Demain, c’est l’Halloween! La veille du jour des Morts dans la tradition chrétienne. Dans l’Islam, on ne fête ni un, ni l’autre. Nous n’avons que deux fêtes religieuses, soit à la fin du Ramadan et la fête du sacrifice à la fin du Pèlerinage. Pour ce qui est des autres fêtes religieuses issues du christianisme, elles se vivent au quotidien. Que ce soit la reconnaissance de l’amour des parents ou du conjoint ou que ce soit le rappel de la mort, on doit y penser tous les jours. Étant donné que c’est l’Halloween, j’en profite pour vous expliquer un peu les rituels islamiques liés à la mort.

Avant la mort

Car, oui, la mort se prépare avant son arrivée. Il y a le testament à faire et il y a des règles à respecter selon la situation. Par exemple, mon mari et moi n’avons pas le même type de testaments. Il a trois enfants, 4 frères et sœurs et ses 2 parents, en plus de moi, à tenir en compte. Alors que je n’ai que lui, mes parents et mon frère. Cela a une influence sur ce qui héritera de quoi, car chaque personne a son pourcentage après paiement de dettes.

Aussi, ce qui est important de décider, c’est l’endroit où l’on souhaite être enterré. Mon ex-mari, lors de son cancer, m’avait averti qu’il voulait être enterré en Tunisie. Actuellement, mon mari, on est tous les deux d’accord avec le fait d’être enterré là où l’on va mourir. Si c’est au Québec, ce sera au Québec. Si c’est ailleurs, ce sera ailleurs. Du moment que les rites funéraires musulmans soient respectés.

Aussi, lorsque l’on est croyant, il faut aussi faire en sorte que nos gestes quotidiens soient préparatifs à ce qui se passe avant les premiers signes de l’arrivée de la mort, de sa transition, mais aussi son après. Il est aussi bon de se rappeler qu’il faut prononcer l’attestation de foi avant de mourir. Pour les musulmans, c’est la clé d’accès au Paradis.

Rites funéraires musulmans

En effet, une fois que l’âme a quitté le corps et qu’il n’y a aucun signe de vie sur la personne, il y a une formule à dire lorsque l’on ferme les yeux du mort. Il existe plusieurs formules que l’on peut choisir. On doit aussi faire en sorte de maintenir la bouche fermée et de couvrir le corps d’un linge blanc, question de préserver la pudeur du défunt. Par la suite, on a 24 heures pour procéder au lavement, la prière et l’enterrement. Si la personne meurt durant la nuit, on l’enterre le jour suivant. Durant la journée, il faut que le corps soit en terre avant le coucher du soleil. La raison est simple : il n’y a pas d’embaumement en Islam. Il arrive que le délai soit plus long, comme dans le cas de rapatriement. Tout le rituel funéraire (du lavement à l’enterrement) se fait le corps du défunt face à la Mecque. Mise à part peut-être le transport du corps vers les différents lieux, mais les trois points suivants doivent respecter cette condition.

Lavage

Premièrement, il y a le lavage du corps à faire selon un rituel spécifique. Ce lavage peut se faire par un membre de la famille ou un bénévole, si la personne n’a pas de famille. C’est souvent le cas d’immigrants qui sont seuls dans le pays où ils ont immigré et que la mort est subite. Habituellement, dans le cas d’un couple marié, le conjoint survivant peut le faire. Mais sinon, les personnes qui s’occupent du lavement doivent être du même sexe que la personne décédée. Un parent peut laver ses enfants du même sexe que lui et vice versa. Une fois terminée on enveloppe le corps dans un linceul blanc et on parfume le corps de musc.

Prière Mortuaire

Cette prière se fait différemment que la prière habituelle que l’on fait cinq fois par jour. Il n’y a pas d’inclinaison ni de prosternation, ces dernières étant réservées à Allah. L’Iman se place devant le corps du défunt pour diriger la prière. Ici, les femmes peuvent assister à la prière.

