Publié dans Réflexion

LE COLONIALISME, ENCORE PRÉSENT AUJOURD’HUI ?

Depuis plusieurs années, on entend parler du conflit israélo-palestinien. Il s’agit beaucoup plus qu’une simple guerre de religion, car il s’agit de colonialisme. Oui, malheureusement, ça existe encore ! Et ça fait des années que ça existe ! Les Amériques et l’Afrique l’ont été par le passé et en paient encore le prix. Mais qu’est-ce que le colonialisme ?

Il s’agit d’une idéologie européenne qui explique le fait que les terres d’un État sont profitables uniquement pour le peuple colonisateur et non à ceux qui en sont propriétaires. Ces derniers n’ont plus accès au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, aussi appelé droit à l’autodétermination. Ce droit est inscrit dans la Chartes des Nations unies depuis 1945. On peut donc comprendre que les peuples colonisés ne sont pas autonomes et souverains au sein même de leurs pays. On parle aussi d’impérialisme ou de tiers-mondiste. Dans le Monde diplomatique, René Gendarme mentionne, dans Du colonialisme au néo-colonialisme, qu’il s’agit d’un mot complexe à définir. Il peut signifier une domination, une ségrégation, l’inégalité ou l’oppression économique.

On va sans dire que l’immigration a toujours existé.  Par contre il y a une différence entre cette dernière en s’accommodant de ce qu’il y a et l’imposition d’un pouvoir sur les natifs. Il y a d’énormes conséquences à la colonisation qu’elles soient humaines, culturelles, économiques, écologiques ou sanitaires. À un moment ou à un autre de l’Histoire, les peuples se sont succédé dans les statuts de colonisés ou de colonisateurs, mais depuis des siècles, les Européens mènent le bal en ayant colonisé l’Afrique et les trois Amériques. En Afrique, les différents pays colonisateurs se sont divisé le contient au complet en une cinquantaine de pays. On peut penser, entre autres, à Tintin au Congo.

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Tintin au Congo Source : L’affaire Guerlain, symptome du neo-colonialisme négrophobe

  Le Congo, comme plusieurs pays d’Afrique, s’est vu imposer des frontières et un pays européen qui les domine lors d’une compétition entre six puissances : la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique et l’Espagne. Le partage de l’Afrique s’est étalé de 1880 à la Première Guerre mondiale, mais les grandes lignes se sont dessinées lors de la conférence de Berlin en 1884-1885. Certains pays africains portent encore les marques de cette époque malgré l’acquisition de leur indépendance.  Tiken Jah Fakoly en parle énormément dans ses chansons, dont Plus rien ne m’étonne.

En Amérique aussi on a connu la colonisation. Au Québec, la première vague était Française. La Grande-Bretagne est venue par la suite. Une grande partie de notre histoire est marquée non seulement par la guerre entre les deux pays pour posséder nos terres, mais par ce que les colons Français ont fait subir aux autochtones. Encore aujourd’hui, les Premières Nations ont des répercussions de cette époque. Il y a peu de temps encore, elles étaient toujours victimes de discriminations postcoloniales. Aussi, la guerre entre les Français et les Anglais se fait encore sentir au Québec, mais sous l’angle identitaire.

Comme mentionné au début, le colonialisme existe toujours. Je vous ai donné des exemples très connus, notamment le conflit israélo-palestinien. Cela dure depuis 1948, au moment où Israël devient un État suite à un vote de l’ONU et qu’une vague d’immigration juive arrive dans le secteur. Le conflit est extrêmement profond et complexe pour en parler ici, mais il est clair qu’il s’agit de colonialisme, car l’oppression juive se fait se sentir sur les Palestiniens de la même manière que les Européens, à une certaine époque, ont eu un pouvoir sur de nombreux pays dans le monde.

