Les affiliations du monde de l'autre

Janato Atfale, mais pourquoi ?

Je sais que sur les différents médias sociaux du monde de l’autre, et même dans quelques recherches sur internet, plusieurs musulmans sont présents et visitent, d’une manière ou d’une autre, le site. Alors, j’ai pensé à vous, car habituellement, je tente de faire comprendre l’Islam à ceux qui ne le connaissent pas. Mais aujourd’hui, c’est l’inverse. J’ai pensé vous aider à apprendre un peu plus votre religion en vous présentant le site Janato atfale. Il s’agit d’un endroit où des DVD-ROMS et des CD-ROM d’éducation islamique sont en vente. Honnêtement, ce site doit être connu de tous les musulmans. Je vous explique pourquoi…

affiliation Janato Atfale

Capture d’écran (c) Myrianne Lemay

Mais qu’est-ce que Janato Atfale?

Janatoatfale, une compagnie Montréalaise, accessible aux musulmans. Son but est de leur permettre, autant au Canada qu’ailleurs dans le monde, de développer leurs connaissances islamiques. Le public est très large. En effet, enfants et adultes, femmes et hommes confondus, sont la cible des différents documents offerts sur le site. Pour les enfants, l’apprentissage de la langue arabe et de l’islam est possible par des jeux ou encore des vidéos éducatives concernant différentes histoires tirées du Coran. Pour les adultes, plusieurs sujets sont abordés comme le mariage, l’éducation des enfants, la femme dans l’islam, la science et le coran, le repentir et la correction des erreurs ainsi que la description des chi’ites. Le Coran et des conférences sont disponibles. Chaque sujet ayant son propre support. Il faut préciser que les documents sont majoritairement en arabe, mais qu’il en existe en français. Il suffit de chercher un peu pour les trouver. Les prix sont abordables et raisonnables. Les commandes peuvent être envoyées partout dans le monde.

Qui en est le responsable de Janato Atfale?

La personne responsable du site est au Canada depuis plus de vingt ans. D’origine algérienne, elle a toujours cherché la vérité et souhaite la partager avec le plus de musulmans possible afin de leur éviter l’égarement. Le travail rigoureux réalisé afin d’offrir des ouvrages de qualité abordables pour tous. Les documents vendus sur les site eurent maintes vérifications. Ce qui fait que les informations choisies le sont avec exactitude. Basées sur le Coran et les enseignements du Prophète,  elles sont véridiques, rien de moins.  Rien n’est donc laissé au hasard. Ainsi, le travail exécuté par l’instigateur de ce site est important et consciencieux. Les CD-ROM et les DVD-ROMS permettent aussi un apprentissage proactif, car la navigation y est facile et qu’on peut y aller à son propre rythme.

Les produits de Janato Atfale

Janato Atfale offre des produits de qualités que l’on peut donner à tous, dont soi-même, ainsi qu’à toutes personnes qui souhaitent apprendre davantage sur l’islam. Donc, si vous ressentez le besoin d’en apprendre davantage sur votre religion ou que vous avez des connaissances qui ont le même désir, allez visiter le site. Vous y trouverez tout pour combler vos besoins. Et sûrement davantage. De plus, si vous ne connaissez rien à l’islam, vous pouvez faire un tour sur le site pour voir ce qui est en ait. Le site est disponible en trois langues : arabe, français et anglais.

Publicités

Aujourd’hui, je déroge un peu des textes que j’écris habituellement pour le blogue. Il ne sera donc pas question de construction identitaire reliée à la diversité et l’interculturalité. Non non! En fait, il est plus ou moins question de construction identitaire, en fait, à celle d’un site internet… Il y a toujours moyen de faire des rapprochements avec un sujet de blogue. En fait, c’est pour une raison très simple! Lorsque j’ai commencé à vouloir sérieusement bâtir mon blogue, j’ai fait des recherches afin de savoir quoi faire et surtout comment le faire. Bien que j’ai étudié en communication, la création d’un blogue et la rédaction liée à ça, ce n’était pas enseigné. Devant l’ampleur du phénomène, plusieurs se sont lancés dans l’accompagnement de blogueur. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Il faut juste trouver le bon accompagnateur, celui qui nous rejoint et qui nous fait sentir bien quand on le lit!

Pour moi, mon choix s’est arrêté sur l’Académie du blogue. Pourquoi ? En raison de sa simplicité et de son approche personnelle. Il y a un cours gratuit qui permet d’apprendre la base d’un site web, donc d’un blogue. J’ai pu apprendre, entre autres, à définir ma clientèle, ma vision, trouver mon nom et mon sujet. J’avoue que cela m’a permis de mieux structurer ce que je voulais refléter avec mon blogue. Ce qui est bien aussi, c’est qu’il y a  possibilité de joindre un groupe sur Facebook. On y trouve une belle communauté où on trouve l’entraide et le soutien nécessaire à notre projet. Évidemment, ce n’est pas assez! Vous allez voir que le site comprend aussi une boutique où l’on peut se procurer la documentation que l’on a besoin pour continuer son apprentissage. J’ai moi-même choisi trois documents, soit Blogue 101, le kit de la blogueuse organisée et le document Définir sa vision.

