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Janato Atfale, une nouvelle affiliation pour le monde de l’autre

Janato Atfale, mais pourquoi ?

Je sais que sur les différents médias sociaux du monde de l’autre, et même dans quelques recherches sur internet, plusieurs musulmans sont présents et visitent, d’une manière ou d’une autre, le site. Alors, j’ai pensé à vous, car habituellement, je tente de faire comprendre l’Islam à ceux qui ne le connaissent pas. Mais aujourd’hui, c’est l’inverse. J’ai pensé vous aider à apprendre un peu plus votre religion en vous présentant le site Janato atfale. Il s’agit d’un endroit où des DVD-ROMS et des CD-ROM d’éducation islamique sont en vente. Honnêtement, ce site doit être connu de tous les musulmans. Je vous explique pourquoi…

affiliation Janato Atfale
Capture d’écran (c) Myrianne Lemay

Mais qu’est-ce que Janato Atfale?

Janatoatfale, une compagnie Montréalaise, accessible aux musulmans. Son but est de leur permettre, autant au Canada qu’ailleurs dans le monde, de développer leurs connaissances islamiques. Le public est très large. En effet, enfants et adultes, femmes et hommes confondus, sont la cible des différents documents offerts sur le site. Pour les enfants, l’apprentissage de la langue arabe et de l’islam est possible par des jeux ou encore des vidéos éducatives concernant différentes histoires tirées du Coran. Pour les adultes, plusieurs sujets sont abordés comme le mariage, l’éducation des enfants, la femme dans l’islam, la science et le coran, le repentir et la correction des erreurs ainsi que la description des chi’ites. Le Coran et des conférences sont disponibles. Chaque sujet ayant son propre support. Il faut préciser que les documents sont majoritairement en arabe, mais qu’il en existe en français. Il suffit de chercher un peu pour les trouver. Les prix sont abordables et raisonnables. Les commandes peuvent être envoyées partout dans le monde.

Qui en est le responsable de Janato Atfale?

La personne responsable du site est au Canada depuis plus de vingt ans. D’origine algérienne, elle a toujours cherché la vérité et souhaite la partager avec le plus de musulmans possible afin de leur éviter l’égarement. Le travail rigoureux réalisé afin d’offrir des ouvrages de qualité abordables pour tous. Les documents vendus sur les site eurent maintes vérifications. Ce qui fait que les informations choisies le sont avec exactitude. Basées sur le Coran et les enseignements du Prophète,  elles sont véridiques, rien de moins.  Rien n’est donc laissé au hasard. Ainsi, le travail exécuté par l’instigateur de ce site est important et consciencieux. Les CD-ROM et les DVD-ROMS permettent aussi un apprentissage proactif, car la navigation y est facile et qu’on peut y aller à son propre rythme.

Les produits de Janato Atfale

Janato Atfale offre des produits de qualités que l’on peut donner à tous, dont soi-même, ainsi qu’à toutes personnes qui souhaitent apprendre davantage sur l’islam. Donc, si vous ressentez le besoin d’en apprendre davantage sur votre religion ou que vous avez des connaissances qui ont le même désir, allez visiter le site. Vous y trouverez tout pour combler vos besoins. Et sûrement davantage. De plus, si vous ne connaissez rien à l’islam, vous pouvez faire un tour sur le site pour voir ce qui est en ait. Le site est disponible en trois langues : arabe, français et anglais.

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L’Académie du blogue

Aujourd’hui, je déroge un peu des textes que j’écris habituellement pour le blogue. Il ne sera donc pas question de construction identitaire reliée à la diversité et l’interculturalité. Non non! En fait, il est plus ou moins question de construction identitaire, en fait, à celle d’un site internet… Il y a toujours moyen de faire des rapprochements avec un sujet de blogue. En fait, c’est pour une raison très simple! Lorsque j’ai commencé à vouloir sérieusement bâtir mon blogue, j’ai fait des recherches afin de savoir quoi faire et surtout comment le faire. Bien que j’ai étudié en communication, la création d’un blogue et la rédaction liée à ça, ce n’était pas enseigné. Devant l’ampleur du phénomène, plusieurs se sont lancés dans l’accompagnement de blogueur. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Il faut juste trouver le bon accompagnateur, celui qui nous rejoint et qui nous fait sentir bien quand on le lit!

Pour moi, mon choix s’est arrêté sur l’Académie du blogue. Pourquoi ? En raison de sa simplicité et de son approche personnelle. Il y a un cours gratuit qui permet d’apprendre la base d’un site web, donc d’un blogue. J’ai pu apprendre, entre autres, à définir ma clientèle, ma vision, trouver mon nom et mon sujet. J’avoue que cela m’a permis de mieux structurer ce que je voulais refléter avec mon blogue. Ce qui est bien aussi, c’est qu’il y a  possibilité de joindre un groupe sur Facebook. On y trouve une belle communauté où on trouve l’entraide et le soutien nécessaire à notre projet. Évidemment, ce n’est pas assez! Vous allez voir que le site comprend aussi une boutique où l’on peut se procurer la documentation que l’on a besoin pour continuer son apprentissage. J’ai moi-même choisi trois documents, soit Blogue 101, le kit de la blogueuse organisée et le document Définir sa vision.