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La Palestine versus Israël Source: Parti communiste Français
Publié dans Identité, Islam, top 5

Top 5 des contributions arabes

Le top 5 d’aujourd’hui porte sur les contributions venant des Arabes. Sans cette participation, beaucoup de gens se demanderaient sûrement comment vivre, car ils ont besoin d’elles. Les Arabes ont toujours été forts en sciences, en mathématiques, stratégies de guerre, agriculture, en langue et en art de vivre. Ils se retrouvent donc à la base de nombreuses créations que les Occidentaux ont récupérées d’une manière ou d’une autre au détriment des Arabes. En voici quelques-unes ! Soit dit en passant, ne pas confondre Arabe et musulman, car ce n’est pas parce qu’on est Arabe qu’on est musulman et vice versa.

Le café

Oui, votre café matinal est d’origine saoudienne ! Et on parle du 15e siècle environ si ce n’est avant, bien sûr. Mais il se peut qu’il vienne de l’Éthiopie, car, selon la légende, un berger arabe avait remarqué que ses bêtes étaient plus éveillées après avoir ce qu’il croyait des baies. Il en avait cueilli quelques-unes qu’il a fait bouillir et c’est ainsi que serait né le café ! Cela reste à vérifier, mais par contre, connaissant l’histoire des Saoudiens, je sais qu’ils faisaient deux caravanes par années, une en hiver et l’autre en été. C’est ce qui expliquerait la propagation rapide (moins de deux siècles) du café vers l’Europe. D’ailleurs, l’origine du mot café est arabe aussi. Il s’agit du mot kawa qui est devenu kahve en Turc, caffé en italien et coffee en anglais, suivant ainsi la migration de la boisson.

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Café (c) Pixabay Christoph

Les chiffres arabes

Les chiffres que l’on utilise actuellement (0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9) sont aussi une création arabe. Ils se sont inspirés de la science indienne pour les actualiser. Avouez que ces chiffres sont beaucoup plus pratiques que les chiffres romains. De plus, les Arabes ont inventé l’algèbre. Ça, par contre ce n’était pas nécessaire, car si vous êtes comme moi, vous avez commencé à détester les mathématiques quand il y a eu des lettres d’impliquer dans les différentes équations. Saviez-vous que le mot « chiffre » est arabe ? Eh oui, lui aussi ! Le mot « es-sifr » désigne littéralement le vide, donc le chiffre 0.

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Pi (c) Pixabay Geralt

La médecine

Un autre domaine dans lequel les Arabes sont véritablement fort est la médecine. Se basant sur l’Antiquité, on remercie Hippocrate, les Arabes ont perfectionné la pratique de la médecine, surtout en matière de diagnostic. De plus, ils ont découvert des vertus pour de nombreux produits comme l’alcool, la térébenthine, l’éther et de drogues douces comme le cannabis. Donc, l’utilisation de la marihuana comme médicament, n’est pas l’idée du présent siècle, qu’importe ce qu’en disent les militants. Au Moyen-Âge, les chirurgiens musulmans utilisaient déjà des outils similaires aux scalpels d’aujourd’hui et ont aussi permis la construction des premiers hôpitaux en Iran et en Égypte ce qui a facilité la pratique de l’hygiène.

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Corps humains (c) Pixabay heblo

Le vocabulaire

Je vous ai déjà mentionné l’origine des mots café et chiffre. Mais ce ne sont pas les seuls mots qui nous viennent des Arabes. Comme je vous l’ai aussi mentionné, les Arabes voyageaient énormément faisant en sorte que lorsqu’ils rencontraient des gens ayant une autre langue que la leur, des transgressions linguistiques s’opéraient. Un langage commun aux pays autour de la Méditerranée se créait alors. C’est ce qu’on appelle une Lingua Franca, une langue qui se veut neutre. Grâce à ce langage, des mots issus de l’arabe se sont retrouvés dans le Français, l’Italien ou le Portugais.

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Des mots du dictionnaires (c) Pixabay PDPics

Les arts

Les Arabes sont doués pour les arts. Oleg Grabar disait que l’art de l’Islam

est un art qui sert non pas de fin en soi, mais d’intermédiaire entre l’homme et ce qui existe. Ce qui a rendu les artistes du monde islamique uniques, c’est d’avoir pu montrer que l’eau se boit mieux dans un beau verre, que la lumière est plus belle lorsqu’elle émane d’un chandelier richement incrusté.

