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23 avril : La journée mondiale du livre et du droit d’auteur·e. 5 bonnes raisons de lire !

Lire, c’est important ! Je n’arrête pas de vous le dire. Mais aujourd’hui, 23 avril, c’est la journée mondiale du livre et du droit d’auteur·e. C’est une date symbolique en raison du fait que divers événements liés à la littérature se sont produits un 23 avril. Que ce soit la mort ou la naissance d’auteurs réputés. Par exemple, Shakespeare est décédé le 23 avril 1616. Mais l’UNESCO a décidé de consacrer une journée aux livres et au droit d’auteur·e de trois points importants : la lecture, le monde de l’édition et la propriété intellectuelle. Voici 5 raisons de lire les livres que l’on achète.

 Lire, c’est mon droit !

L’édition 2018 de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur·e coïncide avec la 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme… et de la femme. D’ailleurs deux articles de la Déclaration sont importants de connaître au sujet du droit à la lecture : les 26e et 27e articles. Voici ce qu’ils stipulent[i] :

« Article 26

  1. Toute personne a droit à l’éducation […]
  2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. […]

Article 27

  1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. 
  2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur. »

Donc, si quelqu’un a le droit à l’éducation, il apprendra forcément la lecture. Du moins de façon fonctionnelle. Mais comme il est décrit au point 2 de l’article 26, l’éducation permet l’épanouissement personnel et le renforcement des droits et libertés de la personne. Sans compter l’impact sur les connaissances sur notre environnement immédiat ou non.

Idem pour l’article 27, qui mentionne la participation aux activités culturelles de sa région et les droits d’auteur·e.

Lire, c’est apprendre

Lire c’est l’occasion d’apprendre sur le monde qui nous entoure. La lecture permet de se remettre en question, de s’émanciper. Je vous en avais déjà parlé dans un article en mars dernier. Il faut donc comprendre que la lecture aide à la construction de soi par la confrontation de nos idées avec celles de l’auteur·e. Mais elle peut aussi valider nos pensées sur un sujet.

Mais c’est aussi l’occasion de discuter sur des sujets variés avec les gens qui nous entoure. Des clubs de lectures existent un peu partout sur la planète. Cela permet de faire des résumés et de faire ressortir une vue d’ensemble du livre. Cela permet également de voir autrement l’histoire que par notre propre perception, car personne n’a le même vécu, donc la même conception de ce qui est lu.

Lire, c’est imaginer et comprendre l’autre

Les deux vont de paire. Car, oui, l’imagination fait partie de la lecture en plus de nous permettre de comprendre l’autre. En lisant un roman, on s’imagine le monde dans lequel évolue le personnage. Le même personnage n’aura une allure différente d’un lecteur à l’autre. L’auteur·e créer donc un univers propre à l’histoire que le·la lecteur·trice recréé à son tour. Par contre, selon les psychologues qui se sont intéressées à la lecture de romans, ils permettent de comprendre la psychologie humaine. Déjà en 1986, Jérôme Bruner, de La Faculté de droit de l’Université de New York, mentionnait le fait que la narration est une pensée en soi, car elle forge la conception que l’on peut se faire de l’être humain.

La lecture de romans permettant la compréhension de l’autre grâce aux habiletés sociales que l’on peut développer en lisant. En effet, l’imagination que l’on stimule en lisant permet le développement de l’empathie et le jugement de l’opinion de l’autre. Bien que l’acte de lire soit de prime abord un acte solitaire, ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt d’une interaction avec l’autre.

Lire, c’est choisir

Lorsque l’on décide de lire, on fait un choix. C’est immanquable. Plusieurs facteurs font en sorte que l’on choisit un livre plutôt qu’un autre. Nos états d’âme, nos intérêts, les obligations scolaires, etc. Par moment, des lectures nous sont imposées, comme quand on est à l’école. Souvent dans les cours de français ou de philosophie au Collégiale, les professeurs nous choisissent des livres qui vont nous faire réfléchir ou comprendre notre environnement immédiat. Des années plus tard, avec l’âge et l’expérience, lorsque nous relisons ces livres, nous comprenons autre chose, car nos idées évoluent dans le temps. Bref, les choix littéraires, que nous faisons ou subissons, font en sorte de stimuler notre curiosité et notre intellect.

Lire, c’est voyager

Lire, c’est voyager à peu de frais. Victor Hugo disait que lire, c’est voyager et voyager, c’est lire. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Que les deux sont des sources d’apprentissage similaire. En effet, l’un comme l’autre permet de se cultiver. Évidemment, ce n’est pas de la même manière, mais on apprend autant au contact d’un qu’en prenant l’avion ! Tout dépendant de notre expérience, l’un confirme l’autre… ou l’infirme. Encore sur ce point, on apprend sur ce qui nous entoure. L’un avec livre, l’autre au contact des gens. L’un est davantage intellectuel, l’autre social. Les deux sont autant bénéfiques que l’autre à l’apprentissage.

Bref, comme on vient de le lire, la lecture est synonyme d’apprentissages. On développe des capacités qui nous serviront toute notre vie. Même si on ne le sait pas dans l’immédiat, ces habiletés sont utiles dans plusieurs situations du quotidien. Donc, lisez et vous serez de meilleures personnes.

[i] Déclaration universelle des droits de l’Homme : http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/, vu le 19 avril 2018

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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