Si vous voulez bien démarrer votre blogue ou même simplement vous améliorer, je vous le conseille fortement. En tant que blogueurs, nous avons tous besoin d’un réseau qui nous permet d’avancer et qui permet de sortir de notre isolement. Je vous encourage à vous y joindre à cette Académie. Je suis tellement sûre que cela vous plaira que je m’y suis affiliée à ce site pour en faire la promotion. S’il m’avait déplus, je vous jure que je n’aurais pas écrit cet article pour vous en parler.

Allez visiter le site pour vous faire une idée et vous m’en donnerez des nouvelles.

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Les trajectoires identitaires

 Colloque social sur l’identité maghrébine

En septembre dernier avait lieu un colloque social organisé par l’Association Racines. Le but de cette journée était de parler de la construction identitaire des jeunes maghrébins. Je prenais des notes pour la journée et j’avais envie de vous partager ce que j’ai appris. Le colloque rassemblait des professionnels de tous horizons possibles. Et c’était tellement enrichissant! Voici donc le premier résumé de la journée!

Les trajectoires identitaires : impact sur la construction identitaire

Après le témoignage des quatre jeunes, des professionnels de différents milieux sont venus discuter de trajectoires identitaires. Trois volets ont été discutés : le sociopolitique (Rachad Antonius),  le religieux (Solange Lefebvre) et  la psychologique (Samia Mekhtoul). Il y a évidemment des liens à faire entre les trois. Mais avant tout, il est important de dire que l’identité est quelque chose de complexe, car elle est le résultat d’un cumul de plusieurs expériences. La construction de l’identité peut être source de tensions et soulever des questions qui sont parfois difficiles. Aussi, à rappeler que les tensions sont présentes dans toutes les communautés et qu’il faut considérer ce point.

En tant qu’intervenant…

En tant qu’intervenant, il peut être délicat de se positionner par rapport à l’identité, car il n’y a pas de réponses précises ni de cohérences parfaites. Chaque personne se définit selon ses perceptions. En fait, il faut savoir apprivoiser les enjeux identitaires et non pas les nier, car en fait il y a beaucoup d’incompréhensions qui rendent le débat toxique.

Comment aborder les trajectoires  identitaires ? La religion…

Ce qui est à remarquer, c’est que les trois volets sont interconnectés. Samia Mekhtoul mentionne le fait qu’elle doit aborder la sociologie ou la psychosociologie. Par exemple, Rachad Antonius, qui traitait du sociopolitique, parlait aussi de religion. Pour lui, l’identité est un cumul d’expériences. La religion, prémisse au débat universel, pourrait être réduit à trois points. Du moins, si on parle de l’islam. Premièrement, l’identité est réduite à l’aspect ethnoculturel, qui deuxièmement, est réduit à la religion musulmane. Troisièmement, l’islam possède plusieurs idéologies influencées actuellement par les salafistes ou wahhabites. Ce que confirme Solange Lefebvre en mentionnant que les immigrants ont tendance à catégoriser les gens. Ils se regroupent selon des critères ethnoreligieux, comme la langue, la religion ou la culture. Cela permet de garder la mémoire de ce qui se passait au pays et de développer l’esprit communautaire. C’est le cas entre autres avec l’Église haïtienne et les réfugiés arrivés en 2017.

Le climat familial

La religion a aussi un impact sur le climat familial, il faut savoir intervenir de façon adéquate. Par exemple, dans le cas d’une famille religieuse, les enfants restent plus longtemps sous le toit familial. L’adolescence, période qui a toujours existé et dont la conception diffère d’une culture à l’autre, est un moment de questionnement, surtout vers sa fin. Cela cause un défi aux parents, car il faut éviter, entre autres, les dérapages. Mais cela peut aussi provoquer des confrontations très tôt entre les enfants et leurs parents. Il faut dire que l’adolescence est une période de construction sociale, pas une problématique.

Les jeunes musulmans

Il faut aussi considérer le fait que pour les jeunes musulmans, la religion peut être une manière de protester contre la société d’accueil. La raison ? Le fait que la religion est très critiquée par les médias. Ce qui pousserait les jeunes à pratiquer d’une manière différente. Mais attention à la manière dont on les voit. Ils ne sont pas tous égaux, certains sont meilleurs que d’autres. De plus, il fait comprendre qu’en occident, le climat est beaucoup plus porté à la réflexion en matière de religion. Ce n’est pas le cas partout et il y a du cheminement à faire sur ce point.

