Publié dans Identité, top 5

5 identités que l’on possède tous

Lorsqu’il est d’identité, je vous dis toujours qu’elle est multiple. Nous reflétons tous une image différente selon les gens à qui l’on s’adresse. Ou selon ceux avec qui l’on vit au quotidien. Comme beaucoup de personnes, je suis sûre que vous n’avez pas la même identité avec votre conjoint que votre patron ou votre belle-mère.

Voici donc 5 identités que l’on possède tous. Notre manière de l’afficher diffère selon le contexte. Par contre ces identités sont toujours présentes en nous. Évidemment, il y en a tellement plus. Et certaines sont plus visibles que d’autres. En plus, elles peuvent être appelées à changer au cours de notre vie. Mais pas toutes.

Le genre

À la base, on naît soit femme, soit homme. C’est comme ça depuis des lustres.

Par contre, il arrive qu’il y ait des conditions génétiques qui font en sorte que, parfois, c’est ambigu comme situation. Je pense à l’hermaphrodisme, par exemple, qui a été découvert vers la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. À la naissance, le bébé a les deux sexes. J’ai aussi entendu parler d’une personne qui a l’ADN d’un homme, mais l’apparence d’une femme.

Mais depuis quelques années, on entend de plus en plus de cas qui parlent d’un genre neutre. Ou d’un troisième sexe.  Il est aussi de plus en plus de transgenre. Cela concerne les personnes dont l’identité sexuelle psychique ne correspond pas au sexe biologique. Certaines personnes changent de sexe complètement. D’autres, non. Et ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec cette idée. Mais on laisse le débat pour d’autres que moi.

L’ethnicité

Selon lencyclopédie canadienne,

« l’identification ethnique désigne le rapport qui existe entre une personne et un groupe avec lequel elle croit partager une même ascendance en raison de caractéristiques communes, des expériences socioculturelles communes, ou les deux. »

Des caractéristiques de l’identité ethnique ?

  • Un contrôle territorial d’une communauté minoritaire où les enfants apprennent certaines traditions.
  • Les institutions ethniques génèrent une force d’attraction venant des membres de la communauté.
  • Les membres d’un groupe ont besoin de s’identifier à la culture et aux traditions qui les caractérisent.
  • Il y a un rapport entre l’ethnicité et la religion.
  • Chaque communauté minoritaire a ses propres leaders porteurs de missions.

Lorsque l’on mentionne l’identité ethnique, on parle d’origines. Donc, du pays de naissance lorsqu’on parle d’immigrants. Aussi le multiculturalisme comme gestion de la diversité est abordé. Cela peut causer des conflits interculturels comme on a au Québec. Comme ailleurs dans le monde.

L’identité nationale

Selon le dictionnaire en ligne la toupie, « l’identité nationale est le sentiment qu’éprouve une personne à faire partie d’une nation. »  Au Québec, on est champion pour ça. Plusieurs se définissent Québécois avant de se définir comme Canadiens. J’énervais mon ex-mari avec ça. Pour lui, j’étais canadienne. Pas pour moi. Remarquez que même pour sa famille en Tunisie, j’étais la Canadienne qui avait marié leur fils. J’étais connue en Tunisie comme était la Canadienne devenue musulmane. Pourtant, je me suis toujours définie comme Québécoise. Même si j’ai vécu ailleurs au Canada.

Toujours selon la toupie, l’identité nationale permet la visibilité de points communs pour tous membres de la nation. L’État fait en sorte de les imprégner tôt dans leur vie.

Ce n’est pas tout le monde qui s’identifie à la nation où il demeure. Mon ex-mari était un fier Tunisien. Pour rien au monde, il ne se serait défini comme canadien.

L’identité religieuse

Je vous ai parlé en début d’année 2019 d’un livre traitant des identités religieuses suite à l’immigration en sol québécois. Que l’on soit croyant ou non, on se définit en fonction de la religion dominante de notre nation.

Par exemple au Québec, si l’on se définit comme croyant et qu’on l’affiche publiquement, ça peut être difficile pour certaines personnes. La norme au Québec, c’est de se considérer athée tout en gardant certaines traditions catholiques. Alors, si on sort du moule, il se peut qu’il y ait des réactions mitigées. Mais le plus important, c’est de respecter les valeurs que l’on juge importantes pour nous. Non pas celle de l’État.

De ce fait, il arrive que certaines personnes changent de religion. Elles ne rejettent pas seulement la religion dans laquelle elles ont grandi. Mais changent complètement d’identité religieuse. C’est un choix, qui encore de vie, peut changer ou non.

L’identité linguistique

La dernière identité est la langue. On a tous une langue maternelle. La première langue que l’on apprend enfant. C’est probablement la seule identité qui peut se multiplier sans trop de problèmes. Elle ouvre des portes si on en parle plusieurs.

Par contre, apprendre une langue peut être difficile selon le moment où l’on apprend. L’âge idéal, c’est lorsque l’on est enfant. Adulte, il est possible d’en apprendre, mais en vieillissant, il faut plus de travail. La langue peut donc être une nuisance lorsque l’on immigre tardivement. 

Mais avec la langue, vient aussi un accent. Il trahit l’origine de la personne. On peut savoir de quelle région elle vit. Ou quel pays elle provient. Bref, la langue est un marqueur identitaire important. Mais qui peut être trompeur.

Par exemple, on peut se dire qu’une personne est immigrante en raison de sa couleur de peau. Mais dès qu’on l’entend parler, elle a un accent québécois. L’inverse est aussi vrai!

Comme mentionner en début d’article, plusieurs autres identités peuvent nous définir. Vous ? Vous vous définissez comment ? Quels sont marqueuses identitaires ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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