En effet, vous aurez remarqué que la calligraphie est quelque chose d’omniprésent dans la culture arabe. Habituellement, ce sont les versets du Coran qui sont calligraphiés, mais au début, c’était les documents scientifiques qui l’étaient. Pourquoi cette tradition ? Car l’écriture est un don divin et que l’arabe a son importance du fait que Dieu a transmis son message dans cette langue. L’écriture arabe a donc un aspect divin, un lien avec Dieu, d’où l’importance d’une écriture raffinée.

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Attestation de foi (c) Pixabay GDJ

Par contre, la différence entre l’art arabo-musulmane et l’art occidental sont le fait que la calligraphie embellit ce qui existe déjà et qui a une fonction utilitaire. C’est pour cette raison que l’on voit beaucoup de vaisselle décorative. Ce n’est pas le cas de l’art occidental.

On a vu cinq aspects du monde arabe. Il y a bien plus comme l’architecture et la philosophie. Je vous invite à fouiller davantage sur ce qui nous entoure. Plusieurs objets du quotidien sont d’une origine que l’on ne se doute même pas. Avez-vous des exemples de ces objets dont on ne soupçonne pas l’origine ?

Publié dans Islam, Portrait de musulmanes

Portrait de femme musulmane : Myrianne Lemay

Voici le premier portrait de musulmanes de 2018. Malgré les annonces qui ont circulé sur les différents médias sociaux et l’intérêt de femmes au projet, je n’ai pas eu de retour pour le moment. Ce n’est pas grave, il y a d’autres possibilités pour publier leur portrait, car j’ai prévu d’en publier un par mois. Je vais donc commencer par me présenter d’un point de vue nouveau pour vous. Je ne voulais pas vraiment en faire un sur moi, mais les circonstances en ont voulu autrement. En espérant que cela va faire perdre la timidité de quelques personnes et que mon portrait suscite un  nouvel intérêt pour le projet.

Comme vous le savez déjà, je m’appelle Myrianne, mais je préfère qu’on appelle Aïcha. Je suis Québécoise et j’ai grandi sur la Rive-Sud de Québec, là où je suis née. J’ai donc grandi ici, fréquentée autant l’école publique que privée. J’ai détesté l’école privée, car j’y étais pensionnaire et c’était une école tenue par de religieuses, donc catholique. Un milieu qui n’était pas pour moi. Je n’y étais pas à l’aise du tout. Je n’étais déjà pas chaude à l’idée du christianisme avant d’y entrer, trois ans dans ce milieu ne m’a pas aidé à aimer davantage cette religion. Par chance, j’avais des cours de piano qui m’ont aidé à passer à travers ces années. À ce moment, je ne connaissais rien de l’Islam et j’étais loin d’imaginer que j’allais m’y convertir quinze ans plus tard. À cette époque, j’aurais davantage aimé fuir les églises, mais bon, je devais encore suivre mes parents. La dernière année de mon secondaire a été plus périlleuse, j’ai suivi le cours de morale malgré le désaccord de mes parents. À cette époque, à partir du troisième secondaire, dans les écoles publiques, l’élève avait le choix entre les cours de religion et de morale ou uniquement de morale. Après une discussion avec le directeur de mon niveau, j’ai pu suivre le cours de morale, à mon grand bonheur.

À ce moment, la place de la religion dans ma vie frôlait le vide total. Je n’avais aucun intérêt pour elle et je la considérais davantage comme un fardeau qu’une motivation à l’amélioration. Ce n’est qu’à Montréal que j’ai commencé à connaître des musulmans et à discuter avec eux. Évidemment, à force d’en côtoyer, j’ai lu sur l’islam. Par contre, la lecture du Coran me faisait frissonner par rapport à certains sujets, car je ne savais pas qu’il y avait une explication pour chaque verset. Même Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir m’a fait comprendre l’islam. Mais c’est lors de la lecture de Thérapie de l’âme de Khaled Bentounès que le déclic s’est vraiment fait. C’était en 2012, en plein printemps érable. C’était la première fois que je lisais un livre avec des versets coraniques mis en contexte et qui m’ont permis de mieux comprendre l’Islam. À la base, je n’avais pas pris ce livre pour moi, mais pour aider un ami ! Comme quoi on ne sait jamais ce que l’on nous réserve. À la même période, j’ai entendu l’appel à la prière la première fois en vrai, sortant des fenêtres d’une mosquée devant laquelle je passais sans le savoir ! C’est au même endroit que je me suis convertie, un mois plus tard.