Types d’identité et leur impact sur la vie des gens

En ce qui concerne le volet psychologique, Samia Mekhtoul mentionne plusieurs types d’identité. Il y a une identité collective et communautaire et une personnelle. Elle parle notamment du fait que le choix du prénom d’un enfant peut être source de conflits dans un couple. Certains choisissent d’utiliser le prénom d’un enfant comme marqueur identitaire et d’autres tentent de trouver un nom qui cadre bien aux deux cultures. Autre point qui touche les couples musulmans, c’est la violence conjugale. Cette dernière touche directement l’identité personnelle des individus et cause des ambivalences dans les couples. Le vécu de l’immigrant impact sur le couple, comme les inquiétudes et la non-reconnaissance des diplômes. En ce qui a trait à l’identité collective et communautaire, il y a quatre repères importants à considérer. Tout d’abord, cette identité est l’affaire de tous. Il s’agit d’un rapport d’un individu à la société d’origine ou d’accueil. Il s’agit aussi d’une arme à double tranchant tout comme une acculturation à déconstruire. Ce dernier point est vu différemment selon la science sociale utilisée. Elle peut autant être positive (sociologie) que négative (psychologie). Les mythes que propage la société d’accueil sur l’immigration sont aussi à cibler.

Les solutions possibles en matière de trajectoires identitaires

Pour Rachad Antonius, le fait de favoriser le dialogue qui pourrait déboucher à un compromis est une option. Le but étant de comprendre ce qui se passe dans les communautés musulmanes en posant des questions sur ce qui se passe dans les pays d’origine. Cela permet de se poser de meilleures questions pour intervenir ici, dans la société d’accueil. À ce moment, l’écoute doit être respectueuse. En matière de pratique religieuse auprès des jeunes, Solange Lefebvre propose comme solution de laisser pour que l’adolescent puisse apprendre par lui-même tout en lui mettant des balises pour le guider. Samia Mekhtoul s’adresse aux parents en leur disant qu’ils doivent s’impliquer dans la vie de leur enfant. Cela leur permet de connaître la réalité du Québec. En ce qui a trait aux médias, les immigrants doivent les utiliser afin de donner une image positive de leur communauté. Ce qui peut aider à la résolution du débat politique et au développement du sentiment d’appartenance et de bien-être, c’est le fait d’offrir du travail aux immigrants en reconnaissant leurs compétences et qualifications. Autre solution possible, le fait de soutenir les organismes qui interviennent auprès des jeunes et de faciliter la compréhension de la réalité des Maghrébins aux Québécois qui ne la connaissent pas. Samia Mekhtoul conseille d’accepter les embûches, car cela peut être positif sur la qualité de vie. En effet, elle dit que cela permet d’éviter l’isolement et favorise une meilleure adaptation à la société, principalement par la participation citoyenne.

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Être féministe et rabat-joie… Oui, ça se peut!

Depuis quelque temps, je me trouve à lire beaucoup de livres sur le féministe. Ils sont tous pertinents les uns que les autres. Mais pour le dernier en ligne, j’avoue avoir un gros coup de cœur. Il s’agit de Carnets d’une féministe rabat-joie, essais sur la vie quotidienne d’Erin Wunker. Lorsque je me l’étais acheté en juin, je me suis dit, bon encore une qui se dit féministe, mais qui ne l’est pas vraiment. Au contraire, Wunker a commencé l’écriture de ce livre vers la fin de sa grossesse et l’a terminé après. Cette particularité teinte son écrire, car son rôle de mère est présent tout le long du livre. Publié originalement en 2016 et traduit par la suite pour être publié en Français en 2018, ce livre de 209 pages se divise en trois grands thèmes. Quoiqu’en fait, l’introduction pourrait être un chapitre en soi, car elle est très longue. Mais dans les trois chapitres du livre, il y est question de la culture du viol, de l’amitié au féminin et de la maternité féministe. Survol du livre…

Carnets d’une féministe rabat-joie © Myrianne Lemay

La culture du viol

Dans ce chapitre, l’affaire Gomeshi revient souvent dans le chapitre. Car c’était ce qui était dans l’air lors de la rédaction du livre. Mais ce n’est pas le seul exemple qu’il y a dans ce chapitre. Seulement dans le cas de l’auteure, on peut dénombrer près d’une dizaine d’exemples tirés de son vécu dès le début du chapitre. Et je suis certaine que beaucoup de femmes pourraient s’y reconnaître. Que ce soit le commentaire désobligeant d’une adulte qui nous dit comme se positionner en vraie femme ou du geste obscène d’un inconnu au parc. Tout y passe. Il est question évidemment de misogynie, notamment avec l’histoire de la Polytechnique en 1989. Les idées préconçues et les préjugés sont aussi à l’honneur et démenti. Par exemple le fait que les violeurs sont de purs inconnus ou que la femme fait souvent tout pour se faire violer.

