Publié dans Histoire, Identité, immigration, Lectures, Religion

Au Québec, pas de chicane…

L’automne dernier j’ai lu le dernier livre de Rachida Azdouz, Pas de chicane dans ma cabane. Les différents sujets abordés dans le livre sont des sujets relativement délicats : la laïcité, l’appropriation culturelle, la religion, la sexualité… Bref tous les sujets chauds présents dans l’actualité dans les dernières années.

Mais il est aussi question d’immigration. Azdouz raconte notamment sa propre immigration au Québec. Les prédispositions qu’elle avait pour venir y vivre et son amour du Québec sont aussi abordés. Cela permet explique son point de vue sur la situation que traverse, depuis quelque temps, le Québec.

L’appropriation culturelle

Si vous étiez au Québec à l’été 2018, vous avez assisté aux différents débats qui ont lieu durant la période estivale. Vous vous en souvenez ?

Tout d’abord, il y avait eu Slav, le spectacle de Robert Lepage et Betti Bonifassi sur l’esclavagiste en Amérique. L’idée à la base est bonne. Mais… la grande majorité des chanteurs étaient blancs. Alors qu’ils auraient dû être noirs.

Une problématique similaire est survenue avec la production de Kanata. Encore là, l’intention était bonne : parler de la relation entre blancs et autochtones au Canada. Mais sans acteurs autochtones… D’où le scandale.

Mais qu’est-ce que l’appropriation culturelle ? J’avais déjà abordé le sujet au début du blogue. Mais ce qui est aussi abordé avec ces débats, c’est la place des minorités culturelles dans le milieu artistique. Mais ça, c’est un autre débat.

La laïcité

Un débat éternel au Québec. Surtout dans les dernières années. Il en est évidemment question dans le livre. Il faut dire qu’il a été écrit lorsque le projet est devenu loi. Donc, en pleine tourmente. J’ai parlé de la définition de la laïcité dans ce texte publié la semaine dernière. Je ne me répéterais pas, mais je vous invite à lire le texte si vous vous intéressez à la question.

Par contre, je mentionnerais le fait que le chapitre qui en parle est très humoristique. D’ailleurs Azdouz mentionne le fait que la laïcité est à la société ce que l’ail est au vampire. J’avoue que j’ai beaucoup ri en la lisant. Parce que c’est vrai. La laïcité et la religion font peur au Québec. Mais le débat n’est pas là et peut durer très longtemps. Je vais passer outre.

La sexualité

Oui, la sexualité est aussi au cœur du livre. Pourquoi ? Parce que des cours seront donnés au primaire et au secondaire qui traitent de sexualité. L’an dernier, j’avais posé la question à une sexologue qui travaille auprès d’immigrants. J’avais l’idée préconçue qu’il s’agit d’un sujet tabou pour certaines cultures ou religions. Mais non, même les parents de ma génération, qui ont grandi avec des cours de Formation personnelle et sociale durant leur enfance et adolescence ont peur de ces cours.

On s’entend que parler de sexualité est important. Il suffit de trouver la bonne manière de le faire. Ce qui peut être délicat. Pourtant, je me rappelle d’une émission de Passe-Partout qui traitait de la grossesse. C’était une émission qui était pour des enfants de 4 ans. Et c’était bien fait. Je n’ai pas été traumatisée d’apprendre qu’un bébé grandit dans le ventre de sa mère.

Comme quoi, la manière de présenter un sujet est important.

En bref, la chicane au Québec…

Le livre aborde beaucoup d’autres sujets, mais je vous laisse le soin de les découvrir. Mais j’ai adoré le fait que les sujets soient abordés avec humour. Car les sujets dont traite Azdouz sont délicats. Je vous invite à lire ce livre, ainsi que son autre qui traite du vivre-ensemble. Ce sont des livres importants pour la société québécoise actuelle qui est en restructuration sociale.

Pour acheter le livre sur les libraires, c’est par ici.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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