquelle on a des références. Parce que l’on souhaite savoir ce qui va se passer dans leur vie. Mais comme on ne sait pas toujours ce que la vie nous réserve, on doit faire confiance à la vie. Car dans chaque expérience de vie est sources d’apprentissages.