L’amitié au féminin

Les clichés sur les amitiés féminines ont la vie dure. En effet, dans la culture populaire, on essaie de démontrer que les femmes sont très difficiles entre elles. Comme si elles étaient toujours en compétition les unes contre les autres. Pourtant, selon Wunker, plusieurs exemples d’amitiés au féminin existent. Mais non ! Les médias ont tendance à montrer des femmes hystériques prêtes à tuer la maîtresse de leur homme alors que c’est ce dernier qui est dans le trouble. Un bel exemple est celui d’Archie ou Betty et Véronica semble s’apprécier, mais rivalisent pour être l’élue d’Archie. Sinon, la conciliation travail/famille, les rôles non conventionnels, les relations toxiques avec d’autres femmes sont abordés. Parfois même, les femmes participent à la propagation de ces fausses idées, et ce, sans même le savoir. Par exemple, de dire qu’il est plus facile d’être amie avec des hommes, car moins de chichi…

La maternité féministe

Ici aussi, les idées reçues concernant la maternité sont abordées. Au moment d’écrire son livre, Wunker était enceinte/venait d’accoucher. Forcément, les conseils donnés différents selon la personne à qui ils étaient destinés. Elle a pu constater que son conjoint ne recevait pas les mêmes recommandations qu’elle-même. Le rôle de mère est évidemment abordé. Qu’est-ce qui fait que l’on est une bonne mère ? Qui s’occupe de maman quand elle est malade ? Quand devient-on réellement mère ? Et l’identité en tant que femme, ça se résume à quoi quand on a des enfants ? Beaucoup de questions sont posées. Je dirais que ce chapitre en particulier est le plus personnel, du fait que l’auteure parle de sa fille de quelques mois. Bien que dans tout le livre, elle parle de son expérience personnelle, la maternité est une nouvelle étape dans sa vie et on sent qu’elle s’ajuste à cette réalité.

L’éducation des enfants en tant que féministe…

Car oui, tout au long du livre, bien qu’elle nous ramène en arrière pour certains exemples, la présence de sa fille se fait sentir. Elle se questionne sur l’éducation qu’elle voudrait lui donner. En gros, comment faire en sorte que ma fille ait confiance en elle et autres sans être une proie facile pour les hommes. Je crois que tous les parents de fillettes se sont posé cette question. Elle mentionne aussi l’exemple d’une amie qui a un garçon. Cette dernière se questionne plutôt sur comment faire en sorte que son garçon ne devienne pas un prédateur, mais un être respectueux des femmes. Car, on s’entend, il y a beaucoup de travail à faire pour éduquer à la réalité des femmes et réussir à mettre fin au patriarcat ! D’ailleurs, le préambule du livre est adressé à sa fille. Et c’est vraiment un beau texte.

Qu’est-ce qu’une féministe rabat-joie ?

Il faut comprendre qu’à la base, la société est majoritaire patriarcale. Elle nuit autant à la femme qu’à l’homme. Être féministe rabat-joie, c’est abattre les joies qui sont rattachées au patriarcat. Donc, l’aspect d’inégalités entre les sexes, mais aussi au sein du même genre. Le féministe est donc un moteur de changement social. On peut aussi dire que la féministe rabat-joie pratique donc le féministe intersectionnel dont j’ai déjà parlé l’an dernier. Mais Wunker définit le féministe rabat-joie ainsi : il « prend plaisir à démonter les normes patriarcales qui passent pour du bonheur. » Aujourd’hui, le bonheur est quelque chose de pratique et qui permet une certaine socialisation. En fait, il est achetable. Pour réussir dans la vie, il nous faut absolument tel produit et tel type d’ami·e. Si nous ne possédons rien de cela, notre vie est un échec.

Le refus comme acte féministe

Pour Wunker, le refus est un acte révolutionnaire. Elle fait le parallèle avec le Refus global, un manifeste cosigné par plusieurs seize Québécois·es en 1948. Contrairement à ce qu’on entend d’habitude, des noms d’hommes, elle mentionne Françoise Sullivan, l’une des sept femmes signataires du manifeste. Et honnêtement, qui d’entre vous est capable de nommer les noms de ces femmes ? Moi, ce n’est que les noms d’hommes qui me reviennent en tête. Parce que c’est ce qui est enseigné ! Autre exemple, celui de Sara Ahmed, qui enseignait au Collège Goldsmiths. Elle a démissionné, car l’Université n’a pas fait l’effort de régler adéquatement les cas d’agressions sexuelles sur le Campus. Problème qui atteint majoritairement les femmes. Elle démissionna, car elle refuse de travailler dans un endroit causant une fracture entre les deux sexes. Geste courageux, s’il en est !

Pour être honnête, j’ai dévoré cette lecture. Ce qui est bien, c’est que les exemples sont proches de ce que nous vivons au quotidien, c’est-à-dire nord-américains. En plus, le texte est traduit en québécois, ce qui peut faire rire par moment. Le texte, malgré la lourdeur du sujet, est écrit dans un style léger. L’humour étant quand même présent malgré tout !