Évidemment, par la suite, beaucoup de changements se sont opérés graduellement, mais quand même rapidement. J’ai pris l’habitude d’aller à la mosquée toutes les fins de semaine ou presque dès le début de ma conversion. Le vendredi, pour la prière, le samedi avec un groupe de discussion féminin et le dimanche pour des cours aux convertis. Donc, l’islam a pris sa place rapidement dans ma vie. Mais lorsque j’ai porté le voile, les premiers temps, j’ai eu beaucoup de difficultés. J’habitais le même quartier depuis 4 ans, alors je connaissais mes voisins et j’habitais le bloc avec mes propriétaires. J’ai vu leur comportement changer. Ça m’avait blessé énormément. Par contre, moins d’un an après ma conversion, je m’étais mariée et j’avais déménagé de quartier. Je me suis retrouvée dans un quartier multiethnique ou plusieurs religions se croisent. Pour donner une idée, je vivais à côté d’un temple sikh et d’une église orthodoxe grecque. Ma mosquée était à 10 minutes de marche.

Si je trouve difficile de pratiquer l’islam au Québec ? Parfois. Surtout qu’il y a des événements tragiques ou de l’islamophobie. Le réseau dans lequel on gravite a son importance. Si on fréquente que les mosquées, il est certain de trouver des musulmans pratiquants, bien que l’on ne soit pas tous au même niveau. Par contre, c’est en fréquentant l’université dans le cadre de ma maîtrise que j’ai un peu déchanté. Sans jeter le blâme sur personne, les aspects culturels de l’islam sortaient, chose à laquelle je n’étais pas préparée. Par contre, grâce à la maîtrise, j’ai pu apprendre différemment au sujet de l’Islam, car les idées véhiculées dans le réseau universitaire ne sont évidemment pas le même que dans les mosquées. D’un côté, cela m’a fait comprendre que je connaissais bien l’islam. Du moins assez pour le défendre dans certaines discussions. Par contre, et le remariage aidant, j’ai approfondi mes connaissances au sujet de la femme dans l’islam. J’ai ainsi connu plusieurs auteures musulmanes et lu énormément sur la place de la femme dans cette religion. Cela m’a confirmé le choix d’intervenir auprès de cette clientèle, intention que j’avais déjà au moment de mon inscription à la maîtrise. Évidemment, dans cette optique je souhaite m’impliquer dans des organismes qui travaillent dans le même sens.

J’aimerais transmettre aux autres l’idée que les femmes musulmanes peuvent être autonomes, que beaucoup d’entre elles sont intégrées dans la société québécoise. Bien que certaines personnes affirment le contraire, dès le début de l’Islam les femmes étaient actives dans l’espace public. Elles parlaient avec le Prophète, avaient des commerces, enseignait l’islam à ceux qui le désiraient, majoritairement aux femmes, mais aux hommes aussi. Pourquoi, aujourd’hui, les femmes musulmanes ne pourraient-elles pas avoir les mêmes avantages ? C’est une question qui mérite réflexion surtout dans la société québécoise actuelle.

Publié dans Lectures

LIVRE : PETIT COURS D’AUTODÉFENSE INTELLECTUELLE

S’il y a quelque chose que l’on doit être capable de faire dans la vie, c’est se défendre. Physiquement parlant, mais aussi de façon intellectuelle. C’est ce que propose le livre de Normand Baillargeon, Petit cours d’autodéfense intellectuelle paru chez Lux Éditeur en 2006 dans la collection Instinct de liberté. L’édition que j’ai utilisée en est une qui est revue et corrigée et qui a été publiée en 2016. Les illustrations sont de Charb.

