L’été vient de se terminer et la saison des mariages aussi. Quoiqu’il risque d’avoir encore quelques belles journées pour ceux qui aiment l’automne. Par contre, en ce qui a trait à l’Islam, il n’y a pas de saison de préférence. On se marie quand on est prêt. Pour certains, la journée où ils rencontrent la personne, ils passent à l’acte, mais comme dans beaucoup de cas, il est préférable d’attendre un certain moment. Tout dépend de la chimie entre les gens. On le sait quand c’est le vrai. Pour être honnête, j’ai été mariée trois fois dans ma vie. Une fois avant ma conversion et, à dire vrai, il a été le pire des trois et pourtant, entre notre première rencontre et notre mariage, on avait attendu un an ! Durant cette année, nous faisions la navette en Montréal et Québec aux deux semaines jusqu’à ce que je déménage définitivement avec lui à la fin de mon stage en C.P.E.. Sans rentrer dans les détails, j’ai failli refuser de me marier avec lui devant l’hôtel, car ma petite voix me disait non. Je ne l’ai pas écouté.

Lorsque je me suis mariée la deuxième fois, il y a eu six mois entre les deux mais plus ou moins trois semaines où l’on se fréquentait assidûment.  Même si celui-là n’a duré qu’un an et demi, je savais que cet homme était celui de ma vie. Et il est encore, deux ans et demi après son décès. Au moment de sa maladie, avoir pu lui donner ma vie, je l’aurais fait volontiers. Pour moi, il était hors de question qu’il meurt. Il n’avait que 33 ans et il était toute ma vie. Je vous en parle et j’ai les larmes aux yeux.

Celui que je suis actuellement, une semaine entre les deux a été nécessaire pour qu’on décide à se marier. Mais je regrette de n’avoir pas pris plus de temps. Il y a des choses qu’on n’a pas eu le temps d’aborder et cela a eu un impact sur notre début de relation ou sur la décision de se marier. Il y a des choses qui se sont dites et qui ne voulaient pas forcément dire la même chose pour l’un et pour l’autre, comme le fait d’être minimaliste, mais d’entrer dans un appartement complètement bordélique et étouffant parce qu’il y a trop de choses dans les pièces.

Par contre, pour avoir vécu différents types de mariages, chrétien dans le premier cas et musulman dans les deux autres, j’apprécie grandement le mariage musulman que l’on peut vivre au Québec. Je ne parle pas du mariage traditionnel musulman, où la femme doit se changer de robe plusieurs fois durant la soirée. Honnêtement, le seul mariage traditionnel auquel j’ai assisté, j’étais tellement gênée pour la mariée, car ce que je constatais, c’est que les femmes présentes étaient que pour parler et manger gratuitement… Personne ne s’est occupé de la prière ni de la principale intéressée. Du côté des hommes, mon mari m’a dit que c’était similaire, il a été le seul à prier, personne ne s’était joint à lui. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas assisté à un mariage traditionnel en Algérie, alors il a été extrêmement déçu, principalement parce que la moitié des invités étaient de sa famille. Quand on en a parlé avec sa mère du mariage, le lendemain, elle défendait le fait que le mariage et le social passaient avant la prière, alors qu’avant, selon mon mari, ce n’était pas comme ça.

Une grande différence entre un mariage au pays d’origine et un mariage lorsqu’on est immigrant/converti, est le fait que la famille ne soit pas trop présente. Les deux mariages que j’ai eus avec des musulmans ont eu lieu ici sans la présence d’aucune de nos familles. Avoir été marié dans leur pays avec leurs familles, probablement que cela aurait été différent, mais ici, c’était tout simple. Au moment de la cérémonie, il n’y avait que l’iman et les témoins, au moins deux hommes. S’il y en a plus, tant mieux. Dans le premier cas, il y a eu la réception avec les invités juste après la cérémonie. Le tout s’est déroulé sous une belle grosse neige, ce qui faisait bien rire mon ex qui n’avait jamais cru cela possible dans sa vie. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de neige en Tunisie. Le mariage était bilingue, car mon ex-mari ne parlait pas anglais et que mon arabe est un peu broche à foin.

Le deuxième mariage a été un peu différent dans le sens qu’il s’est déroulé au mois d’août. Exit la neige, la gadoue et les grosses bottes. On a fait ça à la mosquée sans trop que personne le sache vraiment, un peu incognito, mais avec une foule record, car on a fait ça devant tous ceux qui étaient présents à la mosquée… Un peu gênant, car non seulement le mariage s’est fait en arabe exclusivement, les accords avaient été donnés avant la cérémonie en tant que telle. Je me croyais mariée jusqu’au moment où l’iman fait le message après la prière en disant tous les détails que j’aurais préféré ne pas divulguer. Petit choc culturel ici. On a servi des gâteaux et des boissons à tous ceux qui étaient présents. Fait cocasse : cinq minutes avant que je rejoigne l’imam dans son bureau avant la cérémonie, pour signifier mon accord à me marier, je me suis fait proposer le fils d’une dame présente dans la salle des femmes. Encore récemment, je me suis fait proposer un mariage, car la personne ne savait pas que j’étais marié depuis plus d’un an !