Si vous voulez bien démarrer votre blogue ou même simplement vous améliorer, je vous le conseille fortement. En tant que blogueurs, nous avons tous besoin d’un réseau qui nous permet d’avancer et qui permet de sortir de notre isolement. Je vous encourage à vous y joindre à cette Académie. Je suis tellement sûre que cela vous plaira que je m’y suis affiliée à ce site pour en faire la promotion. S’il m’avait déplus, je vous jure que je n’aurais pas écrit cet article pour vous en parler.

Allez visiter le site pour vous faire une idée et vous m’en donnerez des nouvelles.

Comme vous le savez, chaque être humain a des droits. Même les enfants ont une Convention relative à leurs droits. Cette semaine, dans la presse, un article concernant un Malaisien de 41 ans qui a marié une jeune thaïlandaise de 11 ans a été publié. En fait, la Malaisie, un pays musulman qui défend les droits des enfants, dénonce la situation. Je vous laisse lire l’article, qui date du 1er juillet, ainsi, vous pourrez vous faire une idée. Mais de ce que j’ai compris en Malaisie, il est permis de marier les moins de 16 ans, mais sous certaines conditions. Actuellement, il y aurait 16 000 jeunes filles de 15 ans et moins qui sont mariées. Ce qui est énorme ! C’est ce qui m’a convaincu d’être sur le sujet.

LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DE L’ENFANT DES NATIONS UNIES

 

Qu’importe l’endroit où vivent les enfants, ces derniers sont protégés par des droits, et ce, de leur naissance jusqu’à leur majorité. Personne ne peut donc  leur enlever ses droits. Que ce soit en lien avec l’éducation, la protection, l’épanouissement, la survie ou tout ce qui a un lien avec le développement de l’enfant, il y a un privilège qui s’y rattache. Ils ont tous importants et il y a un lien entre chacun d’entre eux. En tout, il y a une cinquantaine d’articles, qui englobent la protection, l’éducation, la liberté d’expression ou de croyance, l’accès à l’information, d’avoir une famille et des loisirs, faire des choix et d’avoir une vie privée. Il y a beaucoup d’autres, comme le fait que les enfants doivent connaître leurs droits. Les divers gouvernements et organisations doivent aussi les reconnaître et les appliquer. En gros, veiller au respect de la convention et faire en sorte de protéger les enfants.

Des exemples d’articles de la convention relative aux droits de l’enfant

 

Qu’est-ce qu’un enfant ?

 

L’article 1 définit ce qu’est un enfant. Il s’agit de toute personne de moins de 18 ans. À moins que l’âge de la majorité soit atteint avant en raison de la législation du pays où cette loi s’applique. Donc, dans certains pays, la majorité peut être avant les 18 ans malgré le fait que ce soit la norme.

Relations avec les parents

 

Plusieurs articles concernent la relation que l’enfant doit avoir avec ses parents. On pense, entre autres, aux articles suivants : 3, 7, 8, 9, 10. Ce que l’on peut comprendre, c’est que, dans l’intérêt de l’enfant est ce qui est le plus important. Dans la très grande majorité des cas, ce sont les parents qui doivent s’en assurer. Par contre, l’État peut aussi le faire. Cela implique aussi son identité (nom et nationalité) et sa relation qu’il peut avoir avec ses parents.

Droits et libertés de l’enfant

Tout comme les adultes, les enfants ont leur droit d’avoir des opinions et de les exprimer. Ils peuvent aussi s’informer par les différents médias mis à sa disposition et de se construire une pensée qui lui est propre. Il a le droit à sa propre conscience, de choisir sa religion et de s’associer pacifiquement. Évidemment, il a aussi droit d’avoir une vie privée.  C’est ce qu’expliquent les articles 12 à 17.

Les cas spéciaux

 

Les enfants réfugiés ou handicapés ont accès à des soins particuliers et une protection qui leur est propre. C’est ce qu’expliquent les articles 22 et 23. L’article 38, qui parle des conflits armés, mentionne aussi que les moins de 15 ans ne peuvent pas y participer. Du moins, directement ! Ceux qui en sont victimes ont aussi droit à une protection spéciale et des soins adaptés à leur situation. L’article 24 complète ses articles en disant que tous les enfants ont droit de bénéficier des soins qui leur permettent de vivre en bonne santé.

L’éducation, les loisirs et la culture

 

Les articles 28 à 31 parlent d’éducation et de loisirs. L’éducation est un droit et accessible à tous. Le primaire est gratuit et obligatoire, mais pas les autres niveaux, selon le cas. Les buts sont l’épanouissement total et le développement complet de l’enfant. Ce qui implique d’apprendre sa langue maternelle, d’avoir accès à la culture sous toutes ses formes. Cela est davantage nécessaire pour les minorités et les autochtones. Évidemment, les enfants doivent avoir accès des périodes de repos, cela implique les congés de garderie et de passer du temps de qualité avec ses parents.