Publié dans Diversité, Identité, immigration, Réflexion

Les Maghrébins, histoire de leurs migrations au Québec

Montréal, ville multiculturelle

Selon un article du Journal de Montréal, les musulmans qui viennent s’établir au Québec proviennent en très grande majorité de l’Afrique à 63,37 %. Vient par la suite l’Asie (32,11%), l’Europe (3.52%), d’Amérique (1%) et l’Océanie (0,78%).  Dans le cadre de cet essai, il sera principalement question des Maghrébins, car non seulement ils font partie du groupe majoritaire dans le phénomène du flux migratoire lié aux musulmans au Québec, mais parce que je côtoie cette communauté depuis plusieurs années.

Qui sont les Maghrébins ?

En résumé, ils sont à la fois Africains, Arabes et majoritairement musulmans, plus rarement juifs ou chrétiens. Ils sont à un carrefour identitaire et culturel qui couvre la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Le colonialisme français à laisser des traces lors de son passage dans ces pays. Exception faite de la Libye, qui a été colonisée par l’Italie durant plus ou moins trente ans, mais qui a marqué le pays à sa manière. Ce qui en fait un peuple riche d’une culture qui les unit et qui les différencie tous. Mais lorsque l’on parle de Maghrébins, on parle surtout du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, car leur présence se fait sentir davantage que la Mauritanie ou la Libye. En 2016, on estimait à 1000 le nombre de Mauritaniens présents dans l’ensemble du Canada. Selon le recensement de 2016, le nombre de Libyens au Canada tournerait autour de 3750. Alors que dire du nombre d’entre eux qui vivent à Montréal !

Pourquoi quitter son pays ?

En fait, il existe plusieurs facteurs qui poussent les gens à migrer d’un pays à un autre. Dans l’Atlas des migrations, un équilibre mondial à inventer, Catherine Wihol de Wenden évoque principalement des raisons d’inégalités économiques, sociales, culturelles, alimentaires, etc. ou bien de crises politiques, démographiques ou environnementales. Évidemment, cela provoque plusieurs problématiques autant dans la société d’origine (l’exode des cerveaux) que dans la société d’accueil (chômage élevé).

La réalité du monde Arabe

Une région du globe la plus affectée est celle du monde arabe. Il s’agit de l’une parmi tant d’autres. La révolution de 2010/2011 a fait beaucoup de migrants dans de nombreux pays du monde arabe. Deux raisons permettent d’expliquer cette révolution : la croissance de la démographie et le taux de chômage élevé. Mais plusieurs autres événements, comme la guerre civile en Algérie à la fin du 20e siècle, ont un impact direct sur l’immigration du monde arabe. Mais le Maghreb est aussi une terre de transit pour d’autres migrants venant d’Afrique subsaharienne. Les voies empruntées varient selon la destination. Mais il est aussi vrai que le Maghreb est l’un des pôles d’attraction migratoire. Les Africains y vont pour fuir, les Chinois pour y investir.

La réalité du Proche-Orient

Le Proche-Orient, autre partie du monde arabe gravement atteinte de conflits qui perdurent dans le temps. On pense notamment à la Syrie et à la Palestine. Ces deux pays ont un nombre important d’expatriés. Selon Wihol de Wenden, la Palestine en a 5 millions depuis 1948 et la Syrie 4 millions depuis 2011. Ces gens se trouvent dans les pays voisins ou ailleurs dans le monde. Les conflits armés sont diversifiés et ils incluent les aspects ethnoculturels, religieux ou identitaires. Pour ces raisons, des minorités sont victimes de conflits qu’ils n’ont pas cherchés, et ce, à cause de leurs différences.

Pourquoi choisir le Québec ?

Toujours selon Wihol de Wenden, au Canada, 25% des Canadiens sont nés à l’étranger. Pourquoi ? Parce que, depuis 1967 la politique migratoire a changé. Il n’y a plus de favoritisme et les portes sont ouvertes à tous. Ce qui a une influence sur les différents flux migratoires. Par exemple, en 2011, 63% de l’immigration concerne le regroupement familial suivi de loin par l’immigration économique à 25%. Loin derrière, les réfugiés sont estimés à 12% de l’immigration vers le Canada. Le Canada, comme le Québec, choisissent les immigrants en fonction de points. Par contre, la ressemblance s’arrête là. En effet, le Québec, qui a sa propre loi de l’immigration depuis 1971, encourage davantage le fait de parler français et la qualification que le reste du Canada qui avantage le capital humain. Donc, toutes personnes parlant français sont favorisées au Québec, ce qui explique la présence de Maghrébins au Québec.

La présence de Maghrébins au Québec

Ces derniers sont dans la Belle Province depuis plusieurs décennies. Il est possible de remonter jusque dans les années 1970 pour trouver des traces de cette immigration. À cette époque, il s’agissait surtout d’étudiants. Surtout ceux qui venaient pour faire des maîtrises ou des doctorats ! Du moins, c’était l’objectif initial. Car bon nombre d’entre eux se sont mariés ou trouvé un emploi. Et beaucoup devaient aussi rembourser des dettes étudiantes. Mais ce ne sont pas les seuls. Rachida Azdouz mentionne dans son texte Les québécois d’origine maghrébine publié dans Histoires d’immigrations au Québec, qu’il y a des électrons libres qui sont venus s’établir ici. Ces électrons, expressions aussi utilisées par Bouchra Manaï, sont des artistes, des jeunes couples, des gens qualifiés en quête de liberté et d’opportunité que l’Europe ne peut leur offrir.