Ce qui me fait rire avec les musulmans, c’est soit que tout se sait rapidement ou, au contraire, cela prend une éternité avant de le savoir. Mon premier mariage n’était pas encore fait que je recevais plein d’appels et de messages pour me féliciter. Tout ça parce que j’avais envoyé une invitation qui ne pouvait pas venir et qu’elle avait décidé d’inviter tout le monde le lendemain pour fêter ça… sans notre consentement… La fête a été reportée à plus tard pour cause de nuit de noces. Actuellement, très peu de gens à la mosquée que j’avais l’habitude de fréquenter savent que je suis mariée. À chaque fois, ils sont étonnés ou me proposent, comme je disais plus tôt de me marier avec leur fils. La différence, c’est que je sortais beaucoup plus avec mon ex-mari qu’avec mon mari actuel. Pour l’un, c’était important d’être vue avec sa femme, tandis que l’autre préfère la cacher pour soi-disant la protéger. Pourtant, les deux sont super pratiquants, mais juste pas de la même manière.

D’ailleurs, les mariages musulmans, comme tous mariages religieux ont des variantes. En Algérie, on savait qu’il y en avait un juste aux bruits de tam-tam qui circulaient un peu partout en ville. Il y en avait tous les jours ou presque ! Et comme j’ai dit plus tôt, les sexes sont séparés. Au Maroc et en Tunisie, les fêtes de mariages sont mixtes. Comme quoi, malgré leurs ressemblances, il y a aussi des différences. Pour les autres pays musulmans, cela diffère aussi en raison des cultures environnantes et des croyances qui peuvent influencer les interprétations et la culture musulmane. Mais reste que les mariages seront toujours une source de festivité amicale ou familiale et une grande source de dépenses.

Si vous fouillez dans vos armoires de cuisines ou votre frigo, je suis certaine que vous allez trouver des aliments qui viennent d’ailleurs. C’est inévitable, car, au Québec, on ne peut pas tout faire pousser ! Hé non ! Quoiqu’on n’a rien à envier aux autres non plus. Voici donc une liste d’aliments, ou de ses dérivés, qui peuvent se trouver dans votre cuisine. Vous êtes prêts?

Le fruit du dragon ou Pitaya

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Le pitaya ou le fruit du dragon

J’avoue que j’ai dû faire un appel à tous sur Facebook pour ce fruit, car mon mari l’a acheté quelques fois sans trop savoir qu’est-ce que c’était. Mais bon, ça nous a permis d’apprendre sur ce fruit originaire de l’Amérique latine. D’ailleurs, les Français l’ont même importé au Viêt Nam dans les années 1800. À cette époque, c’était réservé à la famille royale, mais est maintenant apprécié dans toute l’Asie. Au fait, les latinos l’appellent Pitaya, qui signifient « fruit écailleux » en amérindien. Les Vietnamiens, eux, l’appellent, fruit du dragon. On peut donc voir l’histoire des pays où ces fruits poussent.

De plus, l’arbre en tant que tel peut-être considéré comme ornemental en raison de ses fleurs. En fait, il s’agit d’un fruit qui pousse sur les cactus. Selon Wikipédia, il en existe trois variantes, qui ont chacune leur propre goût :

Par contre, il faut le manger rapidement, car sa chaire est fragile. Étant donné qu’il s’agit d’un fruit d’été, on peut le trouver toute l’année !

Les sushis

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Les sushi Crédit photo : Geneviève Evrell Sushi à la maison

Qui n’a pas mangé au moins une fois des sushis une fois dans sa vie ? Originaire du Japon, ce met traditionnel est fait à base de riz et de fruits mer ou de poisson cru. Il existe des variantes végétariennes pour ceux qui n’aiment pas le poisson cru. Maintenant que les cultures alimentaires voyagent facilement, les sushis s’adaptent selon la culture du pays. En dehors du Japon, très peu de pays respectent les règles de l’art de la fabrication du sushi. La raison est simple, tout dépend des ingrédients que l’on peut trouver sur les étals. Culturellement, au Japon, il existe des journées spécifiques où le sushi est à l’honneur comme la « fête des poupées » consacrée aux petites filles et aux fêtes du Nouvel An.

Les olives

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Des olives

Les olives !!! Elles sont originaires surtout de pays autour de la méditerranée : de l’Espagne au Maroc en passant par toute l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord. Il y en a de toutes les couleurs et le goût différent d’une espèce à l’autre. L’olive est un fruit passe-partout. On peut les manger comme tel ou transformée. L’huile d’olive est probablement le plus connu des produits dérivés et on peut la mettre partout. Non seulement on peut la manger, mais l’utiliser comme hydratant naturel, du moins, certaines cultures le font aisément. Mais aussi, il y a tellement de recettes simples, rapides et intéressantes à faire avec. Vous connaissez la tapenade? Essayez cette recette. Vous pourrez ainsi agrémenter vos sandwichs et vos pizzas. Il y a aussi les pains, les pâtes, volaille et salades de toutes sortes où l’on peut mettre des olives entières ou simplement de l’huile pour rehausser le goût. Je crois que chaque pays où l’olive est cultivée a ses recettes qui y sont liées. En passant, la pire huile d’olive que j’ai goûtée est celle d’Algérie. Elle est tellement salée. Je ne la conseille pas à personne. Je préfère celles qui viennent d’Italie ou d’Espagne.

Les agrumes

 

À droite: limonade maison et citrons. À gauche, une orangeraie: en Algérie, octobre 2016

Incontournables fruits avec les oranges et les clémentines en hiver et les citrons l’été en limonade. Qui dit agrumes, dit chaleurs. Pour ce qui est des oranges, on pense automatiquement à la Floride. Pourtant il en pousse aussi en Afrique. J’ai vu mes premières orangeraies en Algérie et elles sont gigantesques. Par contre, je n’en ai pas vu aux arbres, car ce n’était pas la saison. Par contre, j’ai vu des pommes grenade, des figues, des dates et des bananes… Et les dates fraîchement cueillies, c’est succulent… Mais bon, je m’écarte un peu du sujet. Je suis sûre et certaine que dès que vous avez lu le mot clémentine, vous avez pensé au Maroc et que vous vous êtes vu en manger un peu avant la période des fêtes, car c’est la saison idéale pour le faire.

