Publié dans Diversité, Réflexion

Vingt principes pour une charte éthique du mieux vivre ensemble première partie

Il n’y a pas si longtemps, je vous avais parlé du Guide du mieux vivre ensemble, ma laïcité, ma religion, mon identité de Patrick Banon et illustré par Anne-Lise Boutin.  À la toute fin du livre, il y a 20 principes pour une charte éthique du mieux vivre ensemble. Voici la première partie avec les 10 premiers points et quelques commentaires de ma part.

La dignité humaine est universelle

Qu’est-ce que la dignité humaine ? Pour remonter dans l’histoire, commençons par Cicéron. Pour lui, la dignité humaine est à la fois la reconnaissance des autres pour une situation sociale et un aspect intrinsèque lié au fait d’être doué d’intelligence. Si l’on chemine un peu (beaucoup) dans le temps, nous arrivons à Saint-Thomas d’Aquin, homme de foi, pour qui la dignité humaine se réfère à l’injustice sociale, notamment dans les discussions concernant l’esclavage et des droits des peuples autochtones d’Amérique Latine. Pour lui, la reconnaissance de la dignité humaine de « l’autre » est importante dans le processus de changement moral et spirituel qui permet de reconnaître l’injustice de l’oppression que les gens peuvent subir. Du côté philosophique, Kant ne laisse pas trop sa place non plus. Pour lui, la dignité humaine existe seulement si l’être humain est capable de moralité. Pour ça, même en 2017, je ne suis pas toujours certaine que ça existe !

Aujourd’hui, selon le professeur Steven Pinker (2008) le concept de la dignité humaine est « glissant et ambigu » et qui « engendre de nombreuses contradictions. » Pour lui, la dignité est une idée relative à chacun d’entre nous et qui peut varier selon le contexte.

Tout individu est unique et singulier

Il s’agit d’un concept étrange ici. On veut tous être uniques, mais ressembler aux autres ! Qui de mieux que Rousseau, lui-même, pour nous expliquer le concept ? Dans son livre Annales de la société, Rousseau mentionne qu’il y a l’individu et le génie. De plus, il ajoute que pour Helvétius, le génie n’est que la façon qu’un individu se distingue des autres. Diderot aborderait dans le même sens. Donc, on peut dire que ce qui nous différencie des autres, c’est notre personnalité et non ce que l’on voit à première vue !

Liberté et égalité permettent une communauté de destin

Ici, je crois qu’on a affaire à un concept très français, car on le sait, la France nous martèle avec sa liberté, égalité, fraternité… à moins que je me trompe dans l’ordre, mais c’est souvent comme bon lui semble.

Chaque individu a autant de valeur qu’un autre et possède le droit de rechercher le bonheur

Là-dessus, je suis d’accord. On ne peut pas prétendre être mieux qu’un autre. On ne sait pas par quoi il est passé, ce qu’il a pu vivre et, surtout, comment il en est arrivé à ce qu’il est au moment de notre rencontre. Et comment peut-on juger quelqu’un au bout d’une rencontre de quelques minutes ?

Chacun doit avoir le souci de l’autre

Se soucier de l’autre, c’est s’oublier un peu. Pas complètement, car il faut faire un équilibre dans tout. Concrètement, ce que ça signifie ? C’est d’être capable de mettre son orgueil de côté et d’être capable de prendre en compte l’opinion de l’autre, mais si on ne l’apprécie pas ! C’est d’être capable d’aller aider quelqu’un même si on ne s’en croit pas capable ! C’est de s’inquiéter pour un voisin fatigant que l’on voit moins !

Chacun doit privilégier sa responsabilité pour autrui avant toute forme de tolérance

De ce que je comprends de ce point, à moins que je me trompe, c’est qu’avant de dire que l’on tolère telle personne ou tel comportement, il faut faire en sorte de s’en soucier moindrement. C’est quelque peu en lien avec le point précédent, mais ce n’est pas fou comme idée. Pensez-y ! Cela veut dire que j’ai essayé de prendre contact avec cette personne, essayé d’apprendre à la connaître sur plusieurs aspects, essayé de ne pas la juger du premier coup ! C’est cela notre responsabilité envers autrui et cela demande beaucoup de travail sur soi.

