TECHNIQUE D’ANIMATION : QUELQUES CONSEILS

Aujourd’hui, je pense davantage aux intervenants interculturels par le sujet de mon articles. Et oui, lorsque l’on intervient auprès des gens, on doit parfois organiser des animations quelconques au cours de nos mandats. Que ce soit des réunions d’équipe ou avec notre clientèle cible. Voici quelques conseils qui peuvent vous être utiles.

L’organisation et la planification

La première chose à faire, c’est de s’organiser. On ne peut pas arriver dans un milieu et prétendre savoir comment cela fonctionne. Le mieux est de faire des recherches sur le milieu et la clientèle. Cela semble logique, je vous l’accorde. Mais ce qui me semble important à ce stade est la prise de contact avec le milieu. On s’arrange pour communiquer, d’une manière ou d’une autre, avec un responsable afin de connaître leurs besoins et la clientèle qui cibler par l’animation. Je ne vous apprendrais rien en vous disant qu’on ne fait pas une animation pour des avocats comme à un groupe d’enfants de 10 ans !

Avec ce point de départ, on peut donc plus facilement planifier notre intervention. Comment procède-t-on ? Cela dépend du milieu ou vous êtes, mais il y a toujours trois grandes étapes : l’avant, le pendant et l’après. En gros, la première étape, comme je l’ai mentionné, sert de prise de contact avec le milieu, les gens afin de mieux se préparer. La deuxième étape est l’intervention en tant que telle. On est dans le vif du sujet. On termine toujours avec une rétroaction après avoir fait notre animation. On fait l’analyse des bons coups et des mauvais. C’est aussi à cette étape qu’on fait des recommandations à l’organisme qui nous a embauchés.

S’adapter

Malgré le fait que l’on soit bien préparé, il se peut qu’il se passe des imprévus. En tant qu’intervenant, on doit être capable de s’adapter. C’est primordial et cela doit être une qualité pour toutes personnes travaillant avec les gens. On a changé de local et l’animation que l’on avait prévue ne cadre pas dans ce nouvel environnement, il est toujours utile d’avoir un plan B dans sa poche.

Par exemple, lorsque j’étais éducatrice, je faisais énormément de remplacements. Je changeais de groupe, voire de milieu, pratiquement tous les jours. Qu’est-ce qui m’a sauvé la vie ? D’avoir une trousse d’activités avec moi. Des histoires, des chansons et des activités pour tous les âges selon la saison et/ou la thématique possible. Donc, à l’hiver, je planifiais pour Noël ou la St-Valentin. À l’automne, je pensais pommes et citrouilles ! Je m’enrageais pour avoir des activités que les enfants n’avaient pas l’habitude de faire pour les faire venir à moi… mais je ne les forçais jamais, évidemment !

Les activités

Plusieurs activités sont possibles selon le contexte. Si on a l’éclosion d’un nouveau groupe, les activités brise-glace sont vraiment agréables. Personnellement, j’aime mieux les organiser que de les vivre, mais reste qu’il s’agit d’activités importantes pour entrer en relation avec les gens que nous allons côtoyer dans les jours ou semaines qui vont suivre.

Si on fait une activité de consultation, les Cafés du Monde ou les Cafés Urbains sont une excellente idée. En quoi cela consiste ? Permettre l’échange d’idées selon un contexte précis. Les Cafés du Monde permettent d’échanger librement en petits groupes sur des questions thématiques. L’activité se veut créatrice, car elle permet d’avancer sur les idées des autres participants. Tout le monde peut organiser ce type d’activité de tempête d’idée. Les Cafés Urbains sont davantage une série de rencontres organisées par des organismes communautaires et peuvent prendre différentes formes selon ce que l’on souhaite réaliser.

Ici, je vous parle d’activités qui ciblent les adultes. On parle dans ce cas d’andragogie. Et pour vous aider à choisir vos activités, voici quelques statistiques sur l’apprentissage vécu par les adultes. En 1988, Mucchielli soulignait que les adultes retiennent que

  • 10 % de ce qu’ils lisent ;
  • ​20 % de ce qu’ils entendent ;
  • 30 % de ce qu’ils voient ;
  • 50 % de ce qu’ils voient et entendent en même temps ;
  • 80 % de ce qu’ils disent ;
  • 90 % de ce qu’ils disent et font.

En d’autres mots, plus les sens sont actifs, plus il est facile d’apprendre !

La nourriture

Il n’y a rien de plus universel que de se rassembler autour d’un café pour discuter. À la pause autour de la machine à café, je suis certaines que vous vous laissez aller sur les potins du bureau. C’est un classique de toutes rencontres. Les formules comprenant une causerie autour de brioches ou de sandwiches, c’est toujours populaire. Souvent, les gens sont les plus relaxes à ce moment. Cela favorise les échanges et créer des liens qui sont favorables pour ce qui est plus formel. Toujours prévoir de la nourriture et des boissons pour stimuler les cerveaux et délier les langues.

C’étaient quelques petits trucs, mais j’espère que cela vous sera utile pour vos interventions.