Ce que j’aime surtout, c’est les citrons. On peut facilement les incorporer dans tellement de recettes. Je fais mariner mon poulet dans du citron, du miel et de l’ail. C’est vraiment bon. Je fais mes vinaigrettes maison avec du citron aussi. C’est tellement rafraîchissant! Ce que j’aime le plus avec le citron, c’est les limonades maison. Personnellement, je mets, pour un litre d’eau, un citron et une cuillère à soupe de miel. Si le citron est vraiment petit, j’en mets un peu plus. Je laisse reposer au frigo avant de consommer.

Les avocats

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Des avocats…

Les avocats! Quoi de mieux qu’un bon guacamole avec ses nachos ! Je préfère ça à la salsa, car un peu moins salaud quand on est malhabile comme moi. Mais c’est inévitable, qui dit avocat, dit fraîcheur, si on les consomme au bon moment. Sinon, on le sait tous, les avocats pourrissent vraiment très vite une fois qu’on les acheté. Mettons qu’il vaut mieux les consommer immédiatement quand on les achète ou les prendre encore très fermes si on veut les consommer plus tard. De toute manière, vous allez être d’accord avec moi, le vert éclatant de l’avocat n’est pas mal plus attrayant que le vert bruni qui apparaît au bout de quelques jours.

Je suis sûre que vous avez pensé au Mexique lorsque vous avez vu le terme avocat.  En effet, il en est le plus gros producteur et importateur. Donc, très facile de faire l’association. Il en existe de nombreuses variétés et en faire la liste serait un peu long, mais en faisant une recherche sur internet, vous en trouverez la liste complète. Outre le guacamole, l’avocat se marie avec presque tout et se cuisine souvent avec simplicité. On a qu’à penser à la recette de Ricardo pour le prouver. Perso, j’aime bien l’avocat en salade avec du thon, des tomates, oignon et huile d’olive.

Pourquoi avoir parlé de ces aliments sur un blogue qui parle d’identité ? Parce que la nourriture nous fait voyager d’une différente façon. Et que tout paye à ses clichés alimentaires ou ses mets typiques. Ici, on a la poutine, en France, c’est le vin et ailleurs c’est autre chose. Souvent, on n’a pas à sortir de Montréal pour se gaver de poulet au beurre au dîner et d’un plat de pâtes pour souper. Souvent, quand on est à l’extérieur, c’est aliment peuvent nous être utile pour faire une connexion avec un inconnu. Il n’y a rien de plus rassembleur qu’une bonne bouffe… Et c’est là que les langues se délient le plus et qu’il est possible d’avoir une bonne discussion entre des amis ou des inconnus

Depuis 1980, le 27 septembre est la journée mondiale du Tourisme. Cette année, le thème est Voyager, Apprécier, Respecter et une journée de conférences sur le sujet a lieu au Qatar. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, au moment le 27 septembre a été décrété comme journée mondiale, il a été dit que « le tourisme peut contribuer au développement durable de ses trois dimensions – économique, sociale et environnementale – et à la réalisation de chacun des 17 Objectifs de développement durable. » En 2017, l’ONU souhaite sensibiliser les voyageurs au tourisme durable.

Ce qui m’intéresse dans le thème de cette année, c’est qu’il y a l’aspect social. C’est un point que beaucoup de voyageurs préconisent de plus en plus. Pourquoi ? Parce que l’être humain a une place importante en voyage. Souvent, lors que l’on voyage, on est en interaction avec ces derniers. Surtout lorsque l’on sort des sentiers battus. Tout backpaker vous le dira ! Et les chiffres vous le diront, entre 2015 et 2030 augmenteront de 614 millions d’arrivées en ce qui concerne les tourismes internationaux. Ce qui n’est pas une mince affaire et cela prouve que les gens se déplaceront de plus en plus dans les prochaines années.

Ce que j’aime de cette journée, qu’elle encourage le développement durable. Dans les 17 objectifs fixés par l’ONU, bien qu’ils touchent tous les humains, d’une manière ou d’une autre, il y en a quelques-uns qui sont plus spécifiques au social. On peut y trouver la santé, l’éducation, l’égalité des sexes, les inégalités sociales et la paix, justice et institution. Les autres touchent, comme mentionnés plus haut, l’économie et l’environnement, mais l’aspect social par ricochet. Bien que l’on ne voyage pas, en premier lieu, pour ces objectifs, on le fait surtout par intérêt pour le pays que l’on visite. On voyage parce qu’il y a un aspect identitaire qui nous intéresse, souvent pour une raison culturelle : cuisine, art, mode, les gens, l’architecture, etc. La découverte ou l’aventure nous guident dans nos choix. Et nos choix évoluent selon nos intérêts, mais restent qu’à la base, notre choix de destination se fait principalement pour une raison identitaire. La question est autre lorsqu’il s’agit de migrations comme le cas des réfugiés, mais il ne s’agit pas du sujet du présent texte.

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Dans les objectifs sociaux du Développement durable, voici ce qui en retourne exactement.