L’arrivée de masse des maghrébins au Québec

Par contre, dès les années 1990, plusieurs vagues massives d’immigrations ont lieu à partir du Maghreb. Actuellement le troisième bassin de recrutement en matière d’immigration, le Maghreb a permis en premier lieu des immigrants de l’Algérie. Pour cause de guerre civile. Le Maroc et la Tunisie ont, eux aussi, envoyé de leurs compatriotes pour diverses raisons. Depuis 1996, le Québec a fait le choix de séduire les Maghrébins à cause de leurs qualités : ils sont jeunes, scolarisés et parlent français ! Et cela a tellement fonctionné qu’une fois au Québec, plusieurs points négatifs se font remarquer : chômage, précarité, socialisation défaillante, etc.

Montréal et les Maghrébins, une histoire d’amour

Comme mentionné au début d’article, 90% des quelques 300 000 musulmans, toutes origines confondues, habitent Montréal. Pour le Maghreb, en 2011, Statistiques Canada estimait à 90 630 maghrébins dans l’agglomération montréalaise. Sur l’Île, on trouve des maghrébins cinq arrondissements : Ahuntsic-Cartierville, Côté-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, Ville St Laurent, Saint Léonard et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Le Petit Maghreb

D’ailleurs dans cet arrondissement, il y a un secteur appelé Petit Maghreb. Cet endroit se situe principalement sur la rue Jean Talon, entre le boulevard Saint-Michel et le boulevard Pie IX, mais déborde sur la rue Bélanger. On y trouve différents commerces : restaurants, boutiques de vêtements, boucheries, cafés, etc. L’arabe y est entendu comme tous les dialectes maghrébins. Pour Bouchra Manaï, ce secteur, qui s’est construit grâce aux histoires des immigrants, fait partie intégrante de l’histoire, urbaine et sociale, de Montréal. Les Maghrébins agissent de façon identique aux immigrants les ayant précédés : ils se regroupent afin de marquer leur territoire, leur identité.

La construction du Petit Maghreb

En effet, l’arrivée des Maghrébins à Montréal s’est fait par étapes. Il y a eu celle déjà mentionné des électrons libres, qui correspond à l’arrivée des premiers immigrants. Ces électrons s’installèrent partout dans la ville, car il n’y avait pas encore d’endroit à eux. À ce moment l’identité maghrébine n’est pas encore défini. Ce sont les précurseurs qui ont fait en sorte que le Petit Maghreb se construit graduellement, un commerce à la fois. Comme les maghrébins ne trouvent pas d’emplois dans leurs domaines d’étude, ils se reconvertissent dans le commerce. Le Petit Maghreb explose entre 1998 et 2004, à l’époque des pionniers, époque où l’économie se développe à grand V. Les montréalais découvre aussi un endroit où il est possible d’acheter des produits exotiques. À partir de 2005, l’époque des développeurs du Petit Maghreb débute. C’est à partir de ce moment que ce dernier marque son territoire grâce à la socialisation. La dernière étape est la stabilité. Depuis 2011, le quartier est là pour rester. Mais le secteur garde une saveur très touristique, car il permet de voyager à petit prix.

La construction de l’identité et le Petit Maghreb

L’avantage d’un secteur comme le Petit Maghreb concerne la sociabilité. Les plus jeunes peuvent s’y développer une identité nouvelle au contact des anciens. Quant à ces derniers, il utilise le secteur pour le quotidien, comme les achats de pains et autres. Par contre, dans beaucoup de cas, les hommes se rencontrent dans les cafés, les femmes à la maison. Comme au bled. Mais les choses changent graduellement.

Bref, les maghrébins aiment bien vivre à Montréal, mais il y en a quand même qui vivent ailleurs. Êtes-vous capable de me dire où ils vivent ???

Références

Publié dans expérience personnelle, Identité, immigration

Parole aux jeunes sur la construction identitaire

En septembre dernier avait lieu un colloque social organisé par l’Association Racines. Le but de cette journée était de parler de la construction identitaire des jeunes maghrébins. J’y étais preneuse de note pour la journée et j’avais envie de partager avec vous ce qui a été dit. Le colloque rassemblait des professionnels de tous horizons possibles. Et c’était tellement enrichissant! Voici donc le premier résumé de la journée!

Place aux jeunes…

La journée du colloque a débuté avec quatre témoignages de jeunes issus de l’immigration venue parler de la perception d’eux-mêmes, de leur définition de leurs identités. D’emblée, un des participants nous parle de l’importance des mots que l’on utilise pour parler de soi. Ce qui s’est d’ailleurs fait sentir dans les différents discours de ce panel. En effet, certains se définissent comme Québécois, alors que d’autres se voient comme immigrants ou comme citoyens du monde. Cela est teinté par plusieurs facteurs. On pense entre autres à l’expérience de vie, l’endroit de naissance, où l’on grandit, le moment de la migration s’il y en a une, la relation avec les parents, etc. Bref, une multitude de causes ont un impact sur la façon dont un jeune maghrébin se perçoit.