Enterrement

Par la suite, on amène le corps vers le cimetière. Seulement les hommes suivent le cortège funèbre, les femmes restent entre elles avec la famille qui est présente. Dans les pays musulmans, on met directement le corps, enveloppé de son linceul, en terre. Tandis qu’en occident, on doit mettre le corps dans un cercueil tout au long du processus. À ce moment, un rappel concernant la mort est prononcé. S’il y a des femmes qui sont au cimetière, elles doivent rester à l’écart des hommes. Pourquoi les femmes ne vont-elles pas au cimetière ?  En raison de leur émotivité. En Islam, un cimetière n’est pas une place où l’on montre ses émotions, contrairement à d’autres cultures.

La suite…

Le deuil en Islam est relatif. Dans la majorité des cas, il dure trois jours. Durant cette période, la famille du défunt est prise en charge. Les voisins et la famille élargie lui apportent de la nourriture et s’assurent de la consoler. Par contre, dans le cas d’une veuve, la période de deuil est d’environ quatre mois lunaires (29 ou 30 jours) plus dix jours, si elle n’a pas ses règles. Dans le cas contraire, la femme doit avoir ses règles quatre fois de suite plus dix jours. C’est-à-dire que si elle a un cycle de 30 jours, elle doit le faire quatre fois plus dix jours. Pour un total de 130 jours pour vivre son deuil. Si la femme est enceinte, elle vit sa période de viduité tout le long de la grossesse. Si elle en est qu’au début, la période sera plus longue que si elle en est à la fin. Donc, la période de veuvage de la femme est relative à sa situation.

Il est aussi bien de visiter les tombes des gens que l’on connaît. Cela nous permet de nous rappeler la fragilité de la vie. Cela est permis autant à l’homme qu’à la femme.

Comme on le voit, le rite funéraire en Islam est à la fois similaire et différent des autres religions. Le lavement et le rassemblement sont importants. Ce n’est que la manière de procéder qui est effectuée rapidement. Il ne s’agit que des grandes lignes. Les musulmans doivent apprendre par eux-mêmes, comment procéder à un enterrement, selon sa condition.

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Il y a deux semaines, j’ai terminé mon cours de communication et interculturalité. Dans la dernière fin de semaine du cours (trois en tout) on a parlé du lien entre la culture, la langue et l’identité. Le sujet me parlait particulièrement, car mon projet de stage s’enligne dans cette direction.

Il y a deux écoles de pensées concernant le langage. La première, l’universaliste, prône le fait que le langage est inné. La deuxième, la relativité linguistique, dit que l’apprentissage de la langue est acquis, comme l’est la culture. Les deux approches n’ont pas tort. L’être humain à la base veut communiquer. Les bébés le font avec les sourires, les pleurs et les babillages. La communication avec les mots, comme nous le faisons en tant qu’adultes, vient progressivement à force de côtoyer les gens d’une même culture, d’une même langue. Lorsque l’on change d’endroit, on doit s’adapter à un nouvel environnement, une nouvelle culture, parfois même, une nouvelle langue.

Plus on maîtrise de langues, plus notre cerveau perçoit différemment le monde dans lequel on vit. Et le phénomène est perceptible dès l’enfance. Les enfants qui apprennent plusieurs langues sont donc plus habiles à jouer avec les perceptions ainsi que de nuancer les propos et les idées des autres. Pourquoi ? Parce que la manière de parler et de penser est différente d’une langue à l’autre. En maîtrisant plusieurs langues, forcément une personne est aussi capable de réfléchir autrement. Ce qui peut aider à comprendre l’autre dans son ensemble. Par exemple, pour nous, il est sûr et certain que mon mari parlera en arabe avec nos enfants, si on en a. Je leur parlerais français. Pour l’anglais, on n’en a pas encore discuté, car notre langue commune est le français. À la mosquée, je parlais surtout en français avec les enfants, et je sais que certains ont fini par enregistrer des mots. Ils comprenaient bien ce que je leur disais, même s’ils répondaient en arabe ou en anglais.