L’exploitation des enfants

 

Évidemment, si l’enfant a droit a des périodes de repos, cela veut dire que le travail leur est interdit. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas avoir des tâches à faire à la maison. Il est quand même permis d’aider les parents, selon les capacités de chacun. On parle principalement d’exploitation économique, sexuelle ou autres qui peuvent nuire à l’éducation ou la santé de l’enfant. Cela inclut la vente, la traite ou la privation de leur liberté.  Je vous invite à lire les articles 32 à 37 sur ce sujet.

La protection des droits des enfants

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a publié en 2006 un cade de protection concernant les droits des enfants. Ainsi, on y trouve des objectifs, des principes directeurs et des stratégies pour y parvenir.

Principes directeurs

 

Le premier principe est le fait que les États sont responsables de la protection des droits des enfants. C’est donc ce que la Convention préconise. Viennent ensuite la famille et la communauté. Elles sont les éléments centraux dans la prévention des droits autant des filles que des garçons. D’une manière ou d’une autre, lorsque les droits des enfants sont bafoués, il est toujours urgent d’intervenir en mobilisant le plus de ressources possible, incluant l’enfant lui-même sans aucune discrimination. Tout comme la Convention le dicte, l’intérêt supérieur des jeunes est prioritaire. Évidemment, il est important d’aider l’enfant en prenant compte de sa situation sociale et culturelle et en s’adaptant à lui.

Objectifs

 

En tout, il y a six objectifs mentionnés. Ils ont tous des suggestions d’actions à prioriser pour s’assurer de leur réussite. À vous de voir s’il vous est possible de les appliquer dans votre secteur. Premièrement, autant les filles que les garçons sont sécurité dans les  espaces ils vivent, étudient et jouent. Bref, partout où ils doivent être. De plus, leur participations est nécessaire au renforcement de leur capacité. Les enfants sont donc impliqués dans les procédures qui les concernent. Ils ont accès aux documents légaux qui les concernent. Les enfants nécessitant des soins spécifiques doivent y avoir accès. Dans l’intérêt des enfants, il est nécessaire qu’ils bénéficient d’une solution qui perdure dans le temps.

Les droits des enfants en conclusion

 

Bref, lorsqu’il est question des droits des enfants, on aborde toujours un sujet délicat. Ils font partie des plus vulnérables des sociétés actuelles. Mais plus le temps passe, plus leurs droits sont mis de l’avant. Ce qui fait que plusieurs sociétés, leurs conditions de vie s’améliorent grandement. Par contre, il en reste encore beaucoup à faire, principalement dans les sociétés moins nanties.

On le sait, la violence conjugale ou familiale, bien que discrète, fait partie du quotidien de bien des gens. Elle peut prendre plusieurs formes et être subie à toute âge. La grande majorité des victimes est féminine (78% en 2015) mais les hommes peuvent l’être aussi. Il faut dire que plusieurs facteurs sont susceptibles d’influencer le comportement violent et que la culture n’a rien à voir avec la violence. Oui, il y a des communautés qui ont le sang plus chaud que d’autres, mais il ne faut pas généraliser. Le 24 juin dernier, j’ai assisté à une conférence sur le sujet. Il était principalement question de la perspective islamique. Ce qui m’a permis de confirmer certaines idées que je m’étais faite de l’Islam. L’atelier était offert en collaboration avec Déf’illes et des ailes et le Conseil canadien des femmes musulmanes (CCFM). L’idée derrière cette activité était d’aller chercher la participation des hommes, mais peu se sont présentés.

Mobiliser les hommes à la violence familiale, mais pourquoi ?

Parce que la violence au sein d’une famille, c’est une problématique où, dans la très grande majorité des cas, il y a un homme d’impliquer. Que ce soit le père, le frère, un oncle ou un conjoint. Il faut donc les sensibiliser à la manière de se comporter avec leur entourage féminin. Par contre, les hommes peuvent être victime de violence familiale. En moins grand nombre, évidemment, mais ils peuvent l’être. Il est donc primordial de leur permettre de s’exprimer sur le sujet. Par exemple, le CCFM mentionne un rapport du projet Sakinah où sur 800 entrevues 31% des femmes musulmanes sont victimes de violence physique dans leur couple. Et ça, c’est celles qui affirment l’être. Au Québec, en 2015, près du tiers des infractions criminelles sont issues d’un contexte familiale. Donc, on peut constater, que ce n’est pas une question de culture, mais une question d’éducation

Pourquoi la violence familiale ?

En fait, il y a plusieurs raisons. Mais ces dernières poussent à la création d’inégalités qui se forgent graduellement à la maison. Les égalités font place au contrôle et au pouvoir. Ce qui n’aide pas aux relations familiales. En fait, il existe deux roues qui expliquent qu’est-ce qu’une relation saine en rapport à une relation malsaine. Dans une relation saine, évidemment, il n’y a pas de violence. On y retrouve le respect de l’autre, aucun comportement menaçant, de la confiance et les responsabilités sont partagées. Tous les membres de la famille participent donc selon leur capacité. Par contre, dans une relation où il y a un déséquilibre, ce n’est pas ce qui est vécu. La personne qui a le contrôle dans la maison va utiliser des menaces de toutes sortes pour créer un climat malsain. Comme le fait de la quitter la personne, de se suicider ou de s’en prendre aux enfants. Il peut y avoir de l’intimidation, de l’isolement ou autres comportements néfastes.