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Petit cours d’autodéfense intellectuelle (C) Myrianne Lemay

 

Pourquoi parler d’autodéfense intellectuelle ?

Parce que nous sommes à l’ère des fakes news, de fausses nouvelles, et que l’impact de cette problématique est majeur. Cela a des répercussions sur la vie de ceux qui les subissent. En fait, ce phénomène est de plus en plus fréquent, surtout depuis l’apparition des médias sociaux. Mais cela ne leur est pas exclusif. Au Québec en a eu la preuve en décembre avec le cas du chantier de construction et des mosquées du quartier Côté-des-Neiges à Montréal. À titre de rappel, TVA rapporte une problématique sur un chantier de construction près de mosquées d’un quartier multiculturel de Montréal. Il avait été demandé à des femmes y travaillant de se trouver loin des lieux de cultes lors de la prière du vendredi. Selon le reportage, la journaliste a dit qu’elle avait la preuve écrite noir sur blanc que cela venait des mosquées. Ce qui était faux. Elle détenait seulement la parole d’un contremaître qui lors d’un autre reportage, plusieurs jours plus tard, disait ne pas être au courant de l’histoire, qu’il n’avait fait qu’une supposition.

Non seulement, cela a nui aux musulmans qui n’avaient rien demandé de tel, mais aux entreprises impliquées sur le chantier et à la crédibilité de la journaliste et réseau médiatique. Quoique, personnellement, j’ai très peu de pitié pour ces derniers, car le réseau à une tendance à s’acharner sur les minorités, les musulmans en particulier, pour les mauvaises raisons. Conclusion de l’histoire : suite à l’enquête de la Commission de la construction du Québec (CCQ), les musulmans n’avaient rien à voir avec ce qui s’était passé. Cela venait de la compagnie qui dirigeait le chantier. Pour quelle raison ? Par respect pour ceux qui allaient aux mosquées prier.

Pourquoi cette histoire ?

Parce que la pensée critique manque cruellement aujourd’hui. En fait, selon le site Toupie, il s’agit d’ « une attitude critique vis-à-vis de toute affirmation ou information ainsi que la capacité intellectuelle qui permet de raisonner correctement, de tirer des conclusions qui ne soient pas prématurées, mais réfléchies et étayées par des arguments. » En d’autres mots, on utilise notre raison pour se questionner, analyser et comprendre les informations que l’on reçoit. Cela implique donc des concepts comme le langage, l’argumentaire et la conceptualisation pour réfléchir sur les préjugés et les opinions pré mâchées.

Il ne faut pas confondre la pensée critique et l’esprit critique. Jacques Boisvert en fait la distinction dans son ouvrage La formation de la pensée critique. Théorie et pratique publié en 1999.

« L’esprit critique, ou attitude critique, représente le deuxième élément de la pensée critique. […] La personne doit en effet manifester un certain nombre d’attitudes, de dispositions, d’habitudes de pensée et de traits de caractère que l’on peut regrouper sous l’étiquette « attitude critique » ou « esprit critique ». De façon générale, cela signifie que le penseur critique doit non seulement être capable d’évaluer des raisons adéquatement, mais qu’il doit aussi avoir tendance à le faire, y être disposé. »

C’est ce que propose le livre de Baillargeon. Divisé en deux parties, son livre propose en premier lieu quelques indispensables outils de pensée critique. On y retrouve donc deux chapitres sur le langage et les mathématiques. La deuxième partie parle de la justification des croyances avec trois chapitres : l’expérience personnelle, les sciences et les médias. Avec tout ce qui se passe au niveau de l’actualité, il est nécessaire de lire ce livre. Nous devons nous outiller pour comprendre ce qui se passe autour de nous, qu’importe le domaine sur lequel on s’informe.

