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Le bonheur : 5 points vécus différemment selon la culture

Le 20 mars dernier, c’était, entre autres, la journée internationale du bonheur. Cette journée existe depuis quelques années seulement. En fait, l’ONU l’a reconnue en 2013 pour être précise, car elle reconnaît que le bonheur est une aspiration universelle et qu’elle devrait être considérée dans les objectifs politiques. Selon une étude américaine, la culture et l’éducation ont une importance dans notre définition du bonheur. Honnêtement, je le vois avec mon mari. Nous n’avons aucunement la même définition du bonheur et du bien-être. En effet, en Amérique, le bonheur est souvent associé au fait d’être actif. À l’inverse, dans les cultures plus traditionnelles, le calme en est le synonyme. On peut même mesurer le bonheur grâce à l’indice de développement humain (IDH).

Le bonheur est dans le travail ?

Pour le peintre allemand Wolfgang Mattheuer, « Le bonheur, c’est du travail bien fait. » En effet, pour beaucoup de créateurs, il y a une liberté dans le travail. Dans la culture allemande, si on parle, par exemple, des blogues, le professionnalisme est important. Il y a la volonté d’offrir de la qualité aux lecteurs ce qui implique la récompense d’entrer en relation avec eux. Cela crée donc un lien entre le temps investi dans la création et le rendement créatif.

On peut aussi remarquer que le travail est important dans la société occidentale. Étant plus individualiste, l’épanouissement personnel passe par celui-ci. Plus on travaille, plus on a de l’argent, plus on dépense et plus on est heureux. Bien que ce ne soit pas la philosophie de bien des gens, la majorité d’entre eux pensent ainsi. Il y a le dicton pour le prouver « l’argent fait le bonheur » malgré le fait qu’il ne « pousse pas dans les arbres. » D’ailleurs, les Respectables chantaient quelque chose du genre au tournant du millénaire.

Le bonheur est dans les loisirs ?

Dans la culture allemande, le bonheur est à portée de main. Les loisirs sont une source de bonheur indéniable. Pour les Allemands, c’est donc au quotidien qu’ils vivent les loisirs. Il y a plusieurs raisons de pratiquer un loisir : par amateurisme, par plaisir, par créativité et par divertissement. En Allemagne, il y a une culture du loisir. Ils constituent des associations pour se regrouper afin d’échanger et de s’entraider.

L’avantage du loisir, c’est de prendre du temps pour soi. De s’arrêter. Le monde actuel est effréné, tout va vite. Pour y arriver, on n’a pas le temps de prendre une pause de temps en temps.  Peu importe nos intérêts, il est facile de choisir un loisir qui nous ressemble. Certains se pratiquent davantage seuls, d’autres en groupe. C’est à chacun d’entre nous de choisir ce qui fera notre bonheur.

Le bonheur est dans la spiritualité ?

L’aspect spirituel du bonheur est relatif d’une culture à l’autre. Ludwig A. Feuerbach, philosophe allemand, disait que pour rendre les autres heureux, il faut d’abord se rendre heureux. Il faut donc travailler sur soi, avoir une vie spirituelle qui nous est propre afin de rependre le bien-être autour de soi. On parle de méditation, de contemplation, de philosophie, bref, de transmission, d’une manière ou d’une autre de la spiritualité. Les Malgaches aussi la religion est importante. C’est leur source principale de bonheur. Ils sont constamment en communication avec Dieu. Leurs principales valeurs sont la justice, l’équité et le fait de croire en un monde meilleur.

En Chine, la modestie est une valeur importante de la religion. La définition du bonheur est donc influencée par trois religions : le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Ces dernières sont présentes en sol asiatique depuis des lustres. Non seulement l’aspect spirituel influence le bonheur des Chinois, mais aussi plusieurs aspects de leur vie. Dont la manière de démontrer leurs émotions et d’entrer en relation avec les autres.

Aussi, j’entends de nombreuses converties à l’Islam dirent qu’avant leur conversion, elles se croyaient heureuses et qu’elles nageaient en plein bonheur. Une fois qu’elles ont connu l’Islam, une paix s’est installée en elle de sorte, qu’elles ont trouvé le véritable bonheur.

Le bonheur est dans la relation avec les autres ?

Le fait d’être entouré de gens que l’on aime est une source de bonheur immense pour beaucoup de gens. L’être humain est un être sociable, donc forcément, lorsqu’on est en présence de personnes appréciées, il y a un déclic qui se fait au niveau cérébral. L’identité des proches est non seulement importante, mais la période passée avec eux est gage de souvenirs. Par exemple, les Chinois trouvent le bonheur auprès des membres de leur famille. Si les parents sont encore vivants et que la fratrie est en bonne santé, tout va bien. La Chine est une société collective, donc le groupe passe avant chacun de ses membres. C’est similaire dans les communautés traditionnelles. On pense notamment à l’Asie, mais aussi à l’Amérique latine et l’Afrique.

Le bonheur est dans le temps ?

Ce qui influence le bonheur est la notion au temps. Principalement celui qui est passé. La nostalgie d’une époque révolue est donc très présente. On se rappelle notre enfance, qui était l’époque de liberté et de plaisir. Mais en même temps, est-ce que l’on peut être heureux de façon continuelle ? Je crois que chacun d’entre nous est, en quelque sorte, le fabricant de son bonheur. Il est certain qu’il est influencé par ce qui nous entoure, ce que l’on vit et l’époque dans laquelle on est. Rappelez-vous quand vous étiez. Étiez-vous heureux d’entendre votre mère dire que c’était l’heure du bain ? Et maintenant, le même mot vous fait penser à quoi ?

Le secret du bonheur est dans la sauce

En fait, plusieurs facteurs influencent notre conception du bonheur. Tous les points mentionnés sont de bonnes réponses. En fait, il y en a autant que d’être humain. Il y a des gens qui sont doués pour le bonheur. D’autres, non. On dirait que le malheur s’acharne sur eux. Bref, d’une culture à l’autre, la notion de bonheur est différente. Bien qu’il s’agisse d’un sujet universel.

 

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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