Photo (c) Myrianne Lemay

Photo (c) Myrianne Lemay

Les raisons

Je vous parlais du fait qu’il y ait plusieurs raisons qui poussent à un déséquilibre de pouvoir. Il a la conception du patriarcat, de ce qu’est un couple, l’éducation reçue, des traumatismes, l’image que l’on a de soi, etc. Bref, chaque personne à son historique qui fait ce qu’elle est. Cela ne veut pas dire qu’elle est une mauvaise personne, mais il y a quelque chose en elle qui doit être réglé.

La violence familiale et l’écoute active

Habituellement, quand on interagit avec les gens, on communique avec notre corps. Lorsqu’on est attentif ou non à ce qui se passe autour de nous, cela parait. Les gens autour de nous le ressentent même si ce n’est pas verbaliser. Lorsque quelqu’un utilise l’écoute active et est axé sur le présent, l’attitude corporelle le démontre. La personne va vous regarder et prendre en considération ce qui vous dite. Qu’importe la position (assis ou debout) il y a une ouverture, une tranquillité qui se dégage de la personne qui écoute. On sent sa présence, même si on s’occupe à autre chose. Quelqu’un qui n’est pas présent intellectuellement parlant, n’aura pas cette ouverture, cette possibilité d’échange. Le cerveau et le cœur n’y sont pas. Ce qui rend difficile toute communication et résolution de problèmes. Et on le sait, pour communiquer, non seulement la parole est importante, mais l’écoute l’est aussi.

Photo (c) Myrianne Lemay

La violence familiale et la documentation du CCFM

Photo (c) Myrianne Lemay

Photo (c) Myrianne Lemay

Le CCFm a créé en 2016 une documentation concernant la violence familiale. La documentation est très bien faite. Il y a deux cahiers qui ont comme thématique la mobilisation des hommes et des garçons pour mettre fin à la violence familiale. Le premier est une trousse d’animation ayant quatre thématiques :

  1. Désapprendre le patriarcat et explorer les liens à la violence envers les femmes et les filles
  2. Remettre en question les normes et les stéréotypes sexospécifiques
  3. Promouvoir les relations saines
  4. Stratégies d’intervention efficaces

Il comprend aussi des guides et des feuillets à l’intention des animateurs. Le deuxième document est la perceptive islamique du programme de mobilisation. Donc, ceux et celles qui interviennent auprès des couples musulmans peuvent se fier à ce livret, car il y est question du Coran, des hadiths et de tout ce qui est relatif à l’islam. Je vous conseille vraiment d’aller le télécharger si vous travaillez avec cette clientèle.

Pour en savoir plus

La campagne du ruban blanc : www.whiteribon.ca

SOS Violence Conjugale : www.violenceconjugale.ca

Pour télécharger la documentation du Conseil canadien des femmes musulmanes : www.ccmw.com/violence-against-women-health-and-justice-for-canandian-muslim-women/

Les top 5 du lundi

Aujourd’hui 1er juillet, non seulement c’est la journée québécoise du déménagement et la fête du Canada, mais aussi la journée mondiale du Reggae. Un style de musique associé à Bob Marley, mais porteur de beaucoup d’une histoire et d’une culture qui sont vraiment intéressantes. Comme c’est le cas pour plusieurs types de musique. C’est ce que l’on voit aujourd’hui.

Reggae

La raison pour laquelle on célèbre le Reggae aujourd’hui, c’est qu’il aurait été créé un 1er juillet… en 1968. Donc, le Reaggae a 50 ans cette année, en raison du fait que Toots a chanté Do The reggae cette année-là. Mais les spécialistes ne sont pas tous en accord avec cette idée. Mais il est clair qu’il s’agit d’un style musical des années 60 né en Jamaïque et qui est considéré comme un mouvement de résistance contre l’Amérique. Bob Marley restera associé à jamais à ce style de musique. En fait, ce dernier est le résultat d’un métissage culturel. Évidemment, on pense aux dreadlocks, au rastafarisme et à la non-violence. Aussi, lorsque l’on parle de culture, on y retrouve dans le Reggae des racines des Caraïbes et d’Afrique. Pourquoi l’Afrique ? Les esclaves… Pour l’origine du mot, il y a trois possibilités :  regular people, raggedy ou streggae. En bref, le Reggae offre un message à la fois politique et religieux qui prêche le retour en Afrique de la population noire.

Le Gospel

Le Gospel est associé au trafic d’esclaves noirs venant d’Afrique vers l’Amérique du Nord. Dans les champs de coton, il y avait quelqu’un qui improvisait un chant que les autres esclaves répétaient en chœur. Graduellement, ces chants deviennent une manière de communiquer, de manière codée, entre esclaves. Avec le temps, les esclaves noirs s’intéressent de plus en plus à la religion chrétienne. Donc, les chants deviennent religieux et furent appelé Negro Spiritual. Lors de l’abolition de l’esclavagiste, dans les années 1800, le Negro spiritual élargit son public grâce aux chorales des Universités noires. Au cours des années, les pasteurs utilisèrent cette musique pour attirer les gens vers les Églises. Ainsi donc naquit le Gospel. Il s’agit d’une musique émotive qui touche les gens grâce à ses mots et à sa rythmique. Aujourd’hui, le Gospel se commercialise et il se chante de plus en plus en concert. Des chorales s’organisent plus seulement dans les Églises, mais aussi ailleurs, comme dans les écoles. Martin Luther King l’a déjà utilisé comme moyen de revendication concernant la défense des droits des Noir·e·s.