La relation avec les parents

Ce qui revient beaucoup dans les dires des quatre jeunes, c’est la relation avec leurs parents. Par exemple, un des participant parle de l’influence positive que son père a exercée sur lui. Un autre, quant à lui, a parlé de la difficulté qu’il rencontre avec sa mère en raison des traditions et de l’éducation. Quant à l’une des filles, elle mentionne le fait que ses parents étaient sans ressources lorsqu’ils ont eu à intervenir auprès d’elle, car, en matière d’éducation et d’intervention auprès d’une adolescence, ils avaient les connaissances du pays d’origine, mais pas celles du Québec. Elle les excuse en mentionnant l’incompréhension liée à la culture et les pertes de repères causés par l’immigration. Pour elle, certains aspects de la vie sont plus difficiles à vivre que d’autres, comme la religion. Elle remarque que sa pratique religieuse diffère au Québec de celle qu’elle avait au Maroc. Cela a causé des conflits avec ses parents, mais comme ils sont ouverts d’esprit, elle a pu se questionner et faire ses propres recherches.

L’immigration…

Faits à considérer, les surprises et difficultés qui peuvent surgir à tout moment dû à l’absence d’informations pour les immigrants. Une des participantes nous donne l’exemple de son arrivée au Québec, un 29 décembre. Personne n’avait connaissance de la période des fêtes, qu’il y a des vacances, donc, rien d’ouvert. Elle mentionne les répercussions que ce manque d’informations occasionne aux familles. Elle parle de la pression que son père ressentait et dont elle était consciente à un très jeune âge.

…et l’identité

L’impact de l’immigration sur l’identité est importante, surtout à l’adolescence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une des deux filles a décidé d’entre enseignante au secondaire. Cela lui permettrait d’avoir un impact direct sur l’identité des jeunes issus de l’immigration, qui ont vécu similaires au sien. Un des gars a eu une période de questionnement à la fin du secondaire. Il essayait de trouver les ressources nécessaires, un endroit où il peut discuter de son parcours, mais avec beaucoup de difficultés. Il n’a pas trouvé de soutien nécessaire à l’école, car il juge qu’elle montre aux jeunes qu’ils devraient devenir au lieu de leur montrer qui ils sont réellement. Quant au deuxième garçon, né au Québec, il se considérait comme Montréalais durant son adolescence. C’est vers l’âge de 20 ans qu’il a pris conscience qu’il devait connaître les racines marocaines de son père. Ainsi, il s’est mis à voyager. Cela a eu des conséquences sur sa vie professionnelle. Cela a eu un impact dans la construction de son identité. Il a été dit par l’une des participantes que le fait d’immigrer avant cette période est positif, l’identité est encore à faire. Ce qui n’est pas le cas des adultes, qui, pour eux, est à refaire. Il a été rappelé que les douanes sont un moment où s’opère un changement : la reprise des habitudes que l’on a dans ce pays.

Le sentiment d’appartenance

La construction identitaire a aussi des conséquences sur le sentiment d’appartenance. Les jeunes semblaient dire qu’ils se positionne constamment entre deux chaises du fait qu’on les perçoit comme étranger. Pour cette raison, ils ont tendance à aller vers les gens qui ont vécu similaire aux leurs. Phénomène perçu aussi chez les Québécois. Par contre, on rappelle que, lors de l’immigration, le migrant laisse une partie de son identité dans son pays d’origine. Mais on ne peut pas l’effacer totalement. Au contraire, il doit apprendre à mixer les deux pour s’en créer une nouvelle identité, comme lorsque l’on mélange des épices à un plat que l’on cuisine. Son conseil : que les immigrants et les Québécois prennent le temps de connaître la réalité des uns et des autres.

En bref…

En résumé, la plupart des jeunes qui ont témoigné se sentent à la fois immigrants et québécois. Cela fait partie de leur identité. Mais c’est impossible d’être cloisonné à une seule identité, car on a plusieurs. On a aussi mentionné qu’être seulement entre immigrants, l’identité se développe différemment que si l’on côtoie des gens de toutes les cultures. En vivant qu’avec les gens qui nous ressembles, il y a une ghettoïsation inconsciente qui se fait naturellement.

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LE TOUR DU MONDE DES GENS HEUREUX… LA LIBERTÉ

Être heureux, c’est ce que propose Meik Wiking dans son nouveau livre Le livre du lykke [lu-keu] publié en français en 2018, chez first éditions. La version originale date de 2017. Selon ses dires, pour être heureux, il y a six points à considérer. Évidemment, cela selon la situation de chacun d’entre nous, mais selon l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (le site est en anglais seulement), il s’agit des principaux axes pour être heureux. Faisons un tour du monde de ces six points pour voir les différences et les ressemblances qui nous unit. Il s’agit d’une série de six textes. Le premier texte parle du fait d’être ensemble, le deuxième d’argent et le troisième de santé. Aujourd’hui, il est question de liberté !

