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5 variantes culturelles à l’Action de grâce

Octobre apporte avec lui les premières nuits plus froides. C’est aussi les derniers moments, au Québec, pour faire des récoltes, notamment avec les citrouilles. Voici l’origine de 5 fêtes qui permettent de rendre grâce pour ce que nous avons amassé comme provision.

L’Action de grâce au Canada

Au Canada, cette journée est majoritairement fériée. Aujourd’hui, elle permet davantage d’avoir congé qu’autre chose. Après une brève recherche, on trouve la liste de ce qui est ouvert et fermé.

À l’origine, l’Action de grâce est la sœur des fêtes de la moisson européenne. Elle arrive en Amérique par bateau en 1578 lorsque Martin Frobisher cherchait un passage pour aller de l’Atlantique vers le Pacifique en passant par l’Arctique. En fait, Frobisher s’est arrêté pour remercier Dieu d’être encore vivant.

Deux cents ans plus tard, en 1763, après la guerre de Sept Ans, Halifax organise une célébration en l’honneur de sa fin. Pendant longtemps, la date de la célébration change souvent. En 1879, le Gouvernement canadien fixe la date au 6 novembre. Date, qui, après la Première Guerre mondiale, coïncide avec le jour du Souvenir. C’est en 1957 que le Gouvernement fixe la date au deuxième lundi d’octobre.  C’est aujourd’hui une fête associée à la récolte.

L’Action de grâce aux États-Unis : Thanksgiving

Chez nos voisins du sud, la fête qui célèbre les récoltes se passe le quatrième jeudi de novembre. L’origine est similaire à la version canadienne. Les traditions associées à cette journée sont le repas en famille et le Président américain gracie une dinde. La chanceuse, elle ne sera pas mangée. ✖🍴🍗

Car le repas traditionnel se compose d’une dinde. Il s’agit de l’animal découvert par les premiers Européens en Amérique. Évidemment, il se prend en famille. Je ne sais pas si cela se fait ailleurs au Canada, mais dans les grandes villes États-Uniennes, il y a une distribution de repas aux itinérants. Le menu type comprend, en plus de la dinde, beaucoup de légumes, de la sauce aux canneberges et une variété de tartes.

Les États-Uniens adorent cette fête, car elle représente la bonne grâce offerte par le nouveau continent. Par contre, les Amérindiens se remémorent plutôt la destruction de leurs terres ancestrales…

L’Action de grâce en Europe : les Fêtes paysannes

En Europe, la journée où l’on rend grâce aux récoltes, diffère de celles du Québec. Elles semblent être plus collectives que familiales. Il y a beaucoup d’animations, des marchés ouverts, des célébrations ecclésiastiques, des expositions, des repas collectifs, des parades, etc. Bref, il s’agit de moments passés avec la communauté. Il est possible de visiter des fermes, d’acheter des fruits et légumes, goûter des plats régionaux, etc. Ce qui, en mon sens, est vraiment agréable, car il y a un côté éducatif. Ce n’est pas tout le monde qui sait comment poussent les légumes ou d’où vient le lait. Il s’agit donc d’une occasion d’entrer en contact avec les producteurs et les commerçants. La fête de la commune que j’ai trouvée a lieu en septembre, avant même que l’automne arrive. Cela semble être le cas ailleurs en France.

L’Action de grâce juive : Shavouoth

Chez les juifs, la fête de la Moisson ou des Semaines s’appelle Shavouoth. Il s’agit d’une fête célébrée au printemps à la fin de la moisson du blé, car elle se célèbre 7 semaines après les pâques. D’ailleurs, la traduction française de Shavouoth est la fête des sept semaines. lle permet de donner une offrande au Seigneur. Il s’agit d’une manière de dire au rabbin que le paysan est le fils d’un Araméen qui était errant et qu’il est maintenant stable dans sa condition au point de pouvoir récolter des légumes. Il s’agit d’une fête très religieuse où les psaumes rappellent souvent que le fait de semer dans la peine récolte dans la joie.

D’où vient l’origine de cette fête ? En fait, les juifs arrivèrent au mont Sinaï environ sept semaines après leur sortie de l’Égypte. Donc, près de deux mois après avoir quitté leur pays.

L’Action de grâce en Asie : la fête de mi-automne

Cette fête se célèbre le soir du 15e jour du huitième mois lunaire. Cela peut donc être en septembre ou en octobre. Pourquoi le 15e jour ? C’est le soir de la pleine lune, symbole de famille et rassemblement. Il s’agit d’un événement important. L’autre étant la nouvelle année chinoise. La fête de mi-automne peut être appelé fête des Gâteaux lune, car il s’en donne beaucoup lors de cette fête. Aussi, la femme a une place importante lors de cette fête, la lune étant l’astre associé à la gent féminine.

À l’origine, c’est une fête agricole, mais j’ai l’impression que ce n’est plus le cas. Par contre, beaucoup de mythes entourent cette fête. Deux légendes sont comptées de cette soirée : celle de : « La fuite de Chang-e » (嫦娥奔月) et « Wugang coupe l’Osmanthus » (吳剛砍桂).

Bref, chaque culture a sa manière de rendre grâce pour ce qu’elle reçoit. Évidemment, cela a un lien très fort avec le religieux, mais même si l’on ne croit pas en Dieu, rien n’empêche d’être reconnaissant pour ce que l’on reçoit.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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