Alimentation, agriculture et gaspillage alimentaire…

Aujourd’hui, 16 octobre, c’est la journée mondiale de l’alimentation. Hé oui! les journées mondiales se suivent, mais ne se ressemblent pas. Heureusement, car cela nous enlèverait un peu d’idées de sujet pour les blogueurs. En fait, pour ceux qui me suivent régulièrement, j’avais écrit un texte sur l‘aspect identitaire de la cuisine. J’avais longuement hésité avant de me lancer dans la rédaction d’un article sur le sujet. Avec le recul, je n’ai aucun regret, car l’identité n’est pas seulement l’apparence physique et mentale d’une personne. Elle se reflète dans ses habitudes de vie.

Depuis 1945, cette journée mondiale consacrée à la nourriture a pour mission de commémorer la naissance de l’agriculture comme mode de vie, mais aussi de lutter contre le gaspillage alimentaire. Aujourd’hui, en occident, tout est industrialisé.  Alors beaucoup de gens ne savent même le chemin de l’aliment qui est dans leurs assiettes. Pourtant, dès que l’on longe le fleuve vers l’Est, on constate qu’il y a des champs et des animaux à perte de vue. Même en ville, il y a possibilité de faire pousser des fruits et légumes, soit sur son balcon, dans un jardin communautaire ou, comme les Fermes Lufa, sur le toit ! Il est même d’avoir son poulailler dans certains arrondissements de Montréal. Alors, il est possible de faire ce que l’on veut à peu près n’importe où. Il suffit de s’informer sur les options qui se présentent à nous, selon nos besoins.

Dans les sociétés plus traditionnelles, l’agriculture est un mode de survie. Ainsi que la chasse et la pêche. Les rôles sont souvent divisés : les femmes sont dans les champs et les hommes à l’extérieur à chasser. Mais cela dépend du contexte et du fonctionnement lié travail : à son propre compte ou pour une entreprise.  On a qu’à penser comme vivent les sociétés d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. En faisant, une recherche sur l’agriculture traditionnelle, j’ai trouvé le site Universalis qui a 25 articles et 19 photos sur le sujet. Je vous conseille d’aller zieuter le site pour en apprendre davantage sur le sujet.

Le volet de la lutte contre le gaspillage alimentaire s’est ajouté que récemment. Il s’agit d’une initiative de la France qui date de 2013. L’idée est excellente. En occident, on vit dans une société de consommation, alors on gaspille même la nourriture alors qu’ailleurs dans le monde, il y a des gens qui meurent de faim. Je ne dis pas de se remplir la pense jusqu’à explosion à chaque repas, mais de ne pas jeter ce que l’on ne mange pas est déjà un progrès. Surtout si l’on va au resto! Mais même au quotidien, il y a des gestes que l’on peut faire pour réduire les résidus alimentaires.

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Notre mouton pour l’année 2017/2018

Par exemple, si l’on est chasseur ou que l’on paie pour tuer un animal, il est possible d’utiliser l’animal au complet, ou du moins, le plus possible selon nos capacités et nos besoins. Ici, à chaque égorgement de mouton, les abats sont gardés. Mais vraiment tous les abats. Même que c’est ce que l’on mange en premier, du moins le foie. On en congèle une partie aussi. Dans la culture nord-américaine, ce n’est pas quelque chose qui se fait. Pourtant, s’ils sont bien apprêtés, c’est excellent. Personnellement, le seul truc que je n’arrive pas à manger, c’est les yeux. Peut-être parce qu’il s’agit des abats que l’on voit en permanence. Mais le reste, aucun problème avec. Mais pour ce qui est des peaux et des os, on le voit avec les Premières Nations et les Inuits. Ils en font des vêtements et des articles de maisons. C’est tout l’inverse du gaspillage !

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Les peaux qui ont été retirées lors de la fête du sacrifice en septembre 2017. Crédit photo: moi

Il y a plusieurs possibilités pour éviter le gaspillage alimentaire. Et ce n’est pas forcément comestible. On a qu’à penser au compost. Surtout si on a un jardin, cela est très utile. Oui, il faut s’informer si l’on fait soit même, mais sinon informez-vous à votre ville pour connaître les possibilités. Si vous faites du recyclage en plus, vous allez sortir vos poubelles moins souvent ! Je vous le promets. En plus, vous faites un bon geste pour la planète. Elle en a besoin!

Ce que l’on peut constater avec cette journée, c’est que s’il y a des changements dans notre consommation alimentaire, c’est dû principalement aux divers flux migratoires dans l’histoire, mais aussi aux changements climatiques. Il ne faut pas oublier qu’à la fin des années 1800 et début des années 1900, il y a eu la période de l’industrialisation. Les gens ont massivement quitté les campagnes pour les villes. La relève agricole s’est vue réduite avec le temps. On a qu’à penser au film Les temps modernes de Charlie Chaplin pour s’en rappeler. Comme nos sociétés occidentales se sont industrialisées, forcément, il y a des connaissances qui se sont perdues. Mais certaines personnes prônent un retour à de saines habitudes de vie et qui parle abondamment de l’agriculture comme méthode alternative.

Pour ce qui est des changements climatiques, ils affectent les gens travaillant dans le domaine de l’agroalimentaire et des chasses et des pêcheries. On l’a vue cette année, au Québec. On a eu un printemps tardif et pluvieux. Cela a provoqué un été très tardif et ensoleillé. Il y a donc des répercussions sur tout le travail qui se passe sur une ferme : la plantation des semis, la pousse et la récolte. À court terme, il faut trouver des alternatives qui seront bénéfiques à long terme. Ce qui implique la consommation durale et la réduction du gaspillage alimentaire.

Le changement se fera pas du jour au lendemain. Par contre, en les mentalités se changent graduellement. En quoi cela implique l’identité d’une personne ? Cela dépend de la définition que l’on se donne comme société. Il y a une interrelation entre ce que nous sommes individuellement et ce que l’on est en tant que société. Actuellement, la société se veut de consommation rapide, mais le développement durable prend graduellement de l’ampleur même ici. Petit à petit, l’identité du peuple se changera et impactera sur le climat. C’est une roue qui tourne… pour le mieux, j’espère.

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