Publié dans Lectures

LES BESOINS SPIRITUELS, QU’EST-CE QUI EN EST ?

Dernièrement, j’ai lu le livre Besoins spirituels, soins, désir, responsabilités qui a été dirigé par Dominique Jacquemin et publié par lumen vitae en 2016. Le livre est très petit, 80 pages tout au plus, divisé en 4 chapitres. Malgré tout, j’ai eu énormément de difficulté à le lire. Peut-être parce que premièrement, je ne suis pas familière du tout avec le sujet, et deuxièmement, c’est rédigé par des Français. Donc avec une écriture un peu plus lourde que ce que nous faisons au Québec. De plus, je ne comprenais pas tous les termes expliqués dans le livre. Peut-être que quelqu’un qui s’y connait plus aura beaucoup plus de plaisir à le lire que j’en ai eu. Par contre, voici ce que j’ai retenu.

 

Livre sur les besoins spirituels ©Myrianne Lemay

Qu’est-ce qu’un besoin spirituel ?

On y répond particulièrement dans le deuxième chapitre. En fait, selon Stéfanie Monod-Zorzi, il y a quatre aspects à considérer pour utiliser le modèle (STIV) qu’elle propose. Idéalement, on utilise donc à la fois l’aspect biologique, l’aspect psychologique, l’aspect social et l’aspect spirituel. En fait, le modèle de Monod-Zorzi définit le besoin spirituel comme étant nécessaire et vital pour chacun d’entre nous. Cela permet de trouver un but à sa vie, voire même un sens. En fait même que la dimension spirituelle pourrait même se divise en quatre parties importantes pour le malade qui est hospitalisé. On parle du sens, de transcendance, l’identité et les valeurs/psycho-sociaux. D’où l’acronyme STIV. Les besoins spirituels semblent être nouveaux dans le domaine hospitalier. Un nom revient souvent dans les lectures. C’est celui de Virginia Henderson. Cette dernière définit le besoin spirituel comme étant le fait de pratiquer sa religion ou d’agir selon notre perception du bien et du mal.

Et si on définit le terme de spiritualité ?

Toujours dans le même chapitre, on définit la spiritualité de différentes façons. La plus commune, est le fait qu’elle est une dimension positive qui peut être confondu avec la définition du bien-être. Cela peut-être aussi, une idéologie New Age ou d’une religion plus traditionnelle. Pour certaines personnes, cela peut représenter la quête d’un but ou une forme d’égocentrisme, voire une inspiration trouvée dans le cadre d’une activité précise. Une chose est certaine, la spiritualité réfère à l’identité, donc à ce qui est au cœur de chaque personne. C’est ce qui donne un sens à son existence et à ses besoins, qui permet la survie de la personne.

La théorie de Virginia Henderson, ça consiste à quoi ?

Je vous ai dit que le nom qui revient le plus dans le livre, c’est celui de Virginia Henderson.  Elle a élaboré une théorie des soins spécialement pour les infirmières. En fait, de ce que j’ai compris, bien qu’il y ait plusieurs écoles et besoins dans le domaine des soins infirmiers, il y a quatre questions à se poser. Ces questions définissent l’identité de l’infirmière. Lorsque l’on se questionne sur ce que font les infirmières, on parle de la profession. Si l’on interroge sur le comment, la procédure, il est question de l’interaction avec le ou la patient·e. Le pourquoi réfèrent aux effets des soins sur le ou la patient·e. Et lorsqu’on demande à qui s’adresse les soins, il est question de tout être humain qui reçoit des soins en centre hospitalier.  Le but est de nommer l’action poser par le professionnel, mais aussi le lien entre le corps médical et les patient·e·s.

Les besoins spirituels se trouvent où ?

En fait, un peu partout. Dans les soins palliatifs ou les soins intensifs comme aux urgences ou dans une salle d’accouchement. Par contre, la manière d’exprimer le besoin spirituel diffère du lieu dans lequel il se vit. Par exemple, quelqu’un qui est au soin intensif, sur le point de mourir, n’a pas le même besoin qu’une femme en train d’accoucher. Car, selon les croyances, chaque étape de la vie à ses rituels à respecter. Il est donc important, pour les professionnels du monde médical, de voir son patient dans sa globalité et non comme un numéro. Ce n’est peut-être pas payant sur le coup, mais à long terme, cela peut l’être.

Les besoins spirituels aujourd’hui…

En gros, les besoins spirituels sont en voie de changer le monde, médical ou autre, en raison du fait qu’il n’y a plus qu’une seule religion dominante. Au Québec seulement, on est passé de « l’Église est partout » à plusieurs manières de pratiquer sa spiritualité. Et malgré tout, plusieurs personnes se disent athées, mais par habitudes, font diverses cérémonies religieuses à l’Église. On pense aux baptêmes, aux mariages ou aux enterrements. Donc, si l’on suit cette logique, toute personne à une parcelle de spiritualité au fond d’elle qui s’exprime d’une manière ou d’une autre. Ou peut-être que la religion fait partie intégrante de la culture et qu’il est difficile de les séparer ? Pourtant, plusieurs disent le contraire, mais certaines traditions religieuses sont aussi culturelles et font partie de l’identité d’un peuple.  L’un ne va pas l’autre et il est donc nécessaire de s’adapter à toutes ces nouveautés.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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