Chacun doit respecter la liberté d’expression

En fait, oui! Si l’on veut que les autres écoutent ce que l’on a à dire, il faut savoir comment les écouter et réellement le faire. Et respecter ne veut pas dire être en accord, mais permet de développer notre compréhension d’un sujet ou de nouvelles idées,

Chacun doit accepter que l’idée qu’aucune religion ou philosophie ne peut prétendre détenir la vérité universelle

Dans la catégorie, un peu difficile, croire que ce que l’on accepte comme vérité n’est pas universel ! En fait, dans une même religion, il y a aussi plusieurs points de vue divergent qui font qu’il y ait des guerres de clocher ! Je m’en suis aperçue quand je me suis convertie à l’islam. Il y en a qui sont hyper strictes, d’autres très baba cool et il y a ceux qui sont dans le juste milieu et qui tente de faire comme ils peuvent.

Personne ne doit chercher à imposer la pratique de ses convictions à autrui

En effet, ce n’est pas parce que l’on croit en quelque chose que les autres doivent le faire aussi. Par contre, ce qui peut être bénéfique pour tous, c’est le fait d’échanger sur les idées que nous trouvons pertinentes. On n’impose rien, mais on peut faire évoluer les pensées. C’est comme ça que l’on chemine !

Chacun doit adapter sa pratique religieuse à son environnement social et culturel.

Là aussi, je suis sensiblement d’accord. Il faut trouver un juste milieu entre l’endroit où l’on se trouve et nos propres croyances. Je ne pratique pas de la même façon lorsque je suis chez mes parents qui ne sont pas musulmans que quand je vais dans ma belle-famille en Algérie. Chez mes parents, je peux m’habiller comme je veux sans problème, car je sais d’avance quand des hommes arrivent. Chez ma belle-famille, ce n’est pas tout à fait comme ça. Le monde entre comme dans un moulin, alors je n’ai pas trop le choix de n’avoir rien de trop moulant et d’avoir un voile proche en tout temps. Par contre, je ne déroge pas de ma prière et bien souvent, personne ne sait que je la fais, tellement je suis discrète !

C’est la fin de la première partie. Revenez pour connaître la suite!

Publié dans Islam, Lectures

LIVRE : LA SEXUALITÉ DÉVOILÉE

Aujourd’hui, je vous suggère de lire un livre qui traite d’un sujet tabou dans certaines parties du monde et complètement assumé dans d’autres : la sexualité! Le livre en question est La sexualité dévoilée sexologue, féminisme et musulmane de Nadia El Bouga et Victoria Gairin. Il est paru chez Grasset en 2017 et a 224 pages.

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(c) Photo: Myrianne Lemay

L’auteure

Tout d’abord, il faut savoir que Nadia El Bouga est née en France de parents marocains. Elle a donc grandi entre deux cultures bien différentes et appris à concilier les deux simultanément. C’est probablement ce qu’elle a fait d’elle, premièrement une sage-femme et à pratiquer dans les hôpitaux français et que deuxièmement, elle en est venue à pratiquer la sexologie.

Le livre

En effet, dans la culture maghrébine, la sexualité n’est pas que pudeur, elle est souvent tabou. Deux choses complètement différentes. Il est permis de parler de sexualité dans l’islam, mais pas de ce que l’on fait dans l’intimité de notre couple. Dans l’ouvrage de l’Imam Ibn al-Qayyim (1292-1350), Zad al Maad (Provision pour l’au-delà), dit clairement :

« S’agissant de l’acte sexuel, l’enseignement du Prophète le concernant est le plus parfait, car il en fait le moyen de préserver la santé, de se procurer du plaisir et d’atteindre les objectifs qu’il vise. En principe, l’acte sexuel est destiné à réaliser trois objectifs. Le premier est le maintien de la procréation, la sauvegarde de l’espèce jusqu’au délai déterminé par Allah pour la réunion de toutes les composantes de l’espèce dans le monde. Le deuxième est de libérer le sperme dont la rétention nuit à l’ensemble du corps. Le troisième est d’assouvir un besoin, de se donner du plaisir et de jouir d’un bienfait. Seul ce dernier avantage existe au paradis où n’existe ni procréation ni rétention de sperme à libérer. »