La liberté

On sait, tout le monde souhaite être libre d’une manière ou d’une autre. Il y a plusieurs manières d’être libre et chacun à sa définition. Liberté financière, liberté d’expression, liberté au travail, liberté familiale, etc. Mais qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Danemark

Au Danemark, la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle existe. En moyenne, les Danois travaillent 37 heures par semaine et ont une flexibilité dans ce domaine, car le télétravail est encouragé. Les bureaux sont fermés au plus tard 17 heures, mais les parents peuvent quitter plus tôt pour aller chercher leurs progénitures à la garderie. D’ailleurs, les réunions sont fixées en fonction de cette réalité. Le temps passé en famille est important, comme le temps de préparer le souper et de manger ensemble. Cela prévaut pour tout le monde. Vous proposez une rencontre à quelqu’un après 16h, la réponse sera catégorique : non ! Que ce soit un homme ou une femme. Le temps libre passé entre amis ou en famille, c’est sacré.

Finlande

Une expérience a lieu actuellement en Finlande. Elle devait durée de deux ans, mais se terminera à la fin de 2018. Le but ? Stimuler l’emplois, de faire en sorte de réduire la pauvreté et faciliter les démarches administratives. La Finlande a expérimenté le revenu universel auprès de 2000 chômeurs âgés de 25 à 58 ans. Ces gens recevaient un montant de 560 € par mois, et ce, même s’ils se trouvent du travail. La raison d’une telle démarche est dû au fait que le taux élevé de chômage. Avec ce montant, les gens peuvent donc se consacrer à des projets personnels au lieu de prendre n’importe quel travail jugé insignifiant. Mais l’étude est contestée depuis le début, car selon certaines personnes, le revenu n’est pas si universel. Il s’agirait d’une manière déguisée de forcer les gens à accepter un travail qui ne leur plait pas. Alors, sommes-nous libres ?

Suède

Un peu comme au Danemark, des employeurs suédois proposent des semaines de 34 heures de travail. En ayant des heures de travail en moins, les gens sont plus créatifs. Par contre, cela ne s’applique pas à tous les cas. Donc, le nombre d’heures maximales peut dépasser 40 heures selon la situation. Par exemple, quelqu’un peut travailler jusqu’à 50 heures supplémentaires par mois selon la situation. Mais comme en Finlande, il y a des critiques sur la baisse du nombre d’heures de travail, car le salaire n’est pas conséquent. Logiquement, si les heures de travail sont moins nombreuses, il faut adapter la rémunération pour que les gens puissent maintenir le même rythme de vie. En fait, si le but est d’améliorer la qualité de vie d’une société, cela se fait à plusieurs niveaux.

Hongrie

Aujourd’hui, travailler comme nomade digitale, c’est la cote. En fait, c’est le fait de pouvoir travailler tout en voyageant. Des villes comme Budapest propose de nombreux avantages pour ces travailleurs. La vie culturelle est enrichissante et le coût de la vie est plus qu’abordable. Et les espaces de travail explosent de partout. Que soit dans des cafés ou des espaces de co-working, tout y est. Internet est l’un des meilleurs au monde et on y a accès partout. Donc, une journée qui fait beau, vous pouvez facilement travailler dehors dans un parc. S’il pleut, un café est l’endroit idéal !

États-Unis

Au Maryland, les gens se procurant une propriété à moins de 8 kilomètres de leur lieu de travail reçoivent jusqu’à 3000 dollars de récompense. Grâce au projet Habitez près de votre travail, cet argent peut servir à l’achat, à l’acompte ou tous autres frais liés à l’acquisition d’une nouvelle habitation. Cela fait en sorte que les gens passent moins de temps dans la circulation. Quoique… Si on transpose cela à Montréal, pas certaine, car il y a des travaux partout dans les rues de la ville. Mais, si vous pouvez aller travailler en vélo ou à pied, vous pouvez vous en sortir.😂

Allemagne

La compagnie Volksvagen a décidé en 2011 de bloquer les courriels de plusieurs employés trente minutes après qu’ils aient quitter le travail. C’est-à-dire que si vous quitter votre journée de travail, votre patron ne peut pas vous contacter par courriel pour vous demander de vérifier un document… Il devra attendre au lendemain, même si c’est urgent ! Mais trente minutes avant l’heure prévue du retour au travail, la réactivation se fait. Pratique pour se libérer la tête d’une partie du boulot. L’employé peut toujours utiliser la fonction appel de son cellulaire, mais pas ce qui est lié au travail. Parfait pour prendre un peu soin de soi lorsqu’on est à l’extérieur du bureau.

Il a surtout été question de la vie professionnelle dans les exemples. Par contre, cette vie influence grandement la vie personnelle ou familiale. L’inverse est aussi vrai. Il est donc important de savoir utiliser notre liberté.