Le Jazz

Autre musique associée aux Noir·e·s. Le Jazz tire son origine d’un mélange de musiques Afro-Améraicaines. On pense entre autres Negro Spiritual et au Gospel. Donc, le Jazz transmet lui aussi, d’une certaine manière, un message lié à la condition des Noir·e·s en Amérique. Le Jazz apparaît au début du 20e siècle. Au fil des décennies, on voit apparaître différents styles de Jazz. Le lieu de naissance a aussi son impact dans le développement musical de Jazz. On pense au ragtime, au stride et au swing. Plus on avance dans le temps, plus le jazz se diversifie. Plusieurs grands noms sont associés à ce style de musique. On pense à Miles Davis, John Coltrane ou Nina Simone. Au Québec, Oscar Peterson est un pianiste jazz qui a une influence importante sur la scène musicale. Le Jazz produit en Europe possède une sonorité différente de celui, car il est teinté par les différents styles de musique qui sont présente dans les vieux pays.

Musique arabe

On reconnaît facilement la musique arabe. Elle a une sonorité et des instruments propres à elle. Les Arabes habitant un grand territoire, leur musique est donc très diversifiée. La musique est influencée aussi par la religion. Les pratiquants musulmans écouteront des chants religieux sans musique, alors qu’un juif ou un chrétien peut se permettre d’écouter de la musique. Il est vrai qu’il y a une ambiguïté à ce niveau. Il faut comprendre que la majorité des Arabes habitent autant en Afrique du Nord qu’en Asie, principalement près de la méditerranée. L’influence de la langue est aussi à considérer. On pense à l’arabe ou au persan. Même la manière de jouer d’un instrument se différencie de la musique occidentale. Un·e pianiste peut vous l’affirmer, mais il est possible de jouer plusieurs notes à la fois sur un piano. Dans la musique arabe, chaque instrument ne joue qu’une seule note à la fois. Les instruments les plus utilisés ? Le Oud (guitare) le nay (flûte) et les percussions, évidemment. En Algérie, dans lors de mariages, quand les mariés circulent en voiture, des percussionnistes les accompagnent dans une autre voiture. Impossible de les manquer, car c’est un peu comme le klaxon ici.

Musique asiatique

Une des plus anciennes musiques du monde est probablement celle venant d’Asie. De plus, elle possède une richesse musicale, instrumentale et orale. On peut faire un lien avec la musique arabe, en raison des Perses et des Turcs qui habitent aussi le territoire asiatique. Il y a donc une influence entre les différents pays asiatiques. La musique asiatique possède des codes précis qu’il faut respecter, mais qui sont variables selon où le musicien habite. Par contre, la dévotion se ressent dans la musique jouée. Dans sa forme populaire, la musique s’associe aux danses et au théâtre. Les musiciens peuvent être à un type d’activité ou à une classe sociale. Ce que l’on peut remarquer, c’est le rythme syncopé de la musique asiatique et la présence important des percussions. La musique ne s’enseigne pas dans les écoles ou conservatoires. Il existe peu de partitions, car la musique asiatique se transmet oralement et de façon quotidienne.

On le voit, la musique est vécue différemment selon l’endroit où l’on habite. Elle est influencée par plusieurs facteurs, mais reste très présente dans le quotidien des gens.

ilLes hadiths du prophète sont des références importantes dans l’Islam. Ils nous indiquent le chemin à suivre. On a aussi le Coran qui fait la même mission. Mais comme beaucoup de choses dans la vie, ces sources sont parfois mal interprétées ou complètement modifiées. C’est le thème de l’article d’aujourd’hui. En effet, beaucoup de hadiths, des propos tenus par le prophète ou des gens de son entourage à son sujet, sont falsifiés. Surtout en ce qui a trait aux femmes. Pour ce texte, je me suis basée sur le livre de Maryam Atiya Faux hadiths aux sujets de la femme paru chez Tawhid en 2013. Il a été traduit de l’arabe par Claude Dabbak. Les préfaces sont de Tariq Ramadan, islamologue suisse et du Docteur Abdallâh ibn Yûsuf al-Judai, vice-président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche. Je l’ai acheté en ligne dans une librairie islamique française.

Les catégories de faux hadiths

En fait, les faux hadiths dans ce livre sont regroupés en cinq catégories :

  1. L’isolement des femmes, car, pour beaucoup d’hommes, le seul endroit bien pour elles, c’est la maison du mari ;
  2. La séduction et la ruse des femmes, qui sont toutes, évidemment, influencées par le diable ;
  3. L’intelligence des femmes est à mépriser, car, on le sait, elles sont toutes stupides et leurs opinions ne sont pas valides ;
  4. La soumission de la femme est uniquement pour l’homme, du moins selon certaines cultures patriarcales ;
  5. Les préjudices que vivent les femmes, car, évidemment, les quatre points précédents ne sont pas assez discréditant pour les femmes.