Conclusion

L’important est de varier ses sources d’informations et d’opinions. Le fait de se remettre en question, de raisonner et d’analyser notre environnement ne sera que bénéfique à l’avenir. Nombre de métiers qu’il est possible de faire et qui nécessitent cette compétence sont incalculables. Il faut donc savoir transmettre cette aptitude aux enfants et adolescents pour leur permettre d’être autonomes intellectuellement parlant. C’est peut-être une grosse tâche, mais c’est réalisable, si on a les aptitudes pour le faire.

Publié dans expérience personnelle

Pourquoi j’ai créé ce blogue ?

Je tiens le blogue depuis quand même plusieurs mois, mais je n’ai jamais pris le temps d’expliquer pourquoi je le tiens. C’est maintenant que je vais vous expliquer les motivations qui m’ont poussé à vous parler aujourd’hui. Avec le recul, je vous dirais que je suis quand même fière de ce que j’ai fait!

La première raison, à la base de tout, c’était le fait de parler de ce qui toucha la diversité et l’interculturalité. Rien de plus, rien de moins. J’avoue qu’à ce moment, le blogue était vraiment n’importe quoi, il n’y avait rien de structurer et ni rien de très professionnel. Je faisais que rapportait ce que les autres faisaient en rajoutant mon grain de sel. Donc, rien ne venait réellement de moi. Parfois, j’ai mis quelques travaux d’école. Ces textes-là sont pertinents, mais vu que je n’avais pas de ligne éditoriale, je pouvais me permettre de les publier sur le blogue. L’un des buts est de parler de ce que je vis ou, du moins, de la réalité dans laquelle je vis.

Ce n’est que cet été que je me suis mise plus sérieusement à la tenue de mon blogue. J’ai fait énormément de recherche pour trouver ce qui me permettrait de bien avancer dans mes démarches. Des petites formations ici et là avec quelques lectures m’ont permis de mieux cibler ce que je souhaite faire avec le blogue. J’en suis arrivée à me dire que oui, parler de la diversité interculturelle, c’est bien, mais comment faire en sorte d’être rentable, c’est autre chose. J’ai donc passé mon mois d’août à définir ce qu’est le blogue et quelle clientèle j’aimerais attirer. Ce qui n’est pas une mince affaire. Déjà que le sujet principal du blogue n’est pas très commun. Il faut malgré tout que je sorte du lot et réussisse à me faire voir. Il est évident que le fait d’avoir un thème non conventionnel à son avantage. Parmi ceux qui tiennent des blogues sur la diversité interculturelle au Québec, je suis la seule à le faire du point de vue multidimensionnel. Je chevauche deux mondes quotidiennement, même si je suis seule dans une pièce. C’est le sort de bien des convertis, je vous avouerais ! Donc, il allait de soi que la diversité interculturelle a toujours sa place. J’ai donc ajouté la construction identitaire, question de me spécifier davantage.

Par contre, cela peut être aussi un inconvénient. Le travail est difficile, car le sujet l’est aussi. On n’a qu’à penser aux différents événements des dernières années pour voir qu’il y a beaucoup d’incompréhension sur le sujet. Au début, je ne voulais pas vraiment parler de l’islam, du fait que j’avais peur que des gens déversent leur haine des musulmans sur ma page. Étonnamment, avec le recul, c’est souvent les articles qui fonctionnent le mieux sur le blogue. Ça et mes articles les plus personnels.

Ce qui m’étonne le plus, c’est de voir que vous êtes nombreux à me suivre d’une manière ou d’une autre. Je suis toujours étonnée de voir les « j’aime » augmenté sur les médias sociaux pour des raisons que j’ignore. Par moment, je sais pourquoi, mais pas toujours. C’est toujours motivant de voir que les efforts que l’on fait pour nos lecteurs sont visibles. Dans les moments de doutes, c’est ce qui fait que l’on s’accroche et que l’on continue malgré les embûches. Je vous cacherais pas que depuis que je blogue, j’ai énormément appris sur moi et développer de nouvelles compétences. Honnêtement, je ne croyais jamais faire ce que je fais actuellement. C’est un peu grâce à vous!

Merci à vous qui me suivez. J’espère que vous appréciez réellement ce que vous lisez sur ma page !

À bientôt.