En effet, la socialisation se fait par la langue. Une personne est toujours plus à l’aise avec sa langue maternelle. Par contre, pour les autres langues apprises plus tard, tout dépend du contexte dans lequel se fait l’apprentissage. Si on apprend une langue dans le cadre d’un emploi technique, ce sont les termes techniques qui sortiront plus facilement. Par contre, si on apprend une langue en voyage, ce sont les mots liés aux vacances qui seront appris en premier. Rien n’empêche de continuer à apprendre ces langues plus tard, mais le premier contexte d’apprentissage fera surface plus rapidement que les autres.

La socialisation se passera bien si la personne parle parfaitement la langue. Par contre, ce qui est triste, c’est lorsque la maîtrise d’une langue fait en sorte d’exclure quelqu’un. Ça et le manque de référent culturel. En effet, si l’on parle un peu croche ou que l’on cherche nos mots, et qu’on stresse pour une raison X ou Y, il se peut que des gens s’éloignent de nous. Comme il est possible que personne ne vienne nous voir parce qu’on est trop gêné de parler devant eux. On se retrouve donc isolé et on ne pratique pas. Ce qui affecte souvent notre attitude envers soi-même et en ses capacités. Idem si l’on ne maîtrise pas les codes d’une société qui sont liés à la langue.

La maîtrise d’une langue implique beaucoup de choses. Ça ne peut pas être que du par cœur. Il faut aussi que cela vienne du cœur, c’est-à-dire, vouloir apprendre, questionner sur les référents culturels qui peuvent être lié au quotidien des gens. À moins que l’on grandisse dans deux cultures. J’ai vu des vidéos de mon mari avec ses enfants en très bas âge. La manière dont il leur parle est totalement différente de celle qu’il utilise avec des adultes. Il est plus calme, plus joyeux. Aussi, il parle le dialecte de la mère des enfants, qui n’est pas algérienne. Avec les adultes, il est plus autoritaire dans sa manière de parler. Avec moi, c’est surtout l’arabe de base qu’on utilise, car je suis en apprentissage. Sans qu’on soit un langage trop enfantin, il n’est pas non plus autoritaire. Par contre, lorsqu’il est en colère, forcément, l’arabe prend le dessus. J’essaie de dédramatiser. Parfois cela fonctionne, d’autres fois, non.

Par contre, si je me prends en exemple, il est certain que si les gens ne me parlent qu’en arabe et que personne ne me traduit discrète la discussion, je décroche. Lors de mon passage en Algérie l’an dernier, les tantes de mon mari son venu me voir et m’offrir des cadeaux. Par contre, pas une ne m’a parlé en français. Par politesse, je devais rester avec elles, mais la discussion se passait entre elles et ma belle-famille. Lorsqu’elles sont parties, elles ont demandé à mon mari si j’étais fâchée. Je m’ennuyais plus qu’autre chose de ne pas rien comprendre et de ne pas pouvoir participer moi aussi à ce qui se passait. Par contre, lorsque je comprenais des mots, j’essaie de participer. Sauf dans la discussion sur le mariage de la veille. Ce que j’ai compris, c’est que personne n’était satisfait des gâteaux donnés en cadeau. Mon mari est arrivé sur le fait et j’étais vraiment contente de lui dire qu’il arrivait au moment de la chicane. C’est tout ce que j’ai compris sur les deux heures de discussion qu’il y a eu cette journée-là!

Idem lorsque j’ai rencontré mon ex-belle-mère. À peine sortie de l’avion, elle prenait le contrôle de la maison. Chose à laquelle je n’étais pas préparée et que je n’ai pas appréciée. J’aurais préféré lui laisser le temps de s’installer et de se connaître avant qu’elle agisse ainsi. Mais elle venait s’occuper de son fils malade. Personne d’autre ne pouvait le faire. Elle ne me parlait qu’en arabe, alors qu’avant elle me parlait en français avec des mots arabes. Mais on se comprenait. Mais là pas du tout. J’avais essayé d’expliquer la situation à mon mari, mais il prenait la défense de sa mère. J’étais donc la méchante épouse parce que je ne comprenais pas ce qui se passait!

La maîtrise des codes culturels est donc nécessaire, mais j’ai l’impression qu’elle est plus longue à faire que l’apprentissage d’une langue. Peut-être que je me trompe.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Voici la deuxième partie de la série sur le mariage en Islam! J’espère que vous avez apprécié la première partie, car ici on passe à l’acte!