Ces cinq points ont tous une connotation négative et sont utilisés par les hommes pour discréditer les femmes sur plusieurs niveaux : politique, sociable ou culturelle. Mais dans aucun cas, ces hadiths ne vont pas dans le sens des preuves coraniques ou de la sunna.

Mais pourquoi créer de faux hadiths ?

L’Islam existe depuis près de 1500 ans. Mais après le décès du prophète, lorsque l’Islam s’est propagé sur de nombreux territoires, des gens ont répandu des faussetés pour corrompre la religion. 41 ans après l’hégire que des gens haïssant l’islam ont commencé à en dire ici et là. De plus, des soi-disant musulmans ayant peu de foi ont aussi inventé de faux hadiths pour s’avantager par rapport à l’islam. Parmi les autres causes, on mentionne le fait que certains voulaient corriger les mensonges. Il est aussi question du fait que la transmission a été influencée par les propres avis de gens se disant spirituels. Aussi des savants ayant noté des hadiths les ont perdus. Ce qui fait que la mémorisation est biaisée. Idem pour les rapporteurs de confiance qui, en fin de vie, ont eu l’esprit brouillé et transmettaient les hadiths d’une manière erronée.

Les chaînes de transmission des faux hadiths

En effet, les hadiths ont des chaînes de transmission qui confirment ou non la validité de ce qui est transmis. Aṣ-Ṣâghânî disait que « Les faux hadiths sont devenus nombreux à notre époque : ils sont rapportés par des prédicateurs-conteurs devant les chaires et dans les assemblées, et répétés par les ascètes et les juristes dans les rues et dans les écoles, ils circulent dans les réunions comme dans les tribus, parce que les gens connaissent mal la Sunna et s’en sont détournés. » Mubârak considère que les chaînes de transmission font partie de la religion, car sans elles, n’importe qui peut dire n’importe quoi ! Ibn Sîrîn dit qu’auparavant, ses chaînes n’existaient pas. Elles sont apparues à cause des faux hadiths.  En gros, à force d’être répété dans différentes situations, cela fait en sorte que les hadiths sont ancrés dans les mentalités populaires, culturelles et religieuses.

 

Mais pourquoi cibler les femmes avec les faux hadiths ?

Les femmes sont victimes de plusieurs faux hadiths. L’un des buts est de faire en sorte qu’elles soient dans l’ignorance. Pourtant, l’éducation des enfants passe par elles. Donc, en étant ignorante notamment en matière de lecture, d’écriture et de religion, l’éducation des enfants est affectée et créée des générations d’ignorants. Pourquoi ? Parce que pour certaines personnes, la lecture et l’écriture sont des armes de corruptions ! Aussi en isolant la femme dans la maison, on l’infériorise et on limite sa participation à la société. Ce que l’Islam encourage. En étant cachées du reste de la société, ces femmes sont plus susceptibles d’être victimes de violences physiques, psychologiques ou économiques. D’ailleurs, la totalité des faux hadiths est inventée par les hommes. Selon les études, la liste des créateurs a été faite. Aucun nom féminin y est présent ! Les femmes sont donc plus fiables que les hommes à ce sujet !

La femme musulmane du point de vue des créateurs de ces faux hadiths

Les créateurs de faux hadiths veulent donner une image négative de l’islam selon une représentation précise de la femme musulmane. Celle d’une femme sans jugement soumis totalement à l’homme. Une femme à la fois rusée et trompeuse parce qu’elle est subordonnée au diable. La seule chose qui lui serait permise d’apprendre est la sourate an nour, la lumière, pour la simple raison qu’il y est question du châtiment corporel en cas d’adultère. Parce qu’ironiquement, toute femme, même voilée, est une séductrice dans l’âme. N’est-ce pas ? Donc, il faut absolument la cacher pour éviter toute tentation. Mais paradoxalement, les hommes prônant ce fait, veulent que leurs propres femmes soient en contact qu’avec des femmes lorsque vient le temps d’un accouchement, par exemple. Mais ces femmes médecins ont une formation scolaire, une éducation qui font qu’elles puissent travailler avec cette clientèle. Est-ce que le travail fait des femmes des êtres de catégories à part ?

La différence entre un hadith faible et un hadith inventé

 

L’imam at-Tirmidhi divisait les hadiths en trois catégories principales. Il y a les authentiques et les faibles. Mais entre les deux, il y a les bons hadiths.

Hadiths faibles

En fait, les hadiths faibles servent à l’argumentation juridique, mais peuvent être faibles ou bons selon le contexte. Mais une chose certaine, c’est qu’ils sont considérés faibles parce qu’ils ne cadrent pas à la définition des hadiths authentiques ou bons. On note que la chaîne de transmission et la réputation du rapporteur ont une influence sur la catégorisation des hadiths. En effet, s’il y a une incertitude en ce qui a trait à l’honneur ou à la fiabilité du rapporteur, le hadith n’est pas retenu. Par contre, s’il y a une confirmation d’un rapporteur plus sérieux, le hadith peut être approuvé. Sans compensation, le statut ne change pas.

