Hier, c’était la journée des droits de l’homme. Cette journée existe depuis 1948 et est fêtée tous les ans depuis cette date. Adoptée à Paris par les 58 États Membres qui constituaient l’Assemblée générale de l’ONU, la Déclaration universelle des droits de l’homme est devenue officielle. Aujourd’hui, le texte de la Déclaration est traduit dans plusieurs centaines de langues, mais je me questionne à savoir si tout le monde la connaît réellement. Déjà que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen était controversée en 1789. Vous pouvez lire le texte concernant la Déclaration des droits des femmes illustrée, pour vous mettre en contexte.

En fait, si l’on revient au sujet de ce texte, je ne crois pas que tout le monde connaisse cette déclaration. Poser la question est y répondre, n’est-ce pas ? C’est bien que cette Déclaration soit accessible linguistiquement, mais ce n’est pas tout le monde qui peut lire. Certains dépendent des autres pour connaître ce qui se passe ailleurs. Le manque d’éducation est un facteur important dans ce qui est transmis les uns aux autres. Pourtant, l’article 26 de la Déclaration est clair :

« 1. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.
2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »

Déjà en partant, aucun être humain n’est égal sur ce point. Et sur bien d’autres points vous me direz et je vous l’accorde. Déjà que ce texte cible les droits de l’homme et non de l’être humain ! Selon le site Philosophons, il y a trois critiques possibles : politique, sociale et empirique. Dans la critique politique, on y mentionne le fait que l’égalité absolue entre concitoyens est inexistante. Ce qui n’est pas faux. Pour ce qui est de la critique sociale, on fait référence à Karl Marx et à sa conception du droit et de la liberté qui est surtout liés la bourgeoisie. Du point de vue empirique, il n’y a pas de droit naturel, c’est la communauté qui a le dernier mot. Il y a aussi une nuance entre la pratique et la théorie. Mais ça, je crois que tout le monde le sait. Mais je vous invite à aller lire le texte, car je n’ai fait qu’un résumé de trois critique. Mais dans aucune critique mentionnée, la présence des femmes n’est pas mentionnée. Pourtant, comme on le sait, elles sont celles qui sont le plus brimées dans leurs droits.

Bref, il est toujours d’actualité de se rappeler que les inégalités sont toujours très présentes dans nos sociétés. Au sein même des sociétés occidentales, très industrialisées, les inégalités sont déjà très marquées. Si on compare avec les sociétés plus traditionnelles, c’est totalement différent. Mais c’est selon nos yeux d’Occidentaux. Dans les faits, est-ce que ce l’est réellement ?

Et vous, vous en pensez quoi ?

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