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Le but est de s’assurer que, qu’importe l’âge des gens, des moyens sont présents pour une vie saine et un meilleur bien-être. On note des progrès dans certains domaines comme les maladies infantiles et maternelles et l’accès à l’eau. Les maladies plus généralistes (VIH/Sida, tuberculose, paludisme, etc.) sont aussi en voit de réduction. Pourquoi, la santé est-elle importante dans la question identitaire d’un pays? Si le peuple est malade et meurt faute de soin, forcément, il y a un impact, non seulement sur l’économie du pays, mais aussi sur l’éducation et la culture. Car, au bout du compte, la main-d’œuvre manque à un certain moment.

Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

L’éducation est ce qui permet à un peu, un avenir meilleur. Actuellement, 57 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à la scolarité. Dans les zones de conflits, on estime qu’il y a environ 50% des enfants qui ne vont pas à l’école. Il y a beaucoup de progrès notamment lorsque l’on parle de l’accès à l’école des filles, où dans certains pays, l’éducation des garçons est prioritaire du fait, qu’à long terme, ils sont les pourvoyeurs. Pourtant, lorsqu’on regarde le mode de vie de certains peuples, malgré le fait que les femmes restent à la maison, elles font vivre la famille au complet par le savoir-faire.

Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Ce point est intimement lié à plusieurs objectifs du programme de développement durable. L’éducation des filles fait en sorte que la parité des genres se fera à plus ou moins long terme. Il y a déjà eu du progrès au niveau de l’éducation primaire, mais il en reste encore beaucoup à faire les femmes sont souvent les premières victimes de violences et de discriminations de toutes sortes, qu’importe l’endroit dans le monde. De plus, l’égalité des sexes permet entre autres, la pacification de la société, mais aussi de l’humanité.

Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre

Au niveau des inégalités au niveau international, il y a un progrès qui est remarqué. Par contre, au sein d’un même pays, les inégalités sont encore très présentes. On a qu’à penser aux histoires de castes dans les pays où l’hindouisme est pratiqué en est la preuve. Malheureusement, c’est le cas aussi dans plusieurs pays. Pour la réduction des inégalités, l’ONU recommande d’avoir recours aux politiques plus universelles et qui favorisent les gens qui marginalisés, donc désavantagés comparé au reste de la société. Il y a un certain seuil qu’il ne faut pas franchir, en excluant certaines populations de la construction identitaire nationale, cela a un impact sur la construction identitaire des gens qui la composent.

Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous

Cet objectif fait directement la promotion de la paix, en favorisant le pacifisme et l’inclusion des gens dans leurs sociétés par l’accès non seulement à la justice, mais à des institutions responsables qui aideront les populations qui requièrent leur attention. On le sait, la corruption est très présente dans la grande majorité des pays, mais elle est plus visible dans les pays en voie de développement. Pour donner une idée, tout ce qui touche la corruption, la fraude, le vol et l’évasion fiscale coûtent extrêmement cher aux pays en développement. La somme estime tourne autour de 1,26 trillion (aucune idée du nombre de zéros nécessaire, mais c’est au moins 12) de dollars qui sont volés à des populations vivant avec moins 1,25 par jour. La redistribution de ce montant leur permettrait de vivre décemment pendant un minimum de six ans.

On ne pense pas toujours aux répercussions des voyages que l’on fait. Pour ceux qui souhaitent faire du tourisme équitable ou favorisant les objectifs de développement durable de l’ONU, je vous invite à faire vos recherches. J’avoue que ce n’est pas forcément le genre de tourisme qui est privilégié par tout le monde, mais personnellement, j’aime beaucoup mieux voyager en permettant aux autres de s’améliorer que de rester passif en regardant le paysage. Il existe de nombreux organismes qui peuvent vous aider à le faire selon vos intérêts.

Si vous fouillez dans vos armoires de cuisines ou votre frigo, je suis certaine que vous allez trouver des aliments qui viennent d’ailleurs. C’est inévitable, car, au Québec, on ne peut pas tout faire pousser ! Hé non ! Quoiqu’on n’a rien à envier aux autres non plus. Voici donc une liste d’aliments, ou de ses dérivés, qui peuvent se trouver dans votre cuisine. Vous êtes prêts?

Le fruit du dragon ou Pitaya

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Le pitaya ou le fruit du dragon

J’avoue que j’ai dû faire un appel à tous sur Facebook pour ce fruit, car mon mari l’a acheté quelques fois sans trop savoir qu’est-ce que c’était. Mais bon, ça nous a permis d’apprendre sur ce fruit originaire de l’Amérique latine. D’ailleurs, les Français l’ont même importé au Viêt Nam dans les années 1800. À cette époque, c’était réservé à la famille royale, mais est maintenant apprécié dans toute l’Asie. Au fait, les latinos l’appellent Pitaya, qui signifient « fruit écailleux » en amérindien. Les Vietnamiens, eux, l’appellent, fruit du dragon. On peut donc voir l’histoire des pays où ces fruits poussent.

De plus, l’arbre en tant que tel peut-être considéré comme ornemental en raison de ses fleurs. En fait, il s’agit d’un fruit qui pousse sur les cactus. Selon Wikipédia, il en existe trois variantes, qui ont chacune leur propre goût :

Par contre, il faut le manger rapidement, car sa chaire est fragile. Étant donné qu’il s’agit d’un fruit d’été, on peut le trouver toute l’année !