Hadiths inventés

Lorsque quelqu’un invente un hadith, cela signifie qu’il a été fabriqué de toute pièce et de façon mensongère. Faussement attribué au prophète, de façon volontairement ou non, il se retrouve donc dans les recueils de hadiths. Pour des gens, comme ibn ad Salah, ce type de hadith est pire que les hadiths faibles. Au point, qu’ils ne devraient pas être considérés dans aucune catégorie. Lorsque l’on lit sur les hadiths inventés, plusieurs expressions prouvent que les rapporteurs ont mauvaise réputation. On les traite de menteurs, de forgeurs ou de calomniateurs. Les transmissions de ce type de hadith sont variables selon les intentions, car, à la base, c’est mal vu, pour un musulman, de rapporter un hadith inventé. Premièrement, pour rapporter le fait que ces hadiths sont faux. Deuxièmement, par ignorance, car il n’a pas cherché à savoir si c’est vrai. En dernier lieu, ceux qui le font volontairement dans le but de nuire.

Conséquences liées aux faux hadiths

Forcément, il y a des conséquences à ces faux hadiths. Ils propagent une fausse image de l’islam, mais affectent les croyants au quotidien. Encore aujourd’hui, on croit à la soumission totale de la femme musulmane est à l’homme. Pourtant, si c’est le cas, pourquoi je serais ici à vous écrire ?  Être complètement soumise à mon mari, je ne vous écrirais pas ici l’inverse. Oui, je respecte, du mieux que je peux, ce que mon mari me dit. Mais est-ce que ça fait de moi une femme soumise ou rebelle, selon la situation ? Et si les femmes musulmanes doivent être ignorantes, pourquoi sont-elles, dans bien des cas, beaucoup plus éduquées que plusieurs femmes non-musulmanes ? Je connais de nombreuses femmes musulmanes, ici ou ailleurs, qui sont ingénieures, avocates, enseignantes… Pourtant, à cause de ces faux hadiths, ils stigmatisent bon nombre de femmes comme étant stupide.

Bref, même si ces faux hadiths ont été créés, il y a plus d’un millénaire, ils ont encore un impact aujourd’hui. Par chance, beaucoup tente de prouver l’inverse. Bien ancrés tant dans la culture musulmane qu’occidental ces hadiths font en sorte qu’il est parfois difficile de faire la part des choses. D’où l’importance de faire des recherches pour bien comprendre ce qui se passe ailleurs.

Aujourd’hui, c’est la journée canadienne du multiculturalisme. En gros, c’est le fait qu’il y ait plusieurs cultures dans un même pays. Comme c’est le cas au Canada. C’est l’occasion de fêter le fait que le Canada a une grande richesse culturelle et du respect presque réciproque entre les différents groupes culturels qui compose la société canadienne. Pourquoi presque réciproque ? Parce qu’on le sait, il y a beaucoup d’incompréhension par rapport à certaines communautés d’immigrants. En 2011, le pays comptait environ 200 communautés différentes, dont quelques-unes qui dépassaient le million de membres. Un groupe est souvent victimes de préjugés : les Maghrébin·e·s. Au Québec, la grande majorité habite Montréal. Bochra Manaï a écrit un livre sur ce sujet précis : Les Maghrébins de Montréal paru en 2018 aux Éditions des Presses de l’Université de Montréal. Il contient 160 pages.

(c) Myrianne Lemay, capture d’écran

L’ethnicité des Maghrébin·e·s

Si j’ai bien compris, l’ethnicité n’est pas seulement le fait d’hériter des gênes de nos ancêtres. Les interactions sociales sont primordiales dans la construction de l’ethnicité individuelle ou d’un groupe. L’ethnicité d’un groupe, selon Max Weber, le lien de parenté a son importance, mais la croyance et les similitudes (histoire, cultures ou autres) l’ont encore plus. Donc, le lien de sang passe souvent au second rang. Dans le cas qui nous concerne ici, les Maghrébins sont les gens habitant le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Il s’agit souvent d’Arabes ou d’autochtones habitant l’un de ces pays et qui ont en commun la langue, la religion et un passé colonial pas très élogieux. Malgré ces similitudes, il y a de nombreuses différences qui font que l’identité ne se définit pas uniquement de façon globale, mais selon des caractéristiques qui lui sont propres. Il existe donc des sous-catégorisations à considérer qui définissent l’ethnicité d’un groupe.

