Publié dans Réflexion

5 points qui prouvent que l’art est nécessaire

Vendredi, dans mon #saviezvousque, je vous parlais de la journée internationale de l’art. C’est aujourd’hui que ça se passe. Comme je le mentionnais, la première journée consacrée à l’art a eu lieu en 2012. C’est l’International Association of Art qui en est l’instigatrice. L’UNESCO appuie l’initiative.

L’an dernier, je vous en avais aussi parlé. Vous pouvez relire le texte ici.

Cette année, je le fais sous l’angle d’un top 5 qui aborde la diversité culturelle artistique.

L’art crée des liens sociaux

Pour Jan-Fryderyk Pleszczynski, qui était président du Conseil des arts de Montréal en 2017, l’art est le reflet du tissu social, notamment de Montréal. Pour que tout le monde puisse la consommer, il faut être en capable de la rejoindre. Pour Pleszczynski, la participation citoyenne est une belle option. L’aide aux organismes culturels dans les différents quartiers a aussi un impact sur la création des liens sociaux entre l’artiste et le public. En plus de donner une belle visibilité aux artistes.

Cela est d’autant plus important pour les artistes autochtones ou issus de l’immigration. Pour eux, il s’agit de manière de transmettre leur culture, leur histoire, leurs traditions. Pour Pleszczynski, c’est être « dans l’inclusion équitable, dans la valorisation du vivre ensemble, de la façon d’être capable de créer une richesse autour de la diversité. » Ce qui n’est pas rien !

L’art et le sentiment d’appartenance

Pour l’Association canadienne des organismes artistiques, le sentiment d’appartenance permet de construire des communautés vivantes. Et les arts sont importants pour réussir cette construction. Car en plus de construire, les arts donnent un sens à l’existence. Du moins de certaines personnes. Pas toutes 😉

En fait, l’art et la culture permettent de créer une cohésion sociale. Comme je l’ai mentionné au premier point, l’art créer des ponts entre les divers groupes d’une même société. Qu’ils aient des points en commun ou non. Les liens tissés entre les différentes parties permettent donc de développer un sentiment d’appartenance envers sa nation. Mais aussi envers les membres qui la constituent.

Bref, appartenir à groupe permet aussi l’intégration des minorités grâce à leur implication au sein de la majorité.

L’art est le reflet de la diversité

Non seulement, l’art à un impact permet de créer des liens sociaux, il a un impact sur l’identité des gens et de la Ville. Cette identité se voit par la diversité artistique, mais aussi la diversité culturelle et ethnique.

En effet, l’art est un moyen d’expression. Il exprime ce que l’artiste souhaite montrer de sa culture, de son identité. C’est un miroir en quelque sorte. En effet, dans un même secteur, non seulement il y a plusieurs types d’art. Chansons, théâtre, danse, littérature, etc.  Mais selon le bagage identitaire et culturel d’une personne, d’un groupe, tout change. Les références ne sont pas les mêmes. Les mots, les sons utilisés non plus.

La diversité culturelle a une saveur. Un conteur québécois ne racontera pas la même histoire qu’un Africain ou un latino. Même si les trois habitent le même territoire. Et ce pour plusieurs raisons.

L’art favorise l’apprentissage

Oui, l’art favorise l’apprentissage. Et à plusieurs niveaux.

On apprend sur une langue, une culture, un monde. Bref, un nouvel univers qui diffère du nôtre. C’est une porte qui s’ouvre parfois vers des remises en question. La curiosité est donc un aspect important de l’apprentissage. S’il est mis au contact du message que tente de transmettre l’artiste, une connexion se fait. Cela passe par les sentiments.

En effet, souvent lorsqu’on s’identifie à un artiste, c’est qu’il y a un petit quelque chose qui fait qu’on s’identifie à lui. Du moins pour un moment. Que ce se soit l’œuvre, la démarche artistique, voir l’être humain lui-même. Pour que l’art devienne une source d’apprentissage, il faut bien s’identifier à quelque chose, non ?

L’art protège la culture

En effet, l’art permet aussi de faire perdurer la culture d’un peuple dans le temps. Et de plus en plus facilement grâce à la technologie. Notamment tout ce qui touche l’oralité. On peut désormais la préserver sur un support numérique ou traditionnel.

Par contre, la technologie ne peut pas tout préserver. Tous les métiers traditionnels en sont la preuve. Lorsque l’on pense au métier de luthier par exemple. Ou tout ce qui vient de la culture autochtone. Et rien ne remplace un moment en groupe lorsque l’on se raconte des contes et légendes autour d’un feu de camp. Je vous en ai déjà parlé l’été dernier dans ce texte. Ce genre d’événement sporadique permet une transmission culturelle. Car souvent l’oralité est au cœur de ce moment.

L’art culinaire est aussi une manière de préserver sa culture. Par des recettes transmises de génération en génération, certaines traditions sont gardées.

En résumé

Pour terminer, je vous partage un extrait de l’émission Second Regard. Cet extrait vient d’un épisode passé cet hiver. Elle présente l’artiste Kattam, musicien, qui travaille principalement auprès des enfants. Il se représente bien ce que je tente de vous expliquer par cet article. De plus, c’est un très bel exemple de médiation interculturelle. Pour en savoir plus sur lui, c’est par ici.

 

Et vous qu’est-ce qui vous attire dans l’art ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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