Le consentement

OK rien d’étonnant ici! C’est le minimum. Autant l’homme que la femme peuvent dire non jusqu’au dernier moment. Une fois le oui prononcé, le mariage est conclu devant Allah! Par contre, le père ou le tuteur de la femme doit être en accord aussi. Il doit s’assurer que sa fille soit entre bonnes mains. Malheureusement, certains se laissent avoir par certains aspects que le prétendant laisse paraître. Par exemple, on m’a proposé quelqu’un du Maroc parce que, là-bas, il était millionnaire. Mon tuteur était prêt à me laisser partir seule rejoindre inconnu de nous deux. Mais lorsque je questionnais mon prétendant sur sa citoyenneté canadienne, il esquivait toujours la réponse. J’ai trouvé ça louche et j’ai laissé tomber. J’ai appris par la suite qu’il était déjà fiancé au Maroc et qu’il faisait ça pour les papiers canadiens. Plusieurs personnes, hommes ou femmes, se sont fait avoir sur ce point. Une fois le parrainage terminé, les personnes parrainées demandent le divorce. Avec la garde des enfants pour les femmes, les hommes disparaissent simplement dans la brume.

Qui peut être responsable de la femme? Son père, son frère, un oncle ou un grand-père musulman. D’abord, du côté paternel. Sinon, du côté maternel. Si la femme est orpheline ou convertie comme dans mon cas, c’est un imam ou tout homme musulman crédible peut faire office de tuteur. Pour moi, c’était l’imam de la mosquée que je fréquentais qui le faisait. Les deux musulmans que j’ai eu à marier ont été le voir pour qu’une rencontre ait lieu en sa présence.  Des questions sur la personnalité des deux personnes, mais aussi sur leur perception du mariage. La première rencontre sert principalement à faire un premier contact. Mais tout est relatif!

Pour mon premier mariage, j’ai rencontré mon ex-mari dans l’autobus allant à la mosquée! On s’est croisé à quelques reprises avant qu’il se décide à aller voir l’Imam. Pour mon mariage actuel, c’est une connaissance de mon mari qui avait l’habitude de me voir à la mosquée. Il lui en a parlé et sont allé voir l’Imam et tout à découler par la suite.

L’Islam considère que l’être humain devient adulte au moment de la puberté. Qu’importe le sexe. Il est donc possible de se marier autour de cette période. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut marier sa fille dès ses premières règles ou son garçon dès sa première éjaculation. La grande majorité n’a pas la maturité affective pour le faire de toute manière à cet âge-là ! Et bien qu’à une certaine époque cela était monnaie courante, aujourd’hui les choses sont réglementées dans beaucoup de pays. Malheureusement, cela n’empêche pas les mariages forcés ou arrangés et je suis d’avis qu’il faut continuer la sensibilisation à ce sujet. L’éducation doit passer avant le mariage, car sans éducation, le couple va faire quoi de son futur ?

Les droits

Les époux ont des droits l’un envers l’autre. Tout à fait logique, n’est-ce pas ? Oui, mais ce n’est pas le cas pour tous.  Idéalement, une fois marié, il est un peu tard pour les apprendre. Par contre, il n’est jamais trop tard pour réajuster le tir.

Tout d’abord, l’homme au moment du mariage doit donner une dot à la femme. Elle choisit ce qu’elle veut selon ses besoins. Il peut s’agir d’apprendre des sourates, de l’argent, des bijoux, des vêtements, des objets qui lui sont utiles, des produits de beauté, etc. C’est son choix et son mari doit le respecter. Pour moi, dans les deux cas, j’ai eu plus que ce que j’avais demandé. Mais le meilleur test que j’ai trouvé pour voir la sincérité de quelqu’un en matière de mariage est de demander à apprendre le Coran. Ce que j’ai pu observer, les moins sérieux se sauvent dès qu’ils entendent ça. Et qu’il doit rencontrer l’Imam avant que notre relation aille plus loin. Surtout si vous être convertie, cela peut vous être utile.