L’immigration des Magrhébin·e·s

Le profil des Maghrébin·e·s est paradoxale. La grande majorité de ce groupe est beaucoup plus éduqué que la moyenne canadienne. Par contre, lorsque l’un de ces membres trouve un emploi, il est souvent surqualifié. Aussi, beaucoup d’immigrant·e·s sont des étudiants provenant d’Afrique du Nord. La présence des femmes maghrébines se fait sentir de plus en plus. Contrairement à la France, où l’immigration féminine provenant du Maghreb résulte du regroupement familial, le cas du Québec diffère. En effet, l’immigration des Maghrébin·e·s découle du recrutement de la province et du pays. Le Québec choisit ses immigrants en fonction de plusieurs critères, dont la scolarité et la qualification au travail. Les femmes, considérées comme un vecteur important pour les communautés. Bien que la société considère bien souvent les femmes musulmanes comme des victimes, elles ont un pouvoir socio-économique important.

Montréal, un ghetto de Maghrébin·e·s

La grande majorité des Maghrébin·e·s vivent dans la grande région de Montréal. Plusieurs vivent sur l’île, mais aussi dans ses banlieues. Comme la majorité des immigrant·e·s présent·e·s, les Maghrébin·e·s se rassemble avec leur semblable. Leur forte concentration dans un même endroit fait en sorte de créer un ghetto. Une minorité dans un même secteur qui provoque donc une cohésion sociale qui peut sembler majoritaire. D’où le fait que, pour certain·e·s, il faut éviter. Les Maghrébin·e·s de Montréal sont présents dans de nombreux quartiers plus ou moins centraux de l’île. On pense à Parc-Extension, Rosemont-Petite-Patrie, Saint-Laurent, Ahuntsic-Cartierville et Côte-des-Neiges. Le fait de savoir où habitent les immigrant·e·s permet d’en connaître davantage sur leur situation. On peut donc découvrir beaucoup de choses à leur sujet. On pense notamment au Petit Maghreb, mais aussi au quartier Chinois ou à la Petite Italie. Montréal ne manque pas de quartiers comme ces derniers.

Les marqueurs identitaires des Maghrébin·e·s

En fait, il y a deux grands types de marqueurs que l’on peut identifier chez tout groupe. Le premier est visible et le deuxième, non. L’image de l’Iceberg revient souvent comme représentation de cette dualité. Au niveau urbain, on note une définition des lieux. C’est-à-dire que le territoire se définit selon des relations de pouvoir ou conflictuelles. Et c’est normal ! Pour beaucoup d’immigrant·e·s, cela passe par exemple, par des associations (culturelle, religieuse ou patrimoniale), des médias communautaires, des lieux de cultes ou des commerces. Vu leur visibilité, ces marqueurs peuvent être source de négociations. Comme c’est le cas pour les lieux de culte. À Montréal ou dans d’autres centres urbains, il y a divers lieux de cultes. Cela permet l’intégration des immigrant·e·s. Les écoles religieuses ont aussi leur impact sur la manière dont les nouveaux arrivants s’intégreront à la société. D’ailleurs, beaucoup de commerçants ont appris leur travail actuel ici, sur le « tas ».

Le Petit Maghreb : haut lieu des Maghrébin·e·s

Le meilleur exemple que l’on peut donner de ce territoire urbain ce sont les quartiers multiethniques. Montréal en compte plusieurs, dont le quartier chinois ou la Petite Italie. Dans le cas qui nous concerne, le Petit Maghreb ne donne pas sa place non plus. Situé sur la rue Jean-Talon, principalement entre Saint-Michel et Pie-IX, on y trouve tous les marqueurs visibles typiques des Maghrébin·e·s. Il y a des commerces de toutes sortes, des mosquées, des associations, etc. Tout comme au Maghreb, les gens vivent dans la rue. Les événements sont très inclusifs et c’est là que les gens socialisent. Il y a peu de distinction entre les habitants des trois pays, tous vivent une situation similaire. Évidemment, l’identité maghrébine reste présente, on la sent dès qu’on met les pieds dans le quartier. Est-ce que cela en fait un endroit touristique ? Non, car ce sont principalement les Maghrébins qui y habitent. Les autres sont des minorités.

Les Maghrébin·e·s et l’Islam

Pour beaucoup, les deux vont de pairs. Les gens voient un Arabe, il est automatiquement musulman. Mais les Arabes, qu’importe l’origine, représentent que 20% de la population musulmane. La très grande majorité est asiatique. Pourtant, la religion est probablement le marqueur le plus important chez les Maghrébin·e·s, car bon nombre d’entre eux sont musulmans. Ce qui peut porter à confusion par moment. Aussi, lorsqu’il est question de l’Islam, les médias ont une tendance à sortir tous les clichés concernant la communauté arabo-musulmane. Par contre, les préjugés peuvent aller dans les deux sens. Parce qu’ils ne sentent pas accueilli au Québec, certain·e·s Maghrébin·e·s vivent une ambivalence identitaire. Étrangers, ils et elles resteront aux yeux des gens, même si né·e·s au Québec. Le sentiment d’appartenance est donc ambigu pour certain·e·s. Mais est-ce dû au fait que plusieurs ignorent ce qu’est l’Islam et que très peu de questions ne sont posées sur le sujet ?

Bref, il s’agit d’un bref résumé du livre, mais je vous invite à le lire, si vous êtes intéressé par le sujet. Évidemment, il est question des Maghrébin·e·s, mais je crois qu’il y a un parallèle avec n’importe quelles communautés à Montréal. Avez-vous des exemples ?