Il mentionne aussi que :

« les bons médecins pensent que l’acte sexuel est un des moyens de préservation de la santé [et que l]’acte sexuel conduit au contrôle du regard, à la maîtrise de soi, à la chasteté et à la réalisation de tout cela au profit de la femme. L’auteur de l’acte sexuel profite à lui-même ici-bas et dans l’au-delà et profite à sa partenaire. »

L’éducation sexuelle

 

Mais El Bouga va plus loin. Elle parle de l’éducation sexuelle dans le monde arabe. Selon elle, le tabou entourant la sexualité à un impact sur l’enseignement que les parents, voire les institutions scolaires, transmettent aux prochaines générations. Mais j’avoue que cela est difficile de répondre aux questions des jeunes par rapport à ce sujet. Surtout dans un milieu occidental. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas l’aborder. D’où l’importance d’avoir des spécialistes dans le domaine. Comme Nadia El Bouga. Mais vu qu’elle est en France, c’est un peu compliqué pour tous les musulmans d’aller la voir. Forcément, il y a des sexologues musulmans ailleurs dans le monde, mais ne les connaissant pas, je ne peux pas faire la promotion de chacun d’entre eux. Pourquoi il est nécessaire d’avoir des spécialistes de notre communauté ? El Bouga le dit vraiment bien dans son livre. Je vous montre la photo qui l’explique bien.

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(c) photo: Myrianne Lemay

Je vous conseille donc, que vous soyez musulmans ou non, de lire ce livre. Et même si vous vivez entouré de pratiquants. Personnellement, j’ai compris certains principes que je connaissais plus ou moins et qui me permettent maintenant de mieux comprendre cette culture !

Publié dans Annonces

Annonces

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je me sers du blogue pour faire quelques annonces.

Remerciements

Tout d’abord, merci de suivre Le monde de l’autre, qu’importe où, quand, comment, pourquoi… Sincèrement, c’est motivant de savoir que des gens viennent vous lire, surtout quand vous avez un sujet atypique!

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Merci!

Nouveautés

Aussi, vendredi dernier, j’ai fais mon premier live sur Facebook! À la suite d’un sondage réalisé sur la page Facebook il y a quelques semaines, je demandais au membre de la page de choisir leur préférence entre un peu plus de textes, mais sous forme différente de ce que je fais avec le blogue ou bien d’avoir des vidée avec ma petite face dedans! Hé bien, le résultat sont partagés, donc je vais m’arranger pour combler vos désir en créant des vidéos et un texte complémentaire. Par contre j’aurais besoin de vos suggestions de thématique ou si vous avez des questions, c’est le temps de les poser! Je prévois en faire un par mois!

 

Avis de recherche

Je suis à la recherche de femmes musulmanes qui aimeraient partager leurs expériences de vie au Québec. Tout au long de l’année. Pour les intéressées, écrivez moi et on en discutera. Idéalement, je cherches 12 femmes en raison d’une publication par mois!

Avis de recherche

Voilà les annonces que je vous ai réserver pour terminer l’année 2017!

Publié dans Réflexion

L’HIVER QUÉBÉCOIS

L’hiver québécois, qu’est-ce que ça vous dit ? Pour beaucoup de gens venant de l’extérieur de la belle province, c’est pittoresque. Les Français ont l’image de « ma cabane au Canada. » Oui, on a des cabanes, dans le fond d’un bois, en haut d’un arbre ou dans le fond de la cour pour entreposer les babioles qui servent à l’entretien de ladite cour. Rien de très grandiose !

Encore moins lors de tempêtes ou de grands froids lorsqu’on a des déplacements ou des sorties à prévoir. Le mythe de la journée relaxante auprès du feu en pyjama et avec un chocolat chaud, c’est en vacances seulement, et non pas en plein milieu de semaine quand on a un rendez-vous important… à moins que ce soit un examen de mathématiques ou un oral dans le cours d’anglais. Là quand on va à l’école et qu’on doit manquer une journée, c’est la fiesta ! Au primaire, ce n’est pas trop compliqué, on vire complètement fou, car on peut aller jouer dehors. Au secondaire, on préfère retourner se coucher. Rendu au Cégep et à l’Université, là, on n’a pas le choix de se rendre, à moins que le cours soit annulé, car l’établissement reste ouvert malgré tout… Et sur le marché du travail, c’est similaire. On doit quand même s’y rendre en passant par les obligations quotidiennes, comme le détour à la garderie et être prit dans le trafic, car les Québécois ne savent plus conduire lors des premières neiges.

