Comme certains le savent, je suis étudiante à la maîtrise en médiation interculturelle à l’université de Sherbrooke. Dans la dernière session, nous devrons faire un stage et rédiger un essai à propos de la matière que l’on a vu en 1 an et demi. J’ai envie de vous partager mon idée afin d’avoir vos commentaires. Peut-être que cela pourra m’aider à produire quelque chose de mieux. Je ne mentionnerais pas le milieu dans lequel je ferais mon stage, car, au moment d’écrire ces lignes, rien n’est encore signé.

La problématique du stage

Ma problématique part du fait que depuis quelques années, on entend parler en mal des musulmans. Les médias semblent associer l’islam à certains actes violents qui sont perpétrés actuellement. Ces fusions idéologiques ont un impact sur la cohésion sociale au sein de la population québécoise, entre musulmans et « de souche ». Selon certaines études, les adolescents sont les plus vulnérables dans cette situation. Non seulement l’adolescence est une période difficile à vivre, mais certains se font davantage étiqueter que d’autres de sobriquets en raison de cet amalgame. C’est à cette période que l’adulte se forme. Par contre, on constate un manque de soutien provenant des différents milieux où se trouvent ces jeunes. Ce qui ressort des études sur le sujet, c’est le manque d’espace de discussions pour que ces jeunes puissent s’exprimer et se développer. De quoi parler dans ces espaces ? De tout ce qui peut les intéresser : religion, politique, histoire, etc. L’avantage de ces échanges est de favoriser le développement de compétences qui sont utiles tout au long d’une vie : l’esprit critique, l’ouverture, la confiance, la communication, le respect, l’apprentissage linguistique, etc. La relation avec les parents peut influencer aussi ce que l’adolescent comprend de sa nouvelle réalité. Aussi, le manque de formation des intervenants est mentionné dans les études. L’impact des différents éléments peut faire en sorte qu’un individu reste sur la bonne voie ou non.

Cette réflexion m’amène à me poser la question suivante : comment promouvoir l’autonomisation des jeunes musulmanes au sein de la société québécoise et ainsi favoriser la cohésion sociale entre musulmans et québécois ?

Mes objectifs

L’objectif principal est de créer une banque de ressources permettant à l’autonomisation de jeunes adolescentes musulmanes. Il s’agira d’un document ayant des activités et des outils qui favoriseront le dialogue et l’apprentissage de compétences comme l’esprit critique, la langue arabe et la connaissance de soi et d’autrui.

L’objectif secondaire est de permettre à l’organisme d’être autonome dans l’animation des activités. J’espère que ce document soit un outil de travail pour vous et qui vous sera utile pour attirer une visibilité qui sera positif ainsi d’être une plus-value en matière d’intervention.

En gros, ce que je compte apporter par la réalisation d’une banque de ressources, c’est de permettre aux jeunes musulmanes d’en apprendre sur elles, mais aussi de s’assurer qu’elles soient outillées pour analyser certaines situations. D’où l’apprentissage de compétences qui seront traversables dans quatre aspects qui ont été relevés dans plusieurs études. Il y a l’aspect identitaire, le fait d’en apprendre sur la société québécoise, la relation qu’elles ont avec leurs parents et tout ce qui touche la religion musulmane et la langue arabe.

Mon positionnement

Bref, c’est mon idée de départ, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je tiens à préciser qu’en tant que médiatrice, la neutralité reste importante. Je ne suis pas là pour créer un document de propagande afin d’endoctriner qui que ce soit. Au contraire, le but est de faire en sorte de prévenir que cela arrive. Étant convertie, je comprends un peu le fait de se remettre en question lorsque quelqu’un nous attaque par rapport à notre foi et ne pas être en mesure de se défendre parce qu’on ne connaît pas assez bien le sujet et qu’on ne maîtrise pas la langue arabe. Je sais aussi que bien des parents immigrants ne connaissent pas très bien la société québécoise n’ont pas forcément l’opportunité de bien l’expliquer à leurs enfants. Je crois que le fait que je sois musulmane et Québécoise est une richesse qui permettra au projet d’avoir des répercussions positives sur les adolescentes.

Qu’en pensez-vous? J’attends de vos nouvelles.

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