Publié dans Journée internationale, top 5

5 endroits où la jeunesse doit se sentir en sécurité.

La jeunesse, c’est le moment entre l’enfance et l’âge mûr, le fait d’être ou d’avoir l’air jeune ou qui correspond à une période de développement où la personne évolue pour atteindre une nouvelle caractéristique. Mais cette définition est différente d’une culture à l’autre. Même d’une période à l’autre. Même l’UNESCO l’utilise différemment selon le contexte. Mais ces derniers situent la jeunesse entre 15 et 24 ans. Mais pour d’autres, cette tranche d’âge va jusqu’à 30 ans. Donc très variable selon le contexte régional. Si on remonte dans le temps, on peut se souvenir que les gens se mariaient plus ou moins dans cette tranche d’âge, soit avant même leur majorité. Même au Québec ! Le 12 août de chaque année, c’est la journée internationale de la jeunesse. Le thème de la dernière édition était les espaces sécurisés pour les jeunes. Mais qu’est-ce qui doit être sécurisé exactement ?

La scolarisation

Selon l’ONU, en 2018, 24 millions de jeunes n’ont pas accès à l’éducation. Les motifs sont différents d’une société à l’autre, mais ils sont à la base d’inégalités dans les strates de la société. Évidemment, ce sont les jeunes filles qui sont les plus touchées. On pense à Malala Yousafzaï qui s’est battue contre la privation scolaire des jeunes filles au Pakistan. En 2012, elle a été victime d’un attentat des talibans pour cette raison ! Mais le Pakistan n’est pas le seul pays où les filles sont privées d’aller à l’école. Dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique, la situation est similaire. Ce qui fait que les filles vont moins à l’école ? Pour des raisons culturelles, l’école est trop loin, des violences sur le chemin de l’école, les règles (ce n’est pas toutes les écoles qui ont des toilettes), des mariages ou des grossesses en jeunes âges, et bien plus!

Les zones de conflits

Selon l’ONU, plus de 400 millions de jeunes vivent en contexte de conflits ou de violences qui leur sont néfastes. Plusieurs conflits sont en cours actuellement. On pense à ce qui se passe entre la Palestine et Israël. D’ailleurs, la jeunesse est très active dans ce conflit. Ahed Timimi en est la preuve. Âgée de 17 ans, elle manifeste son mécontentement contre le colonialisme israélien. En décembre 2017, elle gifle un soldat et se fait arrêter pour ce geste. Elle a passé quelques mois en prison. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La raison pour laquelle il faut sécuriser ces zones, c’est que les enfants sont souvent les premières victimes des conflits armés. Ils peuvent se trouver orphelins ou être séparés de leurs parents. Sans oublier que cela a un impact sur l’éducation, les soins de santé, les relations avec les autres. Sans compter les traumatismes que cela occasionne.

La politique

S’impliquer en politique est un moyen très efficace pour changer les choses. Par contre, on le sait, c’est surtout un milieu d’hommes d’un certain âge. Au Québec, les jeunes sont de plus en plus engagés. Et je crois qu’ailleurs dans le monde, c’est le cas aussi. On le sait, lorsqu’une révolution se passe, ce sont souvent les jeunes qui les initient. On pense à la révolution arabe ou au printemps érable. Cette manière est assez efficace, car souvent, il y a un événement déclencheur qui choc une génération complète et cela fait boule de neige. La réalité des jeunes est différente de celle des adultes. Les décisions sont prises par des gens qui ne sont pas forcément connectés à ce qui se passe dans le quotidien de la jeunesse. D’où l’importance de s’impliquer localement. Cela donne l’occasion de discuter d’enjeux qui concernent les gens ciblés par la problématique.

Marché du travail

On le sait, le marché du travail est en pleine mutation. Il est de plus en plus difficile pour les jeunes de se trouver un travail qui leur correspond dès la sortie de l’école. Réalité qui différent de l’époque de nos parents. Quoique cela est relatif. Car souvent, les demandes d’emploi exigent des critères que l’on n’a pas toujours à la sortie du programme. Oui, certains domaines ont des stages, par contre, selon les cas, ce n’est que quelques semaines. Donc, on est loin des 5 ans d’expérience exigés. Il faut donc que la jeunesse d’aujourd’hui soit innovante pour réussir à se trouver un emploi qui lui ressemble. Il faut sécuriser ce secteur d’activité, car, la meilleure façon de tuer quelqu’un de l’empêcher de s’épanouir. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle.  À retenir : le manque de travail décent a un impact sur la vie des gens.

Privation des droits

Actuellement, plusieurs personnes sont privées de leurs droits. Pour la jeunesse, cela représente beaucoup. Par exemple, ce que Trump a fait dernièrement en séparant les enfants de leurs parents lors du processus d’immigration est néfaste. Et sur plusieurs points en plus ! Ce qui est triste, c’est qu’on n’est pas au courant de toutes les situations similaires à cette situation. Pour de nombreux réfugiés, c’est pourtant la réalité. Mais au quotidien, plusieurs histoires ne parviennent pas à nos oreilles. Des cas où un enfant se fait intimider en raison d’une caractéristique qui le démarque des autres. D’autres où les enfants sont pris dans un conflit parental sans avoir un mot à dire. Ou simplement d’être né dans le mauvais sexe, donc doit subir le poids des traditions. Il est donc important de permettre l’accès à des endroits sécurisés afin de protéger la jeunesse actuelle des injustices qui peuvent lui nuire plus qu’autre chose.

En conclusion

Bref, la jeunesse est ce qui permet de changer les choses. Pour cela, il faut qu’elle soit capable d’avoir accès à des espaces qui lui donnent accès à la création et à l’innovation. Comme les cas de Malala et d’Ahed, les deux ont grandi dans des milieux qui favorisait la prise de parole et de prendre part à l’action. C’est ce que la jeunesse a besoin, mais qu’elle n’a pas forcément accès.

Vous connaissez des initiatives qui favorisent un accès sécuritaire aux jeunes d’aujourd’hui ? Si oui, partagez-les pour qu’on les connaisse.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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