Sans c’est sans oublier que si on voit le soleil, il fait froid ! En fait, je devrais dire frette, car en bon québécois, cela veut dire qu’il fait plus froid que froid ! Oui, ça se peut… au Québec en particulier. Par contre, si on voit des nuages, on peut s’assurer d’un peu de chaleur, faute de vitamine D. Ici, l’hiver, c’est rare qu’on puisse avoir les deux en même temps, malheureusement.

Si je me fie à mon ex-mari, la température moyenne du Québec est de -40 degrés Celsius… à l’année, mais ce n’est pas le cas. Du moins, dans le sud de la province. Avec le facteur éolien, on peut atteindre ces températures, mais avec de grands vents. Dans le Grand Nord, par contre, c’est possible. Il faut simplement bien s’habiller, avec la technique de l’oignon ou de vêtements vraiment chauds et confortables. Pour la technique de l’oignon, ce n’est pas compliqué. Il suffit d’enfiler plusieurs couches de vêtements savamment choisis, genre coton, afin de faire circuler l’air chaud que le corps produit. Les sportifs pourront peut-être confirmer mes dires.

Mais on peut avoir de beaux souvenirs l’hiver. Dans l’enfance, principalement. OK le fait de manquer des journées d’école aide un peu à faire apprécier la saison. Ça, Noël et la semaine de relâche. Pourquoi ? Parce qu’on passe nos journées à jouer dehors, surtout quand on est à la campagne. Du moins, c’est se que faisait ma génération quand on n’était pas encabané à l’école. On allait dehors construire des forts… pour s’encabaner dedans. Sinon on glissait, on faisait de gros bonshommes de neige, on patinait… on était actifs et on avait énormément de plaisir. Sinon, les vacances de la semaine de relâche en février ou en mars, selon les années, étaient vraiment plaisantes. Car, là, on partait dans le fond d’un bois dans une cabane issue des rêves français.

Publié dans Linguistique

Quelques définitions sur des notions essentielles

La semaine dernière, je vous avais parlé du Guide du mieux vivre ensemble, ma laïcité., ma religion. Mon identité. Ce livre m’a donné l’idée de définir avec vous quelques notions qui peuvent vous permettre de comprendre les choses. Vous êtes prêts?

Accommodement

Selon le Larousse 2018, il s’agit d’un arrangement à l’amiable. On parle d’harmonisation son comportement avec une situation vécue. Selon Le petit druide des synonymes et des antonymes, il est question de s’habituer à l’autre, de s’adapter à lui. Est-ce que cela signifie que c’est réservé qu’aux minorités culturelles ? Et non, ce n’est pas que pour eux. Dans ce cas-là, les deux doivent s’accommoder. Mais si on parle d’une personne malade ou ayant un handicap, est-ce que c’est la même chose ? Non, parce que la personne étant dans cette situation n’a pas choisi d’y être. Pas tout à fait! Comme dans le cas de certains migrants.

Je suis d’accord que certaines demandes ne sont vraiment pas raisonnables et c’est le cas de certaines minorités. Par contre, au Québec selon le Comité des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ce n’est que 35% des demandes d’accommodement qui ont comme motif la religion! En ce qui concerne l’accommodement lié à un handicap, on parle de 48% des demandes. On a qu’à penser à l’accessibilité universelle!

Assimilation

Ici, il est question d’intégration, mais cela va plus loin que juste s’intégrer. En psychologie, on parle de reconstitution identitaire afin de se sentir semblable aux autres. Est-ce que c’est une bonne chose? Je ne sais pas. Selon une étude menée en 2013, ce n’est qu’une minorité des allophones qui s’assimilent (10%) ou qui vivent un repli identitaire (30%). La grande majorité (60%) s’intègre parfaitement à leur nouvelle société d’accueil en faisant un savant mélange de ce qu’ils connaissent et de nouveautés.