Quand je vous parlais de richesse, c’est que la femme a le droit d’être prise en charge par son mari. Il en est responsable, il doit donc la loger, la vêtir et la nourrir adéquatement. Et ce, même si elle est la plus riche des deux. Par contre, l’homme ne doit pas abuser et chercher à soutirer de l’argent à sa femme pour aucune raison valable. S’il en a réellement besoin, la femme peut consentir à lui en donner. Mais elle a le droit de refuser aussi.

Le droit au savoir est important. On ne peut pas empêcher une femme d’aller apprendre quoi que ce soit. Que ce soit la science islamique ou d’aller à l’école apprendre un métier. De toute manière, dans l’Islam la femme est celle qui représente toute la religion du fait qu’elle l’enseigne à ses enfants. Si elle ne sait rien de l’Islam, elle ne peut pas rien transmettre et on ne sait pas ce qui peut arriver. Il est donc important qu’elle soit éduquée autant sur la religion que sur la vie de tous les jours. On ne peut pas non plus lui empêcher l’accès au travail, car certains métiers doivent idéalement être fait par des femmes. Je ne connais pas beaucoup de femmes, musulmanes ou non, qui aiment aller en gynécologie et de savoir que c’est un homme qui va jouer dans sa zone intime.

On parle de l’importance des droits des femmes en islam. Mais l’homme à des droits que sa femme doit aussi respecter. Dont celui qui implique la « soumission » de l’épouse à son mari. Pour moi, il est beaucoup plus question de respect plus que de soumission absolue. Si la femme sait que son mari apprécie telle ou telle chose, il est normal de le faire. Il n’a pas besoin de lui demander, c’est quelque chose naturel qui se place au fil du temps. La protection des biens de la maison et d’être accueilli dans une maison propre est aussi important. Par contre, l’homme se doit d’aider sa femme dans certaines tâches domestiques.

Plusieurs droits vont autant pour l’un que pour l’autre. Comme le droit à une sexualité épanouie, de pouvoir apprécier la beauté de notre conjoint(e) ou de l’effort qu’il a fait pour s’embellir. Les petits gestes sont aussi nécessaires. Que soit un petit cadeau, un geste tendre, ou quoi que ce soit d’autre qui vient du cœur est important au maintien d’une bonne relation.

Ici se termine la deuxième partie. En espérant que cette partie ait été enrichissante pour vous ! Dans la dernière, il sera question du divorce et de la polygamie. C’est à suivre !

À bientôt pour le troisième texte!

Les top 5 du lundi

L’Halloween s’en vient à grands pas. Du temps d’avant ma conversion, c’était ma fête préférée, en raison des couleurs et des décorations. Bon, je suis un peu vendu à la saison aussi. Le mois d’octobre est mon préféré. Donc voici un top 5 sur l’origine de fêtes du calendrier catholique. J’ai puisé mes références sur le site Parents Momes

Jour de l’an

Aussi appelé la St-Sylveste, il s’agit de la première journée de l’année ! La veille, bon nombre de personnes se réunissent pour célébrer son arrivée. Selon le site Parents Momes, pour les Romains, janvier est lié à la divinité Janus, dieu des portes et des commencements. Le nom du mois est inspiré du nom de la divinité. Janus avait deux visages : un vers le futur, l’autre vers le passé. Ils fêtaient donc, le Nouvel An en janvier. Mais ce n’était pas la seule date qui était utilisée pour le changement d’année. À l’époque de Charlemagne, c’était le 25 décembre. Pour d’autres, c’étaient à Pâques.

Ce n’est qu’en 1622 que la date a été fixée au premier janvier, tel qu’on le connaît aujourd’hui. Pourquoi cette date? Le Pape de l’époque voulait simplement unifier le calendrier des fêtes religieuses catholique. Je me souviens, au secondaire, je crois, qu’on disait que le jour de l’an a déjà été le premier avril! Le changement de date pour le 1er janvier serait à la naissance du poisson d’avril! Je ne sais pas si c’est fondé, par exemple.

