Publié dans Journée internationale, Réflexion

Avril : mois de l’autisme… et du parkison

Eh oui ! Déjà le mois d’avril ! Saviez-vous que ce mois est celui de l’autisme, mais aussi du Parkinson ? D’ailleurs, aujourd’hui, est la journée mondiale de l’autisme. Un petit survol de ces deux troubles.

Qu’est-ce que l’autisme ?

(c) karelinlestrange Pixabay

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) est un des troubles neurodéveloppementaux que le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DMS-5) recense. On parlait jusqu’à tout récemment de troubles envahissants du développement. Les difficultés rencontrées se situent principalement au niveau de la communication, des interactions sociales et des comportements. Par exemple, on note des activités très restreintes ou répétitives. Aucun autisme n’a le même état. Chacun réagit différemment à une même situation. Certains sont incapables d’entrer en communication avec autrui alors que d’autres passent complètement inaperçus. Une chose est certaine, le TSA est présent dès l’enfance, mais la différence est plus marquée lors du passage à l’école.

Les chiffres concernant l’autisme !

 

Au Québec, 1.4% de la population est atteint d’une forme ou l’autre de l’autisme. En 2015/2016, 14 429 élèves qui sont à la formation générale étaient autistes. Ce qui représente 1 enfant sur 70. Leurs présences dans le système scolaire régulier a plus que doublé depuis 2010/2011. Au Canada, on estime le nombre de gens souffrant d’autisme (enfants et adultes confondus) à 1/94. Dans le monde entier, on estime environ à 1% le nombre d’autisme dans la population, soit entre 90 et 120 personnes sur 10 000.

Par exemple, aux États-Unis, en 2008, on estimait qu’une personne sur 68 souffrait d’autisme. Le Centers for Disease Control and Prevention, avait fait publier des chiffres sur le sujet en 2012 et en 2016 confirmant cette tendance. Le Centre mentionne en 2016 que 32% des autistes ont aussi une déficience intellectuelle, que 25% auraient une intelligence limite. Par contre, 44% des autistes ont une intelligence moyenne ou même supérieure à la moyenne. Pour plus d’informations sur l’autisme aux États-Unis, le Centre a publié un texte en 2016 sur la prévalance des autistes aux États-Unis.  Pour celui du Québec, le texte est ici.

Quels sont les symptômes de l’autisme ?

 

Comme mentionné plus haut, le TSA affecte trois sphères du développement humain : les habiletés sociales, langagières et comportementales. Voici quelques signes qui peuvent sonner l’alarme chez les parents.

habiletés sociales

  • L’enfant fuit les contacts visuels ;
  • Ne comprend pas les expressions faciales ou émotionnelles voire les intentions ;
  • Exprime ses émotions difficilement et n’aime pas qu’on le touche ;
  • Ne répond pas lorsqu’on mentionne son nom ;
  • Joue seul ou en parallèle aux autres ;
  • Les jeux symboliques sont difficiles.

Habiletés langagières

  • L’enfant commence à parler après ses 2 ans, d’autres retards apparaissent après les 2 ans et demi ;
  • Les acquis linguistiques peuvent se perdre ;
  • Difficulté à amorcer une conversation ou la soutenir ;
  • La rythmique du langage est particulière et la tonalité est anormale ;
  • Fait de l’écholalie, il répète mots à mots ce qu’il entend, sans nécessairement comprendre.

Habiletés comportementales

  • Tendance à avoir des mouvements répétitifs ;
  • Aime la routine ;
  • Il a une hypersensibilité sensorielle ;
  • Est fasciné par certaines parties d’un objet, mais pas l’objet en entier ;
  • Bouge continuellement ;
  • Ne partage pas ses intérêts avec les autres ;
  • Peut avoir des gestes agressifs envers lui-même ou les autres.

Et le parkinson, lui ?

(c) geralt Pixabay

La ressemblance entre l’autisme et le parkinson est le fait que les deux maladies neurologiques. La différence, c’est que le parkinson est une maladie neurodégénérative dont la cause est connue. Donc, les gens souffrant de parkinson subissent la perte de cellules dans le secteur de la substance noire. Ces dernières sont les responsables de la dopamine, l’élément chimique qui dit au corps de bouger. Au moment du diagnostic, il est estimé que déjà 80% des neurones ont cessé de fonctionner. C’est d’ailleurs ce qui fait que les symptômes du Parkinson apparaissent.

Les symptômes du parkinson ?

 

Il y a deux types de symptômes : les moteurs et les non-moteurs. Dans la première catégorie, on retrouve les tremblements lorsqu’on est au repos, la lenteur du mouvement, le fait d’être raide au niveau des muscles et le fait d’avoir une posture instable. Pour diagnostiquer le parkinson, il faut deux des trois premiers symptômes. L’instabilité posturale n’est pas tenue en compte. Outre ses quatre points à considérer quelques points non moteurs. Par contre, les gens ne font pas toujours le lien entre ces symptômes et la maladie. On y note l’anxiété, la dépression, le trouble du sommeil, la perte de l’odorat et le fait que l’écriture soit petite.

Le parkinson, une maladie de « vieux » ?

 

C’est ce que l’on pense souvent à tort. En fait, on estime que 5 à 10 % des gens ayant le parkinson ont des symptômes avant le début de la quarantaine. La maladie évolue plus lentement qu’à un âge avancé, mais les difficultés se présentent différemment. Cela représente des changements au niveau de la famille (couple, enfants) et du travail (réorientation de carrière possible). Mais il faut aussi penser aux conséquences psychologiques qui sont liées à la maladie.

Pourquoi en parler ?

Car au Québec, le mois d’avril leur est consacré. Il s’agit de principalement à faire de la sensibilisation. Aussi, parce qu’il est important de faire en sorte de les démystifier le plus possible. Il y a beaucoup de préjugés par rapport aux gens qui vivent ces maladies de près ou de loin. Il faut aussi dire que la maladie est vécue différemment d’une société à l’autre. J’ai déjà parlé dans d’autres textes. Par exemple, j’ai connu une famille algérienne dont le plus jeune est atteint d’autisme. Le père s’en occupait que très peu car il n’acceptait pas la maladie et la mère était sûre et certaine que son fils allait guérir s’il allait recevoir des traitements au Québec. En Algérie, cet enfant n’était pas pris en compte par les spécialistes !

Bref, il est important d’en parler. Et vous, vous connaissez quelqu’un qui vit avec une de ces particularités ? Des organismes qui peuvent aider ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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