Discrimination

La discrimination est le fait d’isoler un groupe par rapport à un autre selon des signes distinctifs. On pense à la race, au sexe, à l’âge ou à la scolarité, en fait tout ce qui fait qu’il y est une démarcation entre deux groupes. Un synonyme assez puissant est la ségrégation. Juste à l’écrire, je pense à toute l’histoire des noirs aux États-Unis ou à l’apartheid en Afrique du Sud. Selon Wikipédia, à la base, la discrimination était neutre. Par contre, lorsque l’on associe à un aspect social, elle a une connotation négative. Il est vrai que dans certains domaines, il faut savoir mettre de côté certaines choses. Mais lorsque l’on discrimine pour des raisons non justifiables, est-ce vraiment de la discrimination?

Injustice

Ça, je crois qu’on en a tous vécu à un moment ou un autre dans notre vie. Souvent, cela réfère à un acte qui nous semble inéquitable entre deux personnes. On croit, à tort ou à raison, qu’il y a eu une erreur de jugement ou du favoritisme et cela nous affecte personnellement. On vit de la colère, de l’humiliation… ça affecte notre confiance et on se remet en question. La justice est un principe moral impliquant le respect de ce qui est conforme au droit. Donc, il est tout à fait normal qu’on soit atteint en tant que personne et qu’il faille lutter pour qu’elle nous soit rendue.

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Laïcité

Un mot malmené ici! Selon Patrice Banon, du Guide du mieux vivre ensemble, ma laïcité., ma religion. Mon identité, mentionne qu’il s’agit d’un « système qui permet à une diversité de religions de cohabiter » et que tous concitoyens ont des droits égaux. En fait, selon le Larousse 2018, il est question de la séparation entre la religion et la politique. Ce qui fait que, dans certains cas, la ligne est mince et que den d’autres cas, la séparation est flagrante. La laïcité est souvent associée aux différents milieux où la religion catholique est majoritaire, mais ou d’autres religions sont présentes. La France et le Québec se disent laïques, car dans la politique, il y a une réelle volonté de séparer l’État de la religion. Par contre, dans les faits, c’est autre chose, car on fait souvent référence à l’identité religieuse des autres pour se définir.

Liberté d’expression

George Orwell disait que de « parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. » Il n’a pas tort. Du moment que cela soit fait avec respect et qu’on sache distinguer la limite à franchir. Ce qui n’est pas toujours simple. Il ne faut faire attention à ne pas tomber dans l’injure ou dans la provocation à la haine. On ne peut pas être d’accord avec l’idée d’autrui, mais respecter son opinion est aussi important que le respect de la sienne. Et si l’on veut que l’on se fasse respecter en tant qu’individu, il faut respecter l’autre aussi. Il n’y a pas d’autre choix, car cela peut éventuellement causer des débordements… que l’on voir trop souvent, malheureusement.

Neutralité

Je ne sais pas pour la France, mais au Québec, la laïcité et la neutralité sont des notions souvent confuses dans la tête des gens. En fait, la neutralité en matière de religion est un sujet sensible. La neutralité réfère au fait de rester neutre dans un contexte précis. Donc, on ne doit pas prendre parti pour un parti plus qu’un autre. Est-ce que la religion fait en sorte que quelqu’un manque de jugement, s’il porte un signe quelque conque. Non, si la personne a obtenu son poste, c’est que les ressources humaines ont jugé qu’elle était capable de remplir les fonctions qui y sont liées… ou qu’il y a quelque chose de louche qui est caché (pots-de-vin, l’enfant du boss, etc.)

Préjugés

Les préjugés sont des jugements provisoires qui sont créés à partir d’idées préconçues et souvent sans prise de conscience. C’est là que les phrases toutes faite du genre « on sait bien, vous autres…» et autres commentaires irréfléchis interagissent avec la réalité. Personne ne sait ce que peuvent les autres et il est impossible d’être dans leurs souliers même que cinq minutes. Les préjugés ne sont que des suppositions sur quelque chose que l’on ne connaît pas réellement.