Par contre, dans d’autres religions, les calendriers sont fondés sur le cycle de la lune et non du soleil comme le calendrier grégorien. Par exemple, le Nouvel An chinois se fête quelque part entre le 20 janvier et le 18 février de chaque année. Pour les Tibétains la date change chaque année, tout comme c’est le cas dans l’Islam. Le calendrier islamique et toutes les dates importantes décalent de plus ou moins 10 jours par rapport à l’année précédente. En 2017, la nouvelle année est arrivée le 22 septembre. L’an prochain, ce sera autour du 10 septembre. Pour les juifs, le Nouvel An se fête en septembre ou en octobre, tout dépendant de l’année. Bref, dans l’ensemble on se fie au calendrier grégorien pour simplifier les relations entre les sociétés, mais chaque personne à son calendrier religieux pour ce qui concerne la vie spirituelle.

Saint-Valentin

Le 14 février de chaque année, c’est la fête des amoureux. Mais ce n’est pas toutes les religions qui la célèbrent. Non, pour certains, l’amour c’est au quotidien, pas une journée dans l’année. Beaucoup aussi refusent de la célébrer à cause de son aspect commercial. Ils n’ont pas tort.

Mais d’où vient la Saint-Valentin? Quelles sont ses origines? Je crois que la version la plus connue est celle d’un prêtre chrétien du nom de Valentin. Selon l’histoire, il célébrait des mariages en cachette au temps des Romains et qui serait mort un 14 février. Son nom est associé à la date à cause de cette histoire. Il y aurait d’autres versions, mais je ne connais pas leurs fondements.

La Saint-Valentin se fête différemment dans le monde. Dans l’islam, elle n’existe pas, comme beaucoup d’autres fêtes du calendrier grégorien. En Europe, elle est célébrée qu’entre amoureux. Ici, en Amérique du Nord, les enfants et les adultes participent à la fête selon différentes variantes. Elle peut être familiale, mais aussi fêtée qu’en amoureux, selon la situation. On peut aussi donner des cartes et présents aux gens en dehors de la famille. L’amour a un sens beaucoup plus large que le terme restreint entre deux adultes. Au Japon, il s’agit d’une fête commerciale, tout comme en Amérique. La différence, seules les femmes offrent des chocolats aux hommes, amoureux, membre de la famille ou collègue de travail. Par contre, les hommes ont le tour un mois plus tard, soit le 14 mars!

Pâques

Une autre fête par excellence pour offrir du chocolat! Du moins en Amérique. Les traditions varient d’un pays à l’autre. Les dates sont différentes chaque année, mais toujours au printemps. Il s’agit de la seule fête catholique qui se base sur la lune, soit le premier dimanche après la première pleine lune du printemps. Ce qui fait que cette fête est au début du printemps, alors que parfois, elle se fête tard en avril.

Il y a deux principales fêtes liées aux Pâques. Celles des Juifs et celles des chrétiens. La Pâque juive (il n’y a pas de «s» ici) est un rappel de l’Exode de Moïse lorsqu’il s’est enfui d’Égypte suivit de Pharaon. L’épisode de la séparation des eaux de la mer morte, ça vous dit quelque chose? C’est ce que les Juifs célèbrent!

Les chrétiens, quant à eux, fêtent la résurrection de Jésus trois jours après sa crucifixion. Pâques se référent donc à un renouveau dans la vie. Le printemps qui se réveille. La vie sur la mort, etc.

Halloween

C’est la fête que l’on fêtera la semaine prochaine! Mais connaissez-vous l’origine de cette fête?

À la base, il s’agit d’une fête celtique. Hey oui! Car en Irlande, le calendrier celte se terminait le 31 octobre et que la nuit du 31 octobre au 1er novembre était la nuit du dieu de la mort. C’était il y a 3000 ans. Selon la légende, les fantômes profitent des nuits pour visiter les vivants. Et comme les nuits se rallongent à l’automne, c’est le moment propice pour le faire. Pour les terrifier, les gens s’habillaient avec d’horribles costumes et se rassemblaient le 31 au soir, pour leur faire peur! C’est lors de la migration des Irlandais que la tradition s’est ancrée en Amérique.

L’origine vient de la fête de la Toussaint (tous les sains). C’est la fête du 1er novembre, donc celle qui suit l’Halloween (All Hallows Eve, la veille de tous les saints). Les citrouilles illuminées sont issues de la légende de Jack-o’-lantern. À l’origine, les Irlandais utilisaient des navets. C’est ici, en Amérique, que les choses ont changé… pour le mieux. La citrouille étant plus facile à sculpter que le navet.

Noël

C’est probablement la fête qui a le plus de variantes. En Amérique, c’est Noël et le Père Noël, en Europe, c’est Saint Nicolas. En fait, Saint Nicolas est le patron des enfants. Sa fête est à l’origine le 6 décembre. En Amérique, on fête le 25 décembre. Il s’agit peut-être d’un compris entre la fête de Saint-Nicolas en France et la célébration de la naissance de Jésus. Plusieurs doutent de la véracité concernant la naissance de Jésus, car l’origine réelle est païenne. La fête païenne fait surtout référence à la fête de la lumière et associée au solstice d’hiver. Les journées commencent à rallonger et on sort graduellement de la noirceur.

L’apparition du Père Noël est en lien direct avec Saint Nicolas. Les deux ont une grosse barbe blanche, un parka rouge et donnent des cadeaux aux enfants. La transition commence vers 1821 avec l’histoire écrite par un pasteur américain qui s’inspire libre de Saint Nicolas. En 1840, l’image du Père Noël est de plus en plus définie. Ce n’est qu’en 1940 que l’image se fixe en ce que l’on connaît aujourd’hui. On doit remercier Coka Cola pour ça!

Conclusion

Ce que l’on remarque avec ces fêtes, c’est que l’influence des cultures a toujours été présente dans l’histoire des fêtes religieuses. Chaque culture a son histoire, ses traditions et ses us et coutumes. Lorsqu’il y a des migrations, forcément, il y a des mélanges qui se font. Cela fait en sorte que ce que nous fêtons aujourd’hui a évolué dans le temps. Dans cent ans, les choses auront aussi changé et on ne fêtera plus comme aujourd’hui.

Mais il est toujours agréable de connaître l’origine des événements que l’on vit chaque année.

Je parle beaucoup de livres qui ont trait, d’une manière ou d’une autre, à l’identité. Il s’agit habituellement de livres théoriques. Par contre, si vous aimez les romans, en voici deux. Le premier date un peu, mais je l’ai lu à plusieurs reprises, principalement à l’adolescence. Le deuxième est un peu plus récent.

La thématique de base est similaire : la famille. Par contre, le contexte est différent. Le premier se déroule dans les années 1990 et le deuxième sur deux périodes distinctes : le moment de l’enfance et celui de la vie adulte. Autre différence, l’univers dans lequel baignent les deux personnages principaux ! Dans le premier cas, dans l’univers de la musique. La deuxième, le personnage est né de parents issus de l’immigration.

Annabelle

 

Ce livre de Marie Laberge (Édition originale: Éditions du Boréal, 1996. Éditeur actuel : Éditions Martha)  parle d’une jeune pianiste qui vit très mal le divorce de ses parents au tout début de son adolescence. Évidemment, on voit les questionnements qui sont typiques à cette période un peu critique beaucoup de jeunes. Les relations houleuses qu’elle subit avec chacun de ses parents font en sorte qu’elle se fait des alliés à l’extérieur de sa famille. Le voisin d’en face chez qui elle garde le bébé, une pianiste dont son père gère sa carrière et un nouvel élève, aveugle, dans sa classe. Avec chacune de ces personnes, elle découvre un aspect de sa personnalité. Avec le voisin, elle découvre la séduction. Mais étant donné qu’il est beaucoup plus vieux qu’elle, ce n’est pas une réussite. La relation avec la pianiste en est une fraternelle. C’est la sœur qu’elle n’a jamais eue, étant enfant unique. La relation avec Étienne, le jeune aveugle, lui est la plus bénéfique.