Les sushis

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Les sushi Crédit photo : Geneviève Evrell Sushi à la maison

Qui n’a pas mangé au moins une fois des sushis une fois dans sa vie ? Originaire du Japon, ce met traditionnel est fait à base de riz et de fruits mer ou de poisson cru. Il existe des variantes végétariennes pour ceux qui n’aiment pas le poisson cru. Maintenant que les cultures alimentaires voyagent facilement, les sushis s’adaptent selon la culture du pays. En dehors du Japon, très peu de pays respectent les règles de l’art de la fabrication du sushi. La raison est simple, tout dépend des ingrédients que l’on peut trouver sur les étals. Culturellement, au Japon, il existe des journées spécifiques où le sushi est à l’honneur comme la « fête des poupées » consacrée aux petites filles et aux fêtes du Nouvel An.

Les olives

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Des olives

Les olives !!! Elles sont originaires surtout de pays autour de la méditerranée : de l’Espagne au Maroc en passant par toute l’Europe, l’Asie et l’Afrique du Nord. Il y en a de toutes les couleurs et le goût différent d’une espèce à l’autre. L’olive est un fruit passe-partout. On peut les manger comme tel ou transformée. L’huile d’olive est probablement le plus connu des produits dérivés et on peut la mettre partout. Non seulement on peut la manger, mais l’utiliser comme hydratant naturel, du moins, certaines cultures le font aisément. Mais aussi, il y a tellement de recettes simples, rapides et intéressantes à faire avec. Vous connaissez la tapenade? Essayez cette recette. Vous pourrez ainsi agrémenter vos sandwichs et vos pizzas. Il y a aussi les pains, les pâtes, volaille et salades de toutes sortes où l’on peut mettre des olives entières ou simplement de l’huile pour rehausser le goût. Je crois que chaque pays où l’olive est cultivée a ses recettes qui y sont liées. En passant, la pire huile d’olive que j’ai goûtée est celle d’Algérie. Elle est tellement salée. Je ne la conseille pas à personne. Je préfère celles qui viennent d’Italie ou d’Espagne.

Les agrumes

À droite: limonade maison et citrons. À gauche, une orangeraie: en Algérie, octobre 2016

Incontournables fruits avec les oranges et les clémentines en hiver et les citrons l’été en limonade. Qui dit agrumes, dit chaleurs. Pour ce qui est des oranges, on pense automatiquement à la Floride. Pourtant il en pousse aussi en Afrique. J’ai vu mes premières orangeraies en Algérie et elles sont gigantesques. Par contre, je n’en ai pas vu aux arbres, car ce n’était pas la saison. Par contre, j’ai vu des pommes grenade, des figues, des dates et des bananes… Et les dates fraîchement cueillies, c’est succulent… Mais bon, je m’écarte un peu du sujet. Je suis sûre et certaine que dès que vous avez lu le mot clémentine, vous avez pensé au Maroc et que vous vous êtes vu en manger un peu avant la période des fêtes, car c’est la saison idéale pour le faire.

Ce que j’aime surtout, c’est les citrons. On peut facilement les incorporer dans tellement de recettes. Je fais mariner mon poulet dans du citron, du miel et de l’ail. C’est vraiment bon. Je fais mes vinaigrettes maison avec du citron aussi. C’est tellement rafraîchissant! Ce que j’aime le plus avec le citron, c’est les limonades maison. Personnellement, je mets, pour un litre d’eau, un citron et une cuillère à soupe de miel. Si le citron est vraiment petit, j’en mets un peu plus. Je laisse reposer au frigo avant de consommer.

Les avocats

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Des avocats…

Les avocats! Quoi de mieux qu’un bon guacamole avec ses nachos ! Je préfère ça à la salsa, car un peu moins salaud quand on est malhabile comme moi. Mais c’est inévitable, qui dit avocat, dit fraîcheur, si on les consomme au bon moment. Sinon, on le sait tous, les avocats pourrissent vraiment très vite une fois qu’on les acheté. Mettons qu’il vaut mieux les consommer immédiatement quand on les achète ou les prendre encore très fermes si on veut les consommer plus tard. De toute manière, vous allez être d’accord avec moi, le vert éclatant de l’avocat n’est pas mal plus attrayant que le vert bruni qui apparaît au bout de quelques jours.

Je suis sûre que vous avez pensé au Mexique lorsque vous avez vu le terme avocat.  En effet, il en est le plus gros producteur et importateur. Donc, très facile de faire l’association. Il en existe de nombreuses variétés et en faire la liste serait un peu long, mais en faisant une recherche sur internet, vous en trouverez la liste complète. Outre le guacamole, l’avocat se marie avec presque tout et se cuisine souvent avec simplicité. On a qu’à penser à la recette de Ricardo pour le prouver. Perso, j’aime bien l’avocat en salade avec du thon, des tomates, oignon et huile d’olive.

Pourquoi avoir parlé de ces aliments sur un blogue qui parle d’identité ? Parce que la nourriture nous fait voyager d’une différente façon. Et que tout paye à ses clichés alimentaires ou ses mets typiques. Ici, on a la poutine, en France, c’est le vin et ailleurs c’est autre chose. Souvent, on n’a pas à sortir de Montréal pour se gaver de poulet au beurre au dîner et d’un plat de pâtes pour souper. Souvent, quand on est à l’extérieur, c’est aliment peuvent nous être utile pour faire une connexion avec un inconnu. Il n’y a rien de plus rassembleur qu’une bonne bouffe… Et c’est là que les langues se délient le plus et qu’il est possible d’avoir une bonne discussion entre des amis ou des inconnus

Aujourd’hui, le 21 septembre, c’est la journée internationale de la paix. Est-ce que la situation actuelle dans le monde le prouve ? Non, pas vraiment ! Au contraire, au nombre de conflits armés qui existent en ce moment, je ne crois pas qu’il y ait une trêve pour la journée. Cette journée est née de l’initiative de l’ONU et a été votée en 1981. Le thème de cette année est « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ».

En quoi la journée internationale de la paix a rapport avec l’identité ? La raison est simple et je le répète souvent, la construction identitaire se fait selon l’environnement où la personne grandit et évolue. Grandir dans un milieu de guerre, comme en Syrie ou de génocide comme en Birmanie, n’est pas un contexte idéal pour se construire. Je vous rappelle en passant que la Présidente actuelle de la Birmanie a remporté le prix Nobel de la Paix en 1991. Actuellement, son peuple fait des ravages envers la minorité musulmane (Rohingya) qui exile dans les pays voisins. Leur situation a des similitudes avec les Syriens.

Toute personne ayant grandi dans un contexte de guerre pourra vous dire que cela marque à jamais. Certains s’en sortent mieux que d’autres, en raison de la résilience, mais ils restent tous avec un traumatisme qui est présent en tout temps. Lorsqu’on met les pieds dans un pays qui a connu ce type d’atrocités et que les gens nous racontent ce qui s’est passé sur le coin de la rue où l’on se situe, on s’aperçoit que la vie ne tient qu’à un fils.

Pour comprendre l’importance de cette journée et de l’impact de la guerre sur la vie de jeunes, voici une vidéo trouvée sur le site de l’ONU. Une deuxième s’y trouve.

Pour faire suite au livre sur la Déclaration des droits de l’humanité, j’ai trouvé, chez le même éditeur (Chêne pour ne pas le nommer) La Déclaration des droits des femmes illustrée par un collectif d’artistes.

Dans ce livre, il y a en fait deux déclarations qui touchent les femmes. La première est la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination envers les femmes. Cette Déclaration a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 7 novembre 1967. Le but de ce texte est d’abolir les préjugés et discriminations des femmes vis-à-vis l’homme. On y parle d’éducation et de droits. On parle d’éducation des filles, mais aussi de façon plus générale, comme sa famille ou la société dans laquelle elles grandissent. Et quoi de mieux que de parler des droits des femmes pour le maintien de la famille. Cela implique le choix du mari et l’âge légal, la puberté, du mariage. Oui, une fois que les premières règles sont passées, une femme peut se marier, qu’importe l’âge. Je suis d’accord avec le fait qu’à 12 ans, en occident, c’est trop jeune. Perso, à cet âge-là, je n’avais pas la maturité affective pour me marier… Mais dans d’autres cultures, civilisations, c’est peut-être la meilleure solution, si cela permet un meilleur avenir à la fille et qu’elle est consentante et non pas forcée à le faire ! Et il faut se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, le mariage des mineur(e)s se faisait couramment, même au Québec. J’ai des exemples récents (1re moitié du 20e siècle) dans mon propre arbre généalogique. En tout et pour tout, il y a 11 articles qui ont trait à la discrimination des femmes.

La deuxième Déclaration est celle des droits de la femme et de la citoyenne. Elle a été initiée par Olympe de Gouges, féministe française, en 1791, soit quelques années après la Déclaration des droits de l’homme.

« L’objectif de cette déclaration est d’exiger la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes auprès de l’Assemblée nationale et de dénoncer le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité. »

                                               Source : La toupie

Mais malheureusement, cette Déclaration ne fut pas retenue par la Convention.

Ce qui est bien avec ce livre, c’est que chaque article des deux déclarations est non seulement illustre, mais que des extraits de livres ou de discours viennent en soutien. Le but étant probablement de démontrer l’importance de l’article en question.

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Il va de soi, pour moi, qu’il s’agit de deux déclarations importantes, car il ne faut pas oublier que la femme représente, à elle seule, toute la société. Si elle n’est pas éduquée et ne peut pas avoir les droits associés à son statut, forcément, il y aura, dans un futur proche, un déséquilibre qui peut nuire aux générations futures. Il faut donc dire un gros merci aux femmes qui se sont battues et qui font qu’aujourd’hui, de plus en plus de femmes prennent la parole pour faire avancer les choses.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, il y a des attitudes et des comportements qui me font titiller un peu. Je ne sais pas ce qui vous bloque en tant que tel, mais personnellement quelqu’un qui communique mal, ça m’énerve royalement. Mais selon l’éducation que l’on reçoit ou notre personnalité, notre manière d’interagir et de communiquer peut-être influencée nos interactions avec autrui. Mais encore là, selon notre culture, un comportement peut sembler inopportun pour l’un, mais pas forcément pour l’autre.

Il y a des gens qui sont aptes à la communication. Ils ont un tempérament sociable et vont vers les autres aisément, sans trop de difficultés. Ces personnes ont un pouvoir d’attraction, nous allons facilement vers ces personnes, si notre personnalité est compatible. Mais est-ce que cela signifie qu’elles sont capables d’écouter les autres et d’être claire dans leurs demandes.

La communication peut être difficile pour entre personne de même culture et de même langue. Lorsque l’on parle une autre langue, forcément la manière de penser et de s’exprimer est différente en raison du fait que l’on a été habitué à s’exprimer dans une première langue. Nombre d’anglophones qui massacrent le féminin et le masculin ! Ou nombre de personnes qui croient dire quelque chose de pertinent et qui déforment le mot au point de nous faire éclater de rire. Ok ! ça peut aussi arriver même quand il s’agit de notre langue maternelle et qu’on est sûr et certain d’avoir la bonne sonorité. Un peu comme l’exemple que j’ai donné avec mon top 5 de la semaine dernière lorsque je parlais de conversations étranges lorsque l’on est en contexte multiculturel.

Dans ces cas, le mieux à faire, c’est de faciliter la communication dans laquelle on se trouve. Tout dépend du contexte, évidemment. Mais à la base, il faut de l’empathie, une attitude calme, du respect et bien d’autres qualités qui sont nécessaires lorsque l’on communique. On le fait quotidiennement, quand même. Il faut donc faire attention à la façon de procéder. Si l’on prend l’écoute : il ne faut écouter que pour faire plaisir à l’autre. Il faut lui porter attention, comprendre ce qu’il dit, poser des questions, mais aussi observer le non verbal. Quelqu’un peut dire oui à quelque chose, juste pour ne pas se sentir rejeté, mais dans le fond, elle ne veut pas le faire. Et même, parfois, on pose des questions et on nous donne une fausse piste.

Il faut aussi faire attention à ne pas être trop dans le négatif. On peut être spontané ou critique, mais, au point de blesser l’autre? Jamais. Qui d’entre nous va aller d’emblée vers quelqu’un qui nous diminue constamment. Au contraire, on a plutôt tendance à l’éviter qu’à devenir les meilleurs amis du monde. Mais des gens ne sachant pas communiquer en raison d’une attitude qui ne favorise pas l’échange, ça existe. Malheureusement, il faut aussi travailler avec eux et trouver la meilleure solution possible pour que la discussion soit à l’avantage de tous !

La communication passe beaucoup par notre identité. Nos choix de mots et notre attitude sont influencés par notre culture et nos valeurs personnelles. Mais, ce qui ressort souvent, lorsque l’on communique, c’est le côté humain des gens. On le sent qu’il y a une connexion avec ces personnes et qu’il est plus facile d’entrer en relation. Pour d’autres, les bottines doivent suivre les babines, comme on dit. En fait, dans la communication, les actes sont aussi importants que la parole, mais l’un ne va pas sans l’autre!

Hé oui! Il existe une journée pour la liberté d’instruction. Ici, en occident, ça va de soi! La grande majorité de nous, l’école veillait à notre éducation scolaire. Cela allait de soi! C’est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans au Québec, à moins d’exception. Le site d’Éducaloi l’explique assez bien, d’ailleurs, dans un langage adapté aux ados. L’obligation ne réside pas dans le fait de fréquenter l’école, mais d’avoir une éducation liée aux exigences du Ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur du Québec.  C’est une notion assez importante!

En fait, selon l’article 26.3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme,

Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

En suivant cet article, cela signifie que le parent peut choisir le type d’enseignement de son enfant : école alternative, privée, publique, à la maison. Du moment que l’enfant reçoit une éducation similaire à celle de l’école. L’école traditionnelle peut être bénéfique pour une clientèle spécifique, mais n’est pas faite pour tout le monde.

Oui, l’école permet la socialisation des jeunes, mais certains jeunes ont des difficultés scolaires ou subissent des injustices au niveau sociales. On s’entend que le fait de subir de l’intimidation ou des échecs à répétition est bénéfique à un enfant. Au contraire, il y a quelque chose de destructif dans tout ça. En ayant qu’un seul type d’éducation, on pénalise ceux qui sont différents des autres, mais qui peuvent apporter tout autant à la société. Comme la citation que l’on voit souvent passer sur les réseaux sociaux et qui est attribuée à Albert Einstein,

citation Albert Einstein

Source : http://conscience-du-peuple.blogspot.ca/2017/05/vous-connaissez-la-citation-dalbert.html

Comme vous constatez, ici on parle du choix des parents en matière de lieu d’instruction pour leurs enfants. Pas du fait qu’ils privilégient l’éducation des garçons à celui des filles. Il n’y a pas de doutes là-dessus, tout le monde a le droit à l’éducation, qu’importe le sexe et le milieu dans lequel il grandit. La Déclaration universelle des droits de l’homme le dit au premier point de l’article 26.

Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

De plus au point deux, on peut lire ceci.

L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

Donc, il n’y a aucune excuse pour ne pas éduquer les enfants d’une quelconque manière. Un bel exemple en la matière est Malala Yousafzai, la militante pakistanaise qui a dénoncé les talibans et leur interdiction à l’éducation scolaire des filles. En résumé, si l’on se fit à l’article 26 de la Déclaration, nous avons tous droit à l’éducation et au choix du lieu d’étude que l’on juge préférables pour soi ou notre enfant. Il s’agit surtout d’une question de culture, car souvent, la survie de la famille passe avant l’éducation des enfants. Mais, là, il s’agit d’un autre débat!!!

Je parle souvent sur le blogue de construction identitaire, mais je n’ai jamais vraiment donné de définition jusqu’à présent. C’est ce que je fais, brièvement, aujourd’hui. Je ne vous cacherais pas qu’en même temps, je révise mes notes qui ont un lien avec le cours que j’ai eu cet hiver sur le sujet.

Comme je l’ai dit à quelques reprises, la construction de l’identité se fait avec la rencontre de l’environnement qui nous entoure. C’est quelque chose qui est acquis, car notre cheminement se fait différemment selon l’endroit où l’on est éduqué. Elle n’est pas innée du fait qu’elle nécessite un apprentissage perpétuel selon l’endroit où l’on se trouve. Ce n’est pas comme quand l’estomac nous gargouille et qu’on se dit que c’est le signal pour aller s’acheter de quoi manger. Mais, si l’on cherche une définition exacte et précise, c’est un peu difficile. Par contre, deux domaines d’études sont plus dominants dans la définition de l’identité. Il y a la psychologie, avec Erickson et Freud, et la sociologie qui définit 2 types d’identité, une qui est personnelle et l’autre sociale. En gros, pour la socio, on n’existe pas sans les autres. Mais, en résumé, l’identité est ce qui nous représente et qui fait de nous quelqu’un de différent des autres. C’est ce qui fait que l’on se questionne constamment à la suite de la rencontre des autres.

Selon Edward Hill, l’environnement dans lequel on évolue est défini par beaucoup d’aspects. On peut le comparer à un iceberg. Il y a une partie qui est visible, tangible, ce qui est conscient. L’autre partie est invisible, elle fait partie de l’inconscient. En fait, on peut dire que l’aspect conscient de l’environnement constructif est tout ce qui touche le comportement, nos choix culinaires ou vestimentaires. L’inconscient fait surtout référence à nos valeurs ou à notre vision du monde. Dans ces aspects, on peut retrouver plusieurs points qui sont interreliés. Une toile d’araignée en quelque sorte.

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Un autre facteur important est le type de société dans laquelle l’individu se construit. Dans une société individualiste, comme en occident, la construction de l’identité ne se fait pas de la même façon que dans une société basée sur la collectivité, comme en Afrique ou en Asie. J’ai pu le constaté lorsque j’ai été en Algérie, la notion d’intimité n’existe tout simplement pas ou presque. Si tu as le malheur de ne pas barrer ta porte, il y a de fortes chances que quelqu’un, qu’importe qui ça peut être, entre sans frapper. Je ne vous cacherais pas que c’est assez malaisant dans certaines situations ou dérangeant dans d’autres.

Dans un autre article, je vous parlerais de la construction identitaire en contexte de migration. Forcément, cela laisse des traces, mais elles sont différentes selon l’âge auquel on arrive.

À bientôt pour la suite…

Et oui, premier top 5. Les lundis au deux semaines, il y a aura une liste 5 aspects lié à la diversité… Aujourd’hui, 5 points qui prouve qu’on a une vie multiculturelle…

  1. On a parfois des conversations vraiment étranges

Oui, on a parfois des conversations qui n’ont ni queue ni tête. Parce que dans la majorité des couples, par exemple, il y en a un des deux qui sacrifie sa langue maternelle pour celle de l’autre. Parfois, ce sont les deux qui font des concessions et trouvent une langue commune. Ce qui fait des quiproquos assez intéressants. J’ai déjà eu comme sujets de conversation une attaque de bobettes ! Oui, oui, de sous-vêtements ! Mais dans sa tête, la personne voulait dire bibittes. Le français n’était pas sa première langue, elle incitait vraiment sur le mot « bobettes ». Il a fallu que je la questionne pour être sûre de comprendre, parce que malgré tout, la conversation avait un sens quand même assez réel.

  1. On mélange plusieurs langues dans une même phrase ou on associe la mauvaise langue à la mauvaise personne

Oui, lorsque l’on maîtrise plusieurs langues il arrive, dans certains contextes, de mélanger les langues. Parfois involontairement. J’ai déjà parlé en arabe à ma mère par réflexe. Le regard qu’elle m’a lancé voulait tout dire. Je me suis repris et j’ai traduit ce que je voulais dire. Je me fais moi-même parler en arabe fréquemment alors que je ne maîtrise que la base de la langue. Et lorsque je demande une traduction, je me fais sermonner de ne pas parler arabe.

  1. On a des vêtements traditionnels qui viennent d’un peu partout dans le monde

Ici, je ne parle pas du Made in China! Je ne sais pas si c’est le cas de tout le monde, mais personnellement, j’ai beaucoup des vêtements qui viennent d’Afrique. Foulard, jilbab, babouches, name it! Quand les gens me voient avec des vêtements qui viennent de leur pays d’origine, il y a une possibilité de relation qui s’installe. Même si c’est qu’une conversation de quelques minutes. Assurément, cela met le sourire aux visages de ces gens.

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Un échantillon de ce que j’ai à la maison!!!

  1. On fait des recettes qui mixent plusieurs cultures

Le fait de fréquenter des gens issus de différentes cultures permet de transformer certaines recettes. Un endroit où la créativité est permise, c’est bien dans la cuisine. Mon ex-belle-mère nous avait rendu visite, il y a quelques années, et elle tenait absolument à faire son couscous du vendredi. On avait tous les ingrédients, mais pas de mouton. On a compensé avec l’orignal qu’on avait dans le frigo. Je peux vous dire qu’elle était vraiment contente de son exploit, car en Tunisie, il y a très peu d’orignal, donc, cette variante n’existe pas vraiment.

  1. On fréquente des commerces que l’on ne croyait jamais fréquenter.

En étant entourée de gens qui sont de différentes cultures, il va de soi que l’on fréquente des lieux que l’on ne croyait jamais aller. Que ce soit un type de restaurant, un salon de coiffure, un commerçant de légumes, etc. On peut aussi s’apercevoir que certains commerces ont aussi une salubrité plus tôt médiocre et qu’il est préférable de s’abstenir d’y aller. Surtout quand le commerçant a une allure un peu louche ou que son étal de fruits est sur le point de rendre l’âme… Mais, ça je vous en remets à votre propre jugement. Il va de soi, que sur ce point, notre sixième sens est notre meilleur ami. Parce que certaines personnes vont encourager un type de commerce pour une raison de communautarisme, mais il est parfois préférable d’éviter et d’aller dans un marché public à la place…

Avez-vous d’autres aspects d’une vie multiculturelle ? J’en ai pris que 5, mais il y en a tellement. Quelles sont les vôtres ?