Cette relation est basée sur la découverte de soi, ce que l’on peut faire par soi-même. Étienne a eu une enfance difficile qui a fait en sorte qu’il a appris à se débrouiller très tôt dans la vie. Annabelle n’a connu que les heures de pratique au piano jusqu’au moment où elle a craqué. Tous les deux sont issus de la grande région de Montréal, mais ont eu un passé qui fait qu’ils sont de deux mondes différents. La relation, au début un peu forcée à cause d’un travail d’école, évolue de façon positive et graduelle. Cette relation avec Étienne et par ricochet sa grand-mère lui fait du bien, car elle compense les manques que ses parents lui causent. Son père est très souvent absent et sa mère est à l’opposée, trop étouffante. Je ne dévoilerais pas toute l’histoire, mais je vous assure qu’elle finit bien malgré ce qu’Annabelle vivra durant la période couverte par le roman.

La balade d’Ali Baba

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Le livre de Catherine Mavrikakis est paru en 2014 aux éditions Héliotrope. Il a été aussi finaliste pour le Prix littéraire des Collégiens 2015.

Dans ce roman, il est question de la relation entre un père (Vassili) et sa fille. Ce dernier est originaire de la Grèce et a grandi à Alger pour aboutir en Amérique au début de sa vingtaine. C’est là qu’il conçoit sa famille avec une immigrante de la France. On découvre l’histoire de la famille, principalement sur la vie du père. L’histoire est décrite par la fille aînée. Deux sœurs jumelles complètent le tableau. À la lecture, on constate trois périodes : l’enfance du père, l’enfance de la fille aînée et la période où le père mandate sa fille d’un projet bien spécial. Les trois parties sont en alternances, mais très bien ficelées.

Les chapitres sur l’enfance du père expliquent la migration de la Grèce vers l’Algérie et sur ce que le père a vécu là-bas. Ce dernier a vécu dans un contexte familial particulier. En fait, il a vécu le colonialisme français d’entre-deux-guerres, loin du père qui est dans la marine marchande Greco italienne et loin de la famille de la mère. La famille est donc isolée, car la mère ne parle ni français ni arabe et ne les apprendra jamais. Malgré son jeune âge, Vassili comprend qu’il est le chef de famille, car aucun homme est responsable de la famille comprenant mère et cinq enfants en bas de six ans. Évidemment, la famille de la mère n’était pas d’accord à cette migration. Ce qui suscite plusieurs questions en lien avec l’immigration et son impact sur ceux qui s’en valent. Le petit Vassili étant l’aîné de la famille et parlant l’arabe, le français et le grec sert de messager entre sa mère et la société Franco-Algéroise. Il a dû subvenir aux besoins de la famille… pas toujours de la bonne façon.

Cette enfance a évidemment un impact sur la vie familiale qu’il vit en Amérique. Il invente des histoires, les enfants gobent tout ce qu’il dit, la mère un peu moins. La dynamique de la famille s’en ressent. De plus, les voyages en famille sont parfois spéciaux. Un aller-retour à Keys West pour le jour de l’An, un voyage à Vegas avec son aînée qui est son gri-gri dans les casinos. Le dernier à Kalamazo pour visiter la famille maternelle et revenir en train parce que le père a disparu. Chaque voyage a son lot de mésaventures vraiment étranges. Sans compter toutes les habitudes familiales de la fin de semaine. La visite de la poissonnerie, du tailleur de pierre tombale, du resto grec et autre point de rencontres pour les potinages et les magouilles lié au père. Donc, une dynamique familiale très particulière que les enfants adorent, mais pas la mère. Ce qui cause le divorce des parents et les disparations à répétitions du père. Jusqu’à sa mort. Quelque mois plus tard, Érina se retrouve avec une mission particulière que son père lui avait mandatée. Je garde secrète cette mission, mais la fin est très belle.

Ce qui prouve que la construction de l’identité est influencée par une multitude de facteurs. Le principal facteur est la famille, mais aussi l’environnement dans lequel on grandit. Ici, la construction identitaire est romancée, mais est quand même ressemblante à la vraie vie. Et probablement que quelqu’un peut facilement s’identifier plus facilement à une histoire qu’à une autre. Tout dépend